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pagnols et les Portugais de leurs voyages aux Indes orientales et occidentales. Il avait été consulté sur beaucoup de plans de découvertes et d'établissements de colonies, durant les dernières années du règne d'Elisabeth. Il correspondait avec les chefs des expéditions, dirigeait leurs recherches dans les meilleures routes, et publiait l'histoire de leurs exploits. Par le zèle et les efforts d'un homme également respecté des grands qui favorisaient ces entreprises et de ceux qui les conduisaient et les exécutaient, il se forma, pour l'établissement des colonies en Amérique, une association des uns et des autres, qui demanda au roi la sanction de son autorité, pour assurer l'exécution de ses plans.

Le roi Jacques se piquait d'une science profonde Jacques paren matière de gouvernement: il avait déjà porté son ,a§e

D ' J * du nord de

attention sur les avantages qu'on peut tirer des colo- l'Amérique

nies, en s'occupant d'en établir dans les provinces les en deux Par~

lies.

moins civilisées de son ancien royaume1, afin d'y introduire l'industrie et la civilisation. Il n'en fut que plus empressé de tourner le génie actif de ses nouveaux sujets à des occupations qui ne contrariaient pas ses maximes pacifiques, et il écouta favorablement leur demande. Mais, comme l'étendue et la valeur du continent de l'Amérique commençaientà être mieux connues, la concession d'un pavs si vaste à une seule association, quelque respectable qu'elle fût, lui

(i) Robertson , Hisl. d'Ecosse, II, 239.

lG8 HISTOIRE DE i/ AMÉRIQUE.

parut un acte contraire à la saine politique, et d'une prodigalité condamnable. Par ces considérations, il fit deux parts à peu près égales de cette étendue de cotes et de terres comprise entre le trente-quatrième et le quarante-cinquième degré de latitude; l'une appelée la première colonie de Virginie , ou la colonie du sud; l'autre, la seconde, ou colonie du nord.

10 avril 1606. H autorisa sir Thomas Gates, sir Georges Summers, Richard Hackluyt et leurs associés, la plupart résidant à Londres, à former des établissements dans la partie de la première colonie qui leur conviendrait le mieux, et les investit de la propriété des terres le long de la côte, sur une étendue de cinquante milles de chaque coté du point où ils placeraient leur première habitation , et, dans l'intérieur du pays, sur cent milles de profondeur. Il donne L'autre district fut concédé par une charte sem-

des chartes a k}ak}e à divers chevaliers gentilshommes et maries chands de Bristol, de Plymouth et de différents comtés de l'ouest de l'Angleterre. Ni le monarque de qui émanaient ces chartes, ni ses sujets qui les recevaient, n'imaginaient qu'ils allaient fonder de grands et riches états. L'acte que leur délivrait Jacques n'était qu'une simple charte qui les incorporait pour former une compagnie de commerce ayant un sceau commun, et pouvant agir comme un corps politique ; mais , comme le but de leur association était nouveau, le plan établi pour l'admi-

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