‹ Histoire de l'anatomie plastiqueChapitre 44 sur 78 · L. Choulant, op. cit., p · texte numérisé non relu

L. Choulant, op. cit., p

2. Bouchitté indique aussi (voir le Poussin : sa vie et son œuvre, Paris, i858, p. 3g) que le Poussin « trouva à Rome, pour se perfectionner dans l'étude de l'anatomie, les instructions de Nicolas Larcher, chirurgien » (et non Lâche et Larche, ainsi que l'écrit Choulant).

3. Tabuîce anatomicœ a celeberrimo pictore Petro Berrettino Cortonensi delineatœ, et egregii œri incisœ mine primum prodeunt, et a Cajetano Petrioli Romano Doctore, régis Sardiniœ Chirurgo, publico Anatomico, et inter Arcades Erasistrato Coo. Notis illusiratce, Romœ, 1741.

4. Tajbulce anatomicœ ex archetypis egregii pictoris Pétri Berrettini Cortonensis expressœ et in ces incisœ. Opiis chirurgis et pictoribus apprime necessarium. Alteram hanc edit. recens. Franciscus Petraglia philosophiœ et medicinœ professor, Romœ, 1788.

FIG. 52. PLANCHE d'OStÉOXOCIE ET DE MYOLOGIE.

(Berrettini da Cortoiie. Tahulte analomica. Edition de 1741.)

ques différences. Nous analyserons d'abord celles de Pédition de 1741.

Auparavant il est nécessaire de rappeler que Berrettini était doué d'une très grande facilité d'exécution, que son dessin n'était pas toujours très correct, et que, étant surtout décorateur, il en avait les qualités et aussi les défauts. Tout en admettant que ces qualités sont précieuses, il faut cependant bien reconnaître qu'elles ne se concilient pas toujours avec celles qui caractérisent un dessin exact d'anatomie; nous ne voulons pas dire qu'il est indispensable que le dessin scientifique soit d'un aspect froid et compassé, non; mais, tout en étant pittoresque, il doit être clairement exprimé, et donner à celui qui l'examine une notion ferme et précise des détails de la pièce anatomique qu'il est destiné à remplacer. Il n'en est pas ainsi pour les dessins de Berrettini. L'allure des figures, le pittoresque de leur disposition indiquent de suite quelles étaient les tendances artistiques de leur auteur. De plus, si l'on examine les détails, on voit que, ou il n'avait pas la nature sous les yeux, ou que son attention n'y était pas suffisamment fixée. Elles sont d'un modelé lourd et noir, d'une teinte gris foncé uniforme, qui semblent démontrer l'indécision ressentie par leur auteur, lors de la représentation de certains détails, auxquels sa conscience d'artiste et d'anatomiste aurait dû l'engager à porter une plus grande attention.

Dans les vides que les figures principales laissaient libres dans la feuille, sont représentées des régions détachées; mais la plupart de ces régions sont copiées dans Vésale, ou dans Valverde, ce qui est identique.

XVir SIECLE.

flG.I.

iSî

Page 1