FIG. S
PLANCHE d'oStÉOLOGIF.
ET Dli MYOLOGIE.
(Carlo Cesio. Cognîzione de muscoli del corpo uinano.)
FIG. <5o.
PLANCHE DE MYOLOGIE.
(Carlo Cesio. Cognizione de muscoli del corpo uinano.)
attirerons cependant l'attention sur le volume de Thumérus, Taspect des os de Tavant-bras et de la main, la forme du bassin et en particulier du sacrum, la proportion des os des membres inférieurs dont le fémur se trouve être plus court que le tibia, la forme de la rotule, etc.
Aux deux planches de squelettes sont annexées quatorze planches de myologie, dont neuf de fragments et cinq de figures d'ensemble (ces seize planches sont numérotées jusqu'à XVIII, le titre et PAvertissement ayant été comptés pour deux planches). Elles reproduisent simplement ce que Ton peut voir sur un mauvais moulage dont Tinfériorité ne résulterait pas seulement de la qualité de la reproduction, mais encore de son manque d'exactitude. Ainsi, Ton y voit (fig. 59) des droits de Tabdomen sans intersections ; des trapèzes s'insérant par les faisceaux de leur partie inférieure à Tapophyse acromion, et recouvrant, par conséquent, environ la moitié de l'étendue de la fosse sous-épineuse (fig. 60) ; pas d'aponévroses d'insertion à ce muscle; le rhomboïde, indiqué dans une figure de l'écorché représentant les muscles de la deuxième couche, ne plus exister, sur l'écorché de la couche superficielle, dans l'intervalle triangulaire au niveau duquel cependant on devrait l'apercevoir. On voit encore que, si les muscles de l'avant-bras sont d'une exécution très rudimentaire, les muscles de la jambe lie valent guère mieux.
Quant au texte, il se réduit tout simplement à l'énumération des parties représentées.
Pour ce qui a rapport à l'Italie, immédiatement
après les ouvrages que nous venons d^analyser, nous signalerons ici, mais simplement en citant leurs titres, pour y revenir plus tard parce que cette énumération va nous amener à Tépoque contemporaine, les ouvrages ou traités de Ercole Lelli\ de Caldani-, de B. de Rubeis^ de Giuseppe del Medico^ de L. Uguccioni% de G. Sabattini^, de Mascagni'^, de G. Bossi^et de Squanquerillo^.
Ayant été entraînés, par Pénumération qui précède, au delà des limites du siècle qui fait le sujet du présent chapitre, nous allons maintenant y revenir afin
1. Anatomia esterna del corpo iimano, per uso de' pittoii e scidtori, delineata ed incisa da Ercole Lelli, con la denotia:{one délie parti (voir p. 201).
2. Floriano Caldani, Riflessioni sulV uso delV anatomia nella pitlura. Venezia, 1808. Cet ouvrage a été traduit en français par H. Kùhnholtz (voir p. 328).
3. Giovanni Battista de Rubeis, Trattato dei ritratti ossia trattato per coglier le fisionomie. Trattato d'anatomia per uso dei pittori. Parigi, 1809 (voir p. 256).
4. Giuseppe del Medico, Anatomia per uso dei pittori e scultori, avec 38 planches. Roma, 181 1 (voir p. 256).
5. Leopoldo Uguccioni, Elementi di anatomia esterna, avec 21 planches. Firenze, i8i3 (voir p. 278).
6. Tavole anatomiche per H pittori egliscultori, di Giambattista Sabattini, professore d''anatomia nella Reale Accademia di belli artiin Bologna, etc., avec 48 planches. Bologna, i8i4(voir p. 278).
7. Paolo Mdiscai2,n{y Anatomia per uso degli studiosi di scultura e pittura, Firenze, 1816 (voir p. 278).
8. Tavole anatomiche disegnate dal Pittore Giuseppe Bossi, ora per la prima pubblicate sotto la Dire:{ione del Pittorc Giuseppe Sogni, professore d^elementi di figura presso V Accademia di belle arti, e delPittore Giovanni Servi, aggiunto al professore suddetto, Milano (voir p. 280).
9. Costantino Squanquerillo, Opéra di anatomia pittorica, Ro^^a» ï837 (voir p. 322).
i68 L'ANATOMIE PLASTIQUE.
de jeter un coup d'œil sur l'état des études anatomiques, à cette époque, dans les Pays-Bas.
Ce que nous avons dit des Pays-Bas en général (voir p. 1 14) se vérifie tout particulièrement pour l'École d'Anvers et pour son plus illustre représentant, P.-P. Rubens. Déjà Frans Floris (Anvers i5i8? — 1570) était allé étudier en Italie. Puis nous voyons Martin de Vos (Anvers r532^ — i6o3) aller étudier en Italie avec le Tintoret-, Abraham Janssens (1575 — 1632) avec les Carrache^. « Un jeune artiste qui n'eût pas fait le voyage d'Italie eût passé pour un homme sans valeur et même sans conscience, puisqu'il aurait négligé l'occasion de s'instruire et de se perfectionner^ »
C'est à cet usage que se conforma Rubens (Siegen 1577 — 1640 Anvers), lorsqu'en 1600, à l'âge de vingttrois ans, il partit pour l'Italie et étudia successivement à Mantoue, Rome, Venise, Milan et Gênes^ C'est certainement en Italie seulement qu'il fit des études d'anatomie et surtout d'après les dessins des maîtres.
1. Nous indiquons cette date d'après A.-J. Wauters, La Peinture flamande. F. Villot, dans sa Notice des tableaux du musée du Louvre, indique l'année 1624 et signale que certains biographes fixent la date de naissance de Martin de Vos en i520 et i53i.
2. A. Michiels, Rubens et l'École d'Anvers, Paris, 1877, P* 3i» et Wauters, op. cit., p. 160.