‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 107 sur 175 · p°ur Ie goû · texte numérisé non relu

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tée. La violence avec laquelle ses privilèges lui vemement de

avaient été enlevés fut oubliée, et de nouvelles es- la Virginie», pérances de succès s'élevèrent, lorsqu'on la vit soumise à une forme de gouvernement exempte des vices auxquels ses désastres étaient attribués. Le roi et la nation concoururent avec une ardeur égale au rétablissement de la colonie. Bientôt après le jugement définitif de la cour du banc du roi contre la compagnie, Jacques créa un conseil de douze personnes chargé de la direction provisoire des affaires en Virginie, pour se donner le temps de projeter pour elle avec réflexion un plan de gouvernement durable2. Enchanté d'avoir une telle occasion d'exercer ses talents comme législateur, il commençait à tourner son attention vers cet objet, lorsque la mort vint l'interrompre dans ce travail \

(1) Chalmers, Annals, p. 69.

(aJRyraer, XVII, 6 1 8, etc.

(3) Les trois actes de Jacques Ier dont Robertson vient de parler se trouvent dans Rynier, XVII, p. 490, 609 et 618. Le premier porte la

2l8 HISTOIRE DE l' AMÉRIQUE.

Marsi6a5. Charles Ier, à son avènement au trône, adopta

Avènement -, . , . , / N ,

de Charles F r. toutes *es maximes de son père, relativement a la

Gouverne- colonie de Virginie. Il la déclara partie de l'empire

ar î- ej. annex^e a }a couronne , et immédiatement sou-

traire de la 7

colonie. mise à son autorité. Il confia le titre de gouverneur à sir Georges Yardely, et le désigna, conjointement avec un conseil de douze personnes, pour aller exercer le pouvoir suprême , leur enjoignant de se conformer dans tous les cas aux instructions que luimême leur enverrait de temps à autre1.

Par la teneur de la commission du roi , aussi bien que d'après l'esprit connu de sa politique , il était manifeste que son intention était de revêtir de tous les pouvoirs du gouvernement tant législatif qu'exécutif, le gouverneur et le conseil , sans y appeler aucuns représentants du peuple, et qu'il se regardait lui-même comme possédant le droit de donner des lois à la colonie, et de lui imposer des taxes. Yardely et son conseil , qui semblent avoir été des instruments très propres à mettre à exécution ce système de gouvernement arbitraire, ne manquèrent pas d'expliquer ainsi la lettre de leur commission , explication la plus favorable à leur propre

date du 9 mai 1623, et est intitulé : De commissione specialifVillielmo Jones militi directa ; le second , qui est du 1 5 juillet 1624 , est intitulé : De commissione Henrico vice-comili Mandevill et aliis; et le troisième enfin est du 26 août 1624 , et a pour titre: De commissione speciali concernenii gubernalionem in Firginiâ. (D. L. R.) ( t) Ryrnei , X-VIU, 72, 3it.

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