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Nous pourrions même presque nous féliciter de
Terreur qui a été commise au sujet des dessins d^anatomie dont nous venons de nous occuper , parce qu'elle nous permet, ayant retrouvé l'une des sources auxquelles Géricault a puisé, de voir ce que devient, en passant par Pintelligence d'un véritable artiste, une œuvre pauvrement conçue et médiocrement exécutée.
Nous arrivons enfin à Tœuvre importante de Salvage.
Jean-Galbert Salvage (Saint-Flour 1772 — 181 3 Paris), docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, prit part, en qualité de chirurgien, aux premières campagnes de la première République.
11 exerça ensuite dans FiG. 9(5. — MUSCLES PROFONDS igs hôpltaux milltalres,
DU DOS ET DE l'Épaule. , -i i i
OU il donna souvent des
(Giuseppe del Medico. Anatomia per uso
dei pittori e scuitori.) prcuvcs dc son savoir et
de son dévouement. Enfin il fut nommé professeur à Thôpital du Val-de-Grâce et
c'est à ce moment, vers 1796, qu'il forma le projet d'utiliser ses connaissances en anatomie pour les beauxarts, dont il était depuis longtemps épris. Ainsi qu'on le trouvera expliqué ciaprès, dans des passages empruntés à son « Introduction )>, il réussit, après de longues années de travail, à terminer son fameux ouvrage, intitulé : Anatomie du Gladiateur combattant, applicable aux beaux-arts, ou Traité des os, des muscles, du mécanisme des mouvemens, desproportions et des caractères du corps humain. Paris, 18 12, grand in-folio
(22 planches).
Le frontispice.