‹ Histoire de l'anatomie plastiqueChapitre 2 sur 78 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

dière sur le nombre de leçons qui, paraît-il, lui suffisait pour démontrer et faire apprendre l'anatomie d'une façon complète, page 3i6; etc.).

Cet historique montre aussi, trop souvent, certains petits côtés de la nature humaine : témoin ces copies successives, sans indication de sources, dans lesquelles nous verrons reproduits, de livres en livres, les dessins qui illustrent les œuvres de Vésale et d'Albinus.

Nous avons fait ces recherches avec une très grande conscience, et avons été ainsi amenés à relever, ou à contribuer à relever, certaines erreurs (voir, au sujet des prétendus dessins originaux de Géricault, pages 267 et 212). Ayant ainsi vu combien l'erreur est facile en ces matières, nous prions le lecteur d'être indulgent pour celles que nous aurons pu nous-mêmes laisser échapper.

De nombreuses figures accompagnent notre texte. Nous n'insisterons pas ici sur celles qui ont pour objet les moulages des écorchés classiques (reproduits par la photographie, quelques-uns avec les pièces qui les entourent dans le musée Huguier ou galerie anatomique de l'École nationale des Beaux- Arts; voir, par exemple, figure 71), non plus que sur les figures qui sont la reproduction de dessins de maîtres; mais nous pensons devoir attirer l'attention sur celles qui ont été extraites

des ouvrages que nous avons analysés. Parmi ces figures, certaines représentent des planches réellement anatomiques (squelettes et écorchés), empruntées à ces ouvrages; d'autres représentent quelquesunes des parties accessoires, décoratives, de ces derniers : vignettes de titres, frontispices. Ceux-ci sont des plus typiques; les uns ont la valeur de véritables œuvres d'art (voir frontispices : Vésale, fîg. 25; Errard et Genga, fig. 55); d'autres sont gracieux, presque comme des compositions frivoles (voir frontispices : Disdier, fig. 72 ; Sue, fig. 87), ou d'un goût plus réaliste (voir frontispices : Gamelin, fig. 81 et 84; Bertinatti, fig. 11 3), ou anatomiquement fantaisiste (voir frontispice Valverde, fig. 38), ou empreints d'une solennité sévère (voir frontispice Salvage, fig. 98).

Notre première et unique pensée ayant été de donner de ces gravures des reproductions absolument exactes, nous les avons fait reproduire, par la photogravure, directement d'après les originaux. Ceux-ci appartiennent pour la plupart à la Bibliothèque de l'École nationale des beaux-arts, à celle de la Faculté de médecine, aux départements des Imprimés et des Estampes de la Bibliothèque nationale. L'accueil empressé que nous avons trouvé auprès des conservateurs de ces divers établissements a singulièrement facilité notre tâche; quoique,

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