‹ Histoire de l'anatomie plastiqueChapitre 20 sur 78 · Richter, t. II, p. 120, n · texte numérisé non relu

Richter, t. II, p. 120, n

pupille des animaux diurnes et nocturnes, la membrane clignotante des oiseaux.

3" Les fonctions du système nerveux. Ici, nous sommes en présence de ce fait remarquable, que Léonard de Vinci a nettement entrevu \qs, actes réflexes ^ c'est-à-dire les mouvements qui se produisent sans la participation de la volonté (du cerveau), par la simple intervention de la moelle épinière. Il a même précisé ce détail important, à savoir que les mouvements réflexes se produisent alors même que la volonté tendrait à les suspendre : « Comment il se fait que les nerfs agissent parfois pareux-mêmes, sans commandementde la volonté ; ceci est bien évident chez les paralytiques, comme chez les sujets engourdis, chez lesquels nous voyons les membres se mouvoir sans intervention de la volonté, laquelle volonté ne pourra même arrêter les mouvements de ces membres ; de même chez ceux qui ont le mal caduc, et de même dans les segrnents de corps, comme dans la queue détachée des lézards^ »

Tout ce qui précède nous prépare à comprendre que, lorsque Léonard de Vinci aborde l'étude de l'anatomie, il ne le fait pas seulement en artiste désireux de comprendre les formes extérieures, mais encore et surtout en philosophe brûlant de pénétrer le mécanisme des fonctions les plus intimes, les rapports des organes les plus profonds.

Les planches qui accompagnent le présent chapitre donnent d'assez nombreuses preuves de ses études anatomiques au point de vue des connaissances néces-

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