‹ Histoire de l'anatomie plastiqueChapitre 71 sur 78 · FIG. 107. PLANCHE DES FORMES EXTERIEURES · texte numérisé non relu

FIG. 107. PLANCHE DES FORMES EXTERIEURES

(P.-N. Gerdy. Anatomie des peintres, Atlas.)

d^autre part, il renvoie aussi à des figures dessinées

3o8 L'ANATOMIE PLASTIQUE.

diaprés nature (voir plus loin), il se trouve que ses investigations sont complètes et qu^elles ne méritent pas le reproche que nous avons fait aux quelques observations du même genre, mais d^ne portée trop restreinte, que Salvage indique pour certains détails de modelé.

Nous y trouvons l'indication précise, pour chacun de ces détails, des œuvres sur lesquelles on peut en constater l'exacte représentation ou l'infidèle interprétation. Cette étude appliquée, du plus haut intérêt, est, de plus, d'une parfaite bonne foi. Gerdy n'y admire pas de parti pris; il ne craint pas, restant ainsi dans son droit et dans son rôle, d'y appeler l'attention sur les erreurs de forme que peuvent présenter les chefsd'œuvre quels qu'ils soient. Cette franchise mérite d'être appréciée.

Quant aux remarques chirurgicales, nous n'avons pas à les apprécier ici.

Trois planches, dessinées d'après nature par M. Demesse, accompagnent cet ouvrage. Elles représentent, simplement au trait afin de laisser visibles les nombreux chiffres qui les mettent en correspondance avec le texte, un sujet bien musclé, dans une attitude qui rappelle celle du Discobole (fig. io6). Sans être des chefs-d'œuvre au point de vue artistique, ces planches sont exactes et suffisamment bien exécutées pour être d'une certaine utilité à l'élève qui étudie les formes extérieures dans l'ouvrage de Gerdy.

Ces figures au trait sont des copies simplifiées de trois grandes planches que Gerdy a publiées à part, en un format in-folio et avec le titre : Anatomie des pein-

XIXC SIECLE. 309

tres^ Atlas, Paris, 1829. Ces dernières, dessinées également par Demesse et lithographiées par Langlumé (fig-. 107), sont modelées et bien supérieures, comme contours et même comme mouvement, aux planches simplifiées dont nous parlons plus haut. Elles ne sont accompagnées d'aucun chiffre de renvoi; mais, associées aux planches réduites, elles les complètent par une représentation plus visible des modelés décrits dans le texte. Malgré sa très grande valeur, cet ouvrage n'eut pas le succès que certainement il aurait dû obtenir. Peutêtre la rédaction de son titre en est-elle un peu cause; voici ce qui nous le fait supposer. Le titre indique que cette Anatomie des formes est « appliquée à la peinture, à la sculpture et à la chirurgie ». Les chirurgiens, voyant que ce livre s'adressait en même temps aux artistes, pensèrent probablement qu'ils n'y trouveraient que des renseignements de peu d'importance; tandis que les artistes, en apprenant qu'il avait aussi des applications médicales, jugèrent que, au contraire, il serait trop compliqué pour eux. Et pourtant ce livre pouvait donner aux uns et aux autres des renseignements précieux. Cette conviction nous engagea à lui faire prendre, dès les débuts de notre enseignement, place parmi les ouvrages que, à cause de leurs qualités au point de vue didactique, nous recommandons aux auditeurs de nos cours d'anatoniie plastique, en leur conseillant de les consulter ou de se les procurer. L'ouvrage de Gerdy méritait cet accueil, et c'est avec plaisir que nous avons trouvé dans ces pages, non seulement l'occasion de le rappeler, mais encore de le démontrer de nouveau.

Dans les ouvrages qui, d'une façon générale, traitent de Part, de sa technique, des sciences qui s'y rapportent, on trouve tout naturellement des chapitres consacrés à Panatomie plastique; les dictionnaires de Watelet et de Millin, les manuels de dessin et de peinture de PEncyclopédie Roret, et bien d'autres, en sont des exemples. Nous ne pouvons entrer ici dans le détail de ces œuvres; aussi nous contenterons-nous de parcourir l'une des plus importantes, dont la publication commença en 1829, celle à la rédaction de laquelle, pendant de longues années, se consacra Paillot de Montabert.

Jacques-Nicolas Paillot de Montabert (Troyes 1771 — 1849), peintre d'histoire et de portrait, fut, dans ses débuts, élève de Beudement. Au moment de la Révolution il émigra et parcourut les Pays-Bas^ l'Allemagne, l'Italie, se rendit à New-York où il peignit des portraits pour vivre, puis revint en France; alors il entra dans l'atelier de David. Il exécuta plusieurs œuvres qui eurent un certain succès; mais devenu aveugle, en 1834, il fut obligé d'abandonner la peinture.

Assez habile peintre, mais entraîné invinciblement à s'occuper de la théorie de l'art, il entreprit d'écrire sur cette question et, après y avoir consacré trente années de travail, de 1799 à 1829, il publia un ouvrage en neuf volumes, intitulé : Traité complet de la peinture^ Paris, 1829 — 5i, avec un atlas contenant cinq cent vingt-huit figures et deux figures supplémentaires. Le tome cinquième est consacré surtout à l'anatomie.

Dans les généralités sur cette science, Paillot donne

d^excellentes raisons relatives à Tutilité de son étude; il y montre son enthousiasme pour l'antique et analyse ce sentiment; il critique, d^une façon inattendue, Michel-Ange, exalte les mérites de David ; il insiste sur rintérêt que présentent les études anatomiques en disant, d'une façon originale, mais que nous approuvons, à propos de la répugnance que ces études inspirent, et (( que Ton exagère presque toujours dans les livres..., l'artiste bien épris de son art, bien pénétré de l'importance de l'étude de l'homme, non-seulement s'accoutumera à cette étude, mais trouvera à la fin le spectacle d'une dissection aussi agréable que le spectacle d'un parterre orné de fleurs, lorsqu'il méditera sur les lois du coloris. « (P. 45 et 46.)

Après avoir parlé de l'ostéologie et de la myologie en général, du caractère de la peau et des veines, l'auteur s'occupe des proportions et, à ce propos, critique la division classique par têtes, faces, nez, pour lui préférer la division de la hauteur totale en cent parties qu'il juge plus facile à appliquer dans la pratique. Il traite ensuite du mécanisme de la station, de la course, etc., et, enfin, aborde l'étude de chacune des parties du corps considérées sous le rapport de leurs caractères anatomiques ; mais il traite cette question plutôt en artiste qu'en véritable anatomiste.

Dans les descriptions qui ont pour objet la situation, la forme, le rôle qu'ont à remplir les os et les muscles, on ne retrouve pas assez, à notre avis, cette précision qui fait que le lecteur peut s'imaginer facilement quels sont les emplacements occupés par ces éléments et les différents détails et modelés qui les distinguent. A la

description incomplète de Tos frontal, par laquelle il commence, succèdent immédiatement : celle du muscle qui recouvre cette région; celle des cavités, orbitaires dont le lecteur ne connaît pas encore les autres limites, mais que Paillot énumère sans les décrire; puis celle du globe de Poeil, des paupières, des sourcils. A propos de la bouche, dont il décrit d'abord les formes, il indique quels sont les mouvements que peut exécuter la mâchoire inférieure, mais sans avoir décrit cette mâchoire et sans dire comment est disposée son articulation. Il dit qu'elle est mue par les temporaux et le masséter, mais sans parler de la situation, des insertions, de la forme de ceux-ci. Et pour toutes les régions il procède de la même manière.

Nous ne multiplierons pas les exemples, toute l'anatomie étant décrite de la même façon ; ce que nous en avons dit suffira pour montrer les inconvénients qui résultent du plan suivi par l'auteur, inconvénients qui deviennent encore plus appréciables et plus graves lorsqu'il aborde, en particulier, l'étude des muscles de l'avant-bras, à la suite de laquelle se trouve, mais à la suite seulement, la description du squelette de la main.

Il traite ensuite des caractères physiques de l'homme, des gestes et des attitudes, des expressions, etc.

Il est regrettable que Paillot ait disposé avec si peu de méthode son plan anatomique, car son livre, à cause des pages excellentes qui s'y rencontrent d'autre part, rempli d'aperçus ingénieux, de remarques résultant d'une saine et bonne observation, aurait pu être considéré comme un traité recommandable à tous les points de vue.

XIX« SIEC LE. 313

Quant aux planches anatomiques qui font partie de

FIG. 108. PLANCHE D 'oSTÉOtOGIE.

(Paillot de Montabert. Trailé complet de la peinture.)

l'atlas, elles sont médiocres et, comme nous l'avons fait remarquer à diverses reprises, ce sont celles qui

représentent le squelette (fig. io8) qui sont inférieures à celles qui ont rapport à Técorché (fig. 109). Que Ton regarde ces planches en détail, sans se laisser influencer par leur facture propre et soignée; on y relèvera, en plus des défauts d^ensemble, des négligences dans les détails : la tête, le bassin, la rotule, le thorax des squelettes; les épaules, les mains, le pectoral, le droit de Pabdomen, le triceps crural, le couturier sur les planches relatives à la myologie; Pexam-en de ces régions, et de bien d^autres encore, démontrera sûrement que nous avons raison.

Un autre ouvrage, inspiré par le désir très honorable de rendre les études anatomiques aussi faciles que possible, fut publié à la même époque par Jean- Baptiste Sarlandière (Aix-la-Chapelle 1787 — i85o Paris), médecin français, sous le titre de : Anatomie méthodique ou -Organographie humaine en tableaux synoptiques, avec figures, à Vusage des Universités. Pour les Facultés et Ecoles de Médecine et de Chirurgie^ les Académies de Peinture et de Sculpture, et les Collèges Royaux. Paris, 1829.

Cet ouvrage, divisé en deux parties, renferme quinze grandes planches comprenant toute Panatomie et seize tableaux permettant chacun d'embrasser d'un coup d'œil les diverses parties d'un ensemble. Les planches sont intéressantes (fig. no et iii), mais les tableaux synoptiques, s'ils présentent des avantages au point de vue du classement des parties étudiées, ne peuvent suffire à une étude sérieuse de Panatomie.

Sans discuter ici la valeur des opinions de Sarlan- * dière à propos de l'enseignement, on ne peut cepen-

dant s^empôcher de déplorer chez lui un aveuglement

\'oi. ô. r. ii3.

(Paillot de Montabert. Traité complet de la peinture.)

qu'il nous fournit lui-même l'occasion de constater.

3i6 L'ANATOMIE PLASTIQUE.

En effet, dans VIndication préliminaire^ l'auteur dit : « L'enseignement de Fanatomie dans toutes ses parties et jusque dans ses détails peut s'effectuer en quinze leçons, j'en ai acquis la certitude. » A l'aide de ses tableaux, il a pu enseigner l'anatomie en quinze leçons^ non seulement à des élèves en médecine, mais à des peintres, des sculpteurs, des artistes dramatiques, des avocats. Et il ne s'agit pas d'une partie de l'anatomie seulement; d'après le sommaire de ces leçons on voit qu'il s'agit de l'anatomie tout entière, et que deux leçons lui suffisaient pour décrire le squelette, qu'une seule était consacrée à « l'étude des muscles du thorax et des membres scapulaires », et qu'il en était de même pour celle des « muscles de l'abdomen et des membres .pelviens ».

Il est vrai que, dit-il, chaque séance étant d'une durée de deux heures, il laissait un jour d'intervalle entre chacune de ses leçons, afin de donner à l'élève le temps de récapituler et de bien classer dans sa mémoire les objets qui lui avaient été démontrés la veille. Il résulte de cette division du travail que, en un mois, grâce à Sarlandière , on pouvait espérer apprendre toute l'anatomie.

Le principe de démonstration de Sarlandière est surtout une extension de la méthode de Chaussier (voir page 286) dont il parle du reste. Ainsi, la myographie est présentée en tableaux divisés en quatre sections. La première contient les noms des régions dans lesquelles les muscles sont placés ; la seconde indique le nom donné à chaque muscle d'après ses insertions; la troisième a rapport à la dénorriination du même muscle.

XIX« SIECLE. }i7

selon sa configuration et sa situation; enfin, la qua-

fx,

OO

-ir

trième contient la dénomination de ce muscle selon ses

Îi8 L'ANATOMIE PLASTIQUE.

usages OU ses fonctions. Par exemple, à propos du triceps brachial, les indications qui s^ rapportent occupant chacune une colonne, mais se succédant sur une même ligne horizontale, sont les suivantes :

i" Région post-humérale ou brachiale postérieure;

2^ Scapulo-cubiti-huméral ;

3*" Triceps brachial ou brachial postérieur;

4° Extenseur de Pavant-bras sur le bras ou du bras sur Favant-bras, et abducteur du scapulum.

Et c^est tout. Comme on le voit, Sarlandière avait le génie de la simplification. Il affirme, en effet, « qu^il suffit de trois dénominations pour faire Phistoire complète de chaque muscle... que dans les auteurs souvent une page entière est employée à la description d'un seul muscle... qu^il y a donc, par cette méthode, économie de temps et d'intelligence ».

Il publia également une Physiologie de l'action musculaire appliquée aux arts d'imitation, Paris, i83o. Il s'y occupe des contractions musculaires qui entrent en jeu pour produire les expressions des émotions et surtout les expressions faciales.

Ayant parlé longuement de Gerdy et de son livre, nous devons, pour des raisons qui s'y rattachent et que nous expliquons un peu plus loin, consacrer quelques lignes à Charles-Nicolas Grand, dit Halma- Grand, né à Paris en i8o3, médecin, qui, pendant quelques années, donna des leçons d'anatomie, de médecine opératoire et de chirurgie, et publia une brochure d'environ cinquante pages, intitulée : Quelques considérations sur les connaissances anatomiques applicables aux beaux-arts^ Paris, i83o. Cet opuscule fut

évidemment re'digé dans le but d'appuyer la candida-

ture de son auteur à la chaire d'anatomie de TÉcole des'

Beaux-Arts; la date d^édition, i83o, est celle de la mort de Sue le fils, qui en était titulaire. Dans PAvant-propos il est fait un appel discret « à la bienveillance des hommes distingués qui sont chargés de propager, parmi les élèves qui font Fespoir le plus brillant de rÉcole actuelle des Beaux-Arts, les beautés des immortels chefs-d^œuvre des Michel-Ange, des Raphaël, etc.» De plus, Pauteur critique Gerdy, sans le nommer, il est vrai, mais en le désignant, d^une façon suffisamment claire, par une citation modifiée de Tune des parties de son Anatomie des forâmes au sujet de laquelle il dit : « Je ne pense pas qu'on puisse retirer de grands avantages d'un ouvrage ou d'un cours qui serait fait dans ce sens, qu'on y décrirait les saillies et les enfoncemens. » (P. 6.) Or on se souvient peut-être qu'à cette époque Gerdy était candidat à la même chaire; il était donc en concurrence avec Halma-Grand.

Poursuivant le but qu'il espérait atteindre, ce dernier expose ensuite de quelle façon il comprend l'enseignement de l'anatomie; c'est en un mot une profession de foi, le programme d'un cours plutôt qu'un livre didactique pouvant servir aux études anatomiques. C'est pourquoi, estimant qu'il serait superflu d'en faire plus longtemps l'analyse, nous nous bornons à en signaler l'existence et à indiquer les circonstances à propos desquelles il a été rédigé.

Nous avons énuméré (p. 167) les traités d'anatomie publiés en Italie, avec l'intention, voulant les considérer d'abord dans une vue d'ensemble, ensuite en détail, d'en reparler lorsque nous atteindrions l'époque de leur apparition. Nous en avons, chemin faisant,

(Costantino Squanquerillo. Opéra di aiiatoiiiia piltorica.)

L anatomie PLASTK^UE.

étudié quelques-uns; nous devons faire de même pour un in-folio qui commença à paraître, par livraisons, à Rome, en i83-. sous le titre : Opéra di anatomia pittorica di Costantino Squanquerillo. Cet ouvrage resta inachevé. Malgré les promesses du prospectus adressé « aux amateurs des beaux-arts », et Pintention indiquée dans ce dernier de faire paraître quinze fascicules de quatre planches chacun, trente-six planches seulement furent mises en circulation.

Le frontispice (fig. i i2),d'une valeur réellement bien inférieure à certaines oeuvres du même genre que nous avons reproduites précédemment, devait être cependant apprécié par Pauteur; en eiîet,dans le même prospectus, nous voyons qu'il annonce aux souscripteurs qu'ils recevront « iji dono un' allegorico frontespiiio ». Ce début — n'est-il pas vrai? — donne un peu de doute pour l'avenir au point de vue de la valeur des illustrations. Et pourtant les douze premières planches sont d'un bon aspect; elles représentent, dans des vues d'ensemble, le squelette et l'écorché; élégantes comme forme, elles sont exactes comme anatomie; cela n'a rien de surprenant, ce sont les belles planches de l'atlas d'Albinusqai ont été exactement reproduites en lithographie par Battistelli, Martelli et Rosi, ainsi que leurs signatures l'indiquent. Mais ces signatures ne sont pas seules; elles sont accompagnées delà mention suivante : Costantino Squanquerillo^ dis. On n'est pas plus distrait.

Mais hâtons-nous de dire que les planches suivantes sont pour la plupart originales; il s'y trouve en particulier les membres supérieurs écorchés du Moïse de

FIG. IIj. FRONTISPICE.

(F. Bertinatti. Tavole anatomJche antiesse agli ehmenti di anntomia, etc.)

Michel-Ange, des mains dans diverses attitudes et à différents degrés de dissection, etc.

J24 L'ANATOMIE PLASTIQUF.

Quant au texte, nous ne pouvons guère le juger, puisque, malheureusement, il n^existe qu'en partie. Ce qui est également regrettable, c'est d'y voir décrits les viscères, et même une longue et inutile description du péritoine.

Dans le même temps que s'éditait à Rome le traité de Squanquerillo, paraissait à Turin un autre ouvrage également important, composé de deux volumes de texte accompagnés d'un atlas in-folio. Le texte ayant pour titre : Elementi di anatomia Jîsiologica applicata allé belle arti figurative di Francesco Bertinatti, Prof essore di anatomia nella R. Accfldemia Albertina di belle arti. Dottore in medecina e chirurgia nelle Univer sita di Pisa e Torino. etc. Torino, 1 837-1 83 9. L'atlas étant intitulé : Tavole anaiomiche annesse agli elementi di anatomia fisiologica applicata aile belle arti di Francesco Bertinatti, Torino, i838.

L'ouvrage de Bertinatti, peu connu, car nous ne l'avons pas vu signalé par les auteurs, mérite cependant d'être feuilleté. En plus des chapitres d'anatomie descriptive, il contient, ce que le titre indique du reste, des considérations relatives à l'homme en mouvement et à ses conditions d'équilibre.

L'atlas contient trente-quatre belles planches lithographiées, planches qui, par leur facture et leur composition, sont du plus grand intérêt. On y trouve tout d'abord un frontispice (fig. 1 1 3) représentant une séance d'un cours d'anatomie plastique ; le caractère de physionomie, les attitudes du professeur et de ses auditeurs, nous portent à croire que ce sont des portraits que l'artiste a dessinés ; de plus, l'aspect d'ensemble de la

Page 1