‹ Histoire de l'anatomie plastiqueChapitre 9 sur 78 · Vasari, op. cit., t. III, p · texte numérisé non relu

Vasari, op. cit., t. III, p

avait choisi, parmi les nombreux antiques qu'il avait rapportés de Rome, un beau Marsyas en marbre blanc, pour le placer à la porte de son jardin. Son neveu, Laurent, voulut faire un pendant à cette statue avec un torse et une tête d"'un autre Marsyas en pierre rouge auquel manquaient les jambes, les cuisses et les bras. Andréa Verrocchio entreprit cette importante restauration, et réussit à satisfaire complètement Laurent. Le torse antique s'adaptait d'autant mieux à un Marsyas écorché, qu'il se trouvait, dans la pierre rouge, quelques veines blanches et déliées qui ressemblaient exactement à ces petits nerfs que l'on trouve dans les écorchés\ )) Ces dernières lignes, un peu naïves, de l'historien des artistes de la Renaissance, nous font en tout cas, ainsi que l'ensemble de ce passage, bien comprendre comment l'étude de l'antique et la restauration des anciennes statues durent amener de bonne heure l'École de Florence à sentir la nécessité des études anatomiques.

I. « Verrocchio était, comme son élève Le'onard de Vinci, un observateur curieux... Il avait la même prédilection pour le cheval de bataille, pour le cheval monumental et pour les études anatomiques. » A. -F. Rio, De VArt chrétien, nouvelle édition, Paris, 1861, t. III.

a^ L'ANATOMIE PLASTIQUE.

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