LIVRE NEUVIÈME. l
d'entre eux étaient déterminés à s'y établir sur-leehamp ; mais , après avoir réfléchi sur le sort des premiers Anglais qui les avaient devancés en Amérique, ils revinrent d'une résolution formée dans la première chaleur de leur admiration , et Gosnold retourna en Angleterre moins de quatre mois après son départ'.
Ce voyage, peu intéressant au premier aspect, -Ultesheueut pourtant des suites heureuses et importantes. voya„e <je Les Anglais commencèrent à voir d'un autre œil le Gosnold. continent d'Amérique; ils reconnurent qu'il était très attrayant en s'avançant beaucoup plus au nord que le lieu où ils avaient d'abord essayé de former un établissement; la cote d'un vaste pays, s'étendant sous un climat doux, s'offrait à eux. La richesse d'un sol encore vierge leur promettait une récompense certaine de leurs travaux; des sources de richesses inattendues pouvaient s'ouvrir dans l'intérieur du pays , et l'on pouvait y découvrir des objets de commerce encore inconnus à l'Europe. La distance de ces nouvelles contrées à l'Angleterre était diminuée presque d'un tiers par la nouvelle route ouverte par Gosnold. On commença dès lors , dans toutes les parties du royaume , à former des plans pour établir des colonies; et, avant qu'ils fussent assez mûrs pour être exécutés, des marchands de Bristol armèrent un petit vaisseau , et le
(i) Purchas , IV , p. 1647.