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Histoire de l'Amérique

En suivant les progrès des découvertes et des Coup d'œil conquêtes des Espagnols pendant plus d'un demi- sur e §ouve^"

* . nement et le

siècle, je suis arrivé à l'époque où leur empire se commerce trouva établi sur presque toutes les régions du Nou- des colonies

1 x D g espagnoles.

veau-Monde qui leur sont encore soumises aujourd'hui. Les suites de leur établissement dans les contrées dont ils sont devenus les maîtres, les maximes qu'ils ont adoptées dans la formation et dans l'administration de leurs nouvelles colonies, l'influence que les progrès successifs de ces colonies ont eue sur la métropole et sur l'état du commerce des nations, sont des objets intéressants qui vont fixer maintenant notre attention.

La première conséquence qu'a eue pour l'Ame- Dépopularique l'établissement des Espagnols est la diminu- ll0,n. de 1A~

y i o merique,

tion aussi étonnante que déplorable du nombre des

anciens habitants du Nouveau-Monde. En faisant

iv. j

observer en différentes occasions les calamités que l'Europe a portées , soit dans les îles , soit dans les autres parties de l'Amérique, j'ai indiqué différentes causes de la destruction rapide des malheureux Indiens. Partout où les habitants de l'Amérique prenaient les armes pour la défense de leur liberté 7 il en périssait un grand nombre dans des combats si inégaux; mais la désolation était plus grande encore quand l'épée était remise dans le fourreau et que les vainqueurs étaient paisibles possesseurs Ses causes de leurs conquêtes. C'est dans les îles et dans les dans les îles provinces du continent qui s'étendent depuis le ques™ parties g°^e c*e *a Trinité jusqu'aux extrémités du Mexidu continent, que que la dépopulation s'est fait d'abord et le plus fortement sentir. Ces contrées étaient toutes occupées soit par des hordes errantes de chasseurs, soit par des tribus qui avaient fait peu de progrès dans les arts de la culture et de l'industrie. Forcés par leurs nouveaux jnaîtres de s'attacher à une résidence fixe et de s'appliquer à un travail régulier au-dessus de leurs forces et exigé avec une extrême sévérité, ils n'avaient ni la vigueur d'esprit ni la force de corps nécessaires pour soutenir le poids de l'oppression; l'abattement et le désespoir en poussaient un grand nombre à mettre fin eux-mêmes à leur vie; il en périssait encore davantage par la fatigue et la famine. La destruction s'étendait ainsi dans ces vastes contrées, et en quelques endroits

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