‹ Histoire de l'anatomie plastiqueChapitre 45 sur 78 · TAB- XXVI · texte numérisé non relu

TAB- XXVI

(Berrettini da Cortone. Tabula anatomica. Édition de 1741.)

On y retrouve les têtes sectionne'es destinées à montrer

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l'encéphale; dans la planche que nous reproduisons (fig.. 5i), le torse reposant sur une pierre et destiné à montrer certains détails des viscères abdominaux, le mésentère qui occupe la partie droite de cette même planche, se retrouvent également aux pages 564 et*565 du traité de Vésale ; d'autres figures encore sont copiées chez le même auteur. Certaines d'entre elles sont d'un arrangement critiquable ; nous citerons comme exemple la planche XX (fig. 52), qui montre un squelette auquel ne restent attachés que les muscles intercostaux, la partie profonde des parois abdominales, quelques faisceaux des muscles des gouttières vertébrales : ce squelette, placé dans un paysage, est entouré de pièces osseuses détachées, dont l'abondance et la disposition générale font naître fatalement l'idée de la pluie.

Enfin, dans la plancheXXVI (fig. 53) qui représente trois squelettes groupés, on reconnaît de suite ceux de Vésale, revus par Valverde et revus encore par Berrettini.

Mais, si nous analysons certains détails qui étaient bien chez Vésale, nous les verrons moins heureusement rendus chez Valverde^ et encore moins bien exprimés par Berrettini; nous faisons surtout allusion aux pieds des squelettes que nous venons de mentionner.

Nous en profiterons pour noter une remarque générale que nous avons faite et qui nous a procuré un certain étonnement : dans certains ouvrages, les squelettes sont moins bien dessinés que les écorchés. Pourquoi? Peut-être pourrait-on l'expliquer par ce fait que l'artiste, connaissant mieux les formes du

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modèle vivant, et ayant du plaisir à les reproduire, se

(Berrettini da Cortone. Tabulée anatomica. Édition de 1741-)

trouvait, au moins pour les dessins de muscles super-

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ficiels, dans des conditions plus favorables lorsqu'il dessinait la myologie. Peut-être manquait-il de patience pour dessiner les os. Il ne peut y avoir que des raisons de ce genre pour expliquer la différence qui existe quelquefois, comme exactitude de dessin, et même comme recherche de la forme générale, entre, par exemple, le pied écorché et cette même région réduite à ses seuls éléments osseux.

Le frontispice de cet ouvrage est intéressant comme composition anatomique, c'est pourquoi nous le reproduisons (fig. 54).

L'édition de 1788 est, nous l'avons déjà dit, plus spécialement destinée aux artistes; mais ce sont les mêmes planches que dans l'édition précédente, de sorte que celle-ci étant spéciale aux médecins, la valeur de Touvrage, au point de vue de renseignement plastique, ne se trouve pas nettement dégagée. Les filets nerveux représentés voilent la forme des muscles et en compliquent le modelé; les viscères, que la plupart des sujets dessinés donnent à contempler, n'offrent qu'un médiocre intérêt pour l'étude des formes. Il y a cependant une différence entre ces planches et celles de l'édition première : les parties accessoires (encéphales, etc.) placées dans les vides ont été supprimées. De plus, elles sont imprimées en teinte sanguine; mais, quoiqu'elles rappellent ainsi davantage, par leur couleur, les dessins de certains artistes, il faut avou'er que cela n'est pas suffisant.

Le frontispice est complètement changé. Dans une salle de style antique sont représentés, drapés également à l'antique : dans la partie gauche, un professeur

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