‹ Histoire de l'anatomie plastiqueChapitre 39 sur 78 · FIG. 43. LE DROMADAIRE · texte numérisé non relu

FIG. 43. LE DROMADAIRE

(Juan de Arphe. Faria commensuracion para la escultura y arquiteciura.)

Dans le troisième livre, il parle des animaux et, dans un texte accompagné de figures d^un aspect

FIG. 4.^. ÉCORCHÉ DE CIGOLI (cIRe).

(Musée national de Florence.)

D'après un cliché de Brogi, de Florence, exécuté pour le laboratoire d'anatomic de l'École nationale des Beaux-Arts.

FIG. ^5. ÉCORCHt DE CIGOLI (bRONZE

(Musée national de Florence.)

D'après un cliché de Brogi, de Florence, exécuté pour le laboratoire d'anatomie de l'École nationale des Beaux-Arts.

l'anatomie plastique. P

ijo L'ANATOMIE PLASTIQUE.

héraldique (fig. 42 et 48), il dépeint le lion, Téléphant, le cheval, le chameau, le bœuf, le rhinocéros, etc. Davillier dit à ce sujet que « les orfèvres espagnols, vers le dernier quart du xvi^ siècle, firent très souvent figurer toutes sortes d'animaux dans Tornementation de leurs coupes, aiguières, bassins et autres pièces : quelquefois des oiseaux, des dauphins, ou différents poissons ; plus fréquemment des quadrupèdes ou des animaux fantastiques, tels que griffons, licornes, chevaux marins, etc., des taureaux, ainsi que des éléphants et des rhinocéros », et il ajoute : « Il est probable que la Varia Commensuraciondc Jean deArphe, qui contient un livre sur « les proportions et les «formes des animaux et des oiseaux», contribua beaucoup à mettre ce genre d'ornementation à la mode chez les orfèvres espagnols .»

Enfin, le quatrième livre traite de Tarchiteciure et de Porfèvrerie d'église. Ici on peut constater, simplement par les planches, que Arphe se trouvait alors dans son véritable élément.

Le livre dont nous nous occupons eut un grand succès et fut plusieurs fois réimprimé; ce qui prouve ce succès, c'est que Tune de ces réimpressions, dont la Bibliothèque de l'Ecole des Beaux-Arts possède un exemplaire, porte la date de 1763, et que même une édition, corrigée et augmentée il est vrai, a encore été publiée à Madrid en 1806.

Avant de quitter le xvi® siècle, nous devons signaler un écorché, modelé, exécuté par Ludovico Gardi, dit CiGOLi (Cigoli, près Florence i55g — i6i3 Rome), peintre, sculpteur, architecte, poète et musicien.

XVI*. SIÈCLE. ,ji

Conservé au Musée national de Florence, sous forme d'esquisse en cire (fig. 44) et d'épreuve en bronze (fig.45)\cet écorché est d'une exactitude remarquable qui n'exclut pas sa valeur artistique. Nous signalerons, en particulier, que Pariiste a figuré les ganglions lymphatiques de la région axillaire et du triangle de Scarpa. Nous verrons plus tard que Bouchardon s'en est largement inspiré (voir p. 192). Cigoli fut élève d'Alessandro Allori ; il modelait en cire les pièces anatomiques préparées par ce dernier et s'occupa de ces travaux d'une façon si assidue que sa santé, dit-on, en fut gravement altérée.

I. Ces deux figures sont la reproduction de clichés que nous avons spécialement fait exécuter à Florence, les écorchés de Cigoli n'ayant jamais été photographiés commercialement, mémo en Italie.

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