LB ROI ROBERT ÉTABLIT A VITRY UN COUVENT DB SAINT
' MBDARD (AN 1012).
La seconde race des rois de France s'était éteinte , et Hugues*- Capet, fils de Hugues - le - Grand , était monté sur le trône, san* qu'il, se passât aucun événement remarquable à Vitry. Le roi Robert , son successeur, après avoir soutenu plusieurs guerres mémo contre les comtes de Champagne , était parvenu à
établir une paix solide dans le royaume de France , et
à contenir ces fiers vassaux qui firent trembler tant fois les rois de la seconde race ; il se dévoua tout au bonheur de son peuple ; sincèrement pieux , il honorait lui-même la religion par ses exemples* Il fit un grand nombre de fondations qui ne furent à charge ni au peuple ni au clergé ; on en compte plus de trente tant églises que de monastères. Il fonda Saint~Mé-
Vel| t a dard de Vitry : ce monastère a disparu depuis lengp.3ig. temps , et il n'en reste plus de traces* Cependant une contrée , qu'on appelle la Mé darde % à gauche du vieux chemin de Châlons , fait présume* que ce fut l'emplacement qu'il occupait.
Baugier nous assure dans ses mémoires sur la Champagne , que ce pieux roi bâtit à Vitry une église magnifique , et qu'on tient par tradition qu'il y porta chappe le jour de l'Assomption, en l'an 1012. Jamais prince ne se rendit plus assidu aux offices divins ; il composa des hymnes et des répons , il chantait avec le cfereur , souvent il y paraissait en chappe , la couronne sur la tête et le sceptre à la main. Cette pratique n'avait rien de bas et de ridicule pour un roi , dans ces siècles de foi et de simplicité , où rien n'était petit de ce qui appartenait à la religion. ' 4 veiij, t. », Henri i er fut successeur du bon roi Robert ; sous son r règne arriva la plus horrible fainine qu'on ait jamais ** Ig6 °* vue, qui dura trois ans. Les habitans de Vitry en éprouvèrent toutes les hoçreurs $ mais, il ne mangèrent point de chair humaine comme dans certains pays. Il périt plus d'un tiers de la population.
FOlttUTIO» BlU PKIBUajB 8ÀI5TJB-CR0IX 81» LE SOMMET
DU CHATBAU (àW 1096).
Pour pouvoir assister plus facilement aux offices divins du jour et même de la nuit, les princes fondèrent des chapelles dam leurs rjahns,et%îénie y établirent des chapitres. Les seigneurs particuliers voulurent avoir aussi des oratoires dans leurs châteaux , non-seulement pour y faire célébrer tous les jours la sainte messe , mais encore pour y faire chanter ou réciter chaque jour l'office canonial , auquel ils se rendaient avec exactitude. Dès le commencement du christianisme , il y eut une chapelle ~en l!honneur de la sainte Croix, sur le sommet du château de Vitry. Elle fut ruinée et rétablie à plusieurs reprises.
Eudes second , dit le Champenois , cinquième comte Not " de Champagne, avait donné en aumône, Tan 1019, le *" r tiers du domaine de Ponthion aux chanoines séculiers p , , î# du prieuré SainteXroix fondé au château de Vitry.
Il parait que cette chapelle fut détruite ; car Hugues, FrugnafD*, huitième comte de Champagne et comte de Vitry , la p * iÇh rétablit. Il fonda, dit une chronique , Tan 1096, une chapelle en son château de Vitry , où il établit trois chanoines séculiers à qui il abandonna à perpétuité le douzième d'un arpent pour construire sur. le 'fort une chapelle sous l'invocation de la sainte Croix. Comme elle fut entièrement ruinée avec le château , en 1143 , par Louis vn , Henri , comte de Champagne , renou- Tela cette fondation en 1180 , et y mit deux chapelains. B a «|î«, Ils furent confirmés en 1205 j par Blanche , comtesse « ■>*. .4*. de Champagne. •
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On venait vénérer dans cette chapelle une parcelle de la vraie croix , qui avait ssbts* doute été apportée de Palestine par les comtes de Champagne , qui entreprirent la croisade. Elle est maintenant dans l'église paroissiale de Vitry-le-François.