‹ Histoire de l'ancien et du nouveau VitryChapitre 19 sur 41 · CHAPITRE M · texte numérisé non relu

CHAPITRE M

MASSACRE DUS JUIFS A VITRY-EN— PKRTH01S (a.X 1321).

Les Juifs avaient allumé contre eux la haine publique par les usures dont ils accablaient les chrétiens, et par les crimes dont ils se rendaient coupables (l). Aussi

(1) L'auteur des Fragment a commis trois erreurs au sujet des juifs ; il les appelle martyrs : il pre'lcnd que Louis vu les épargna au sac de Vitry , et il assure qu'ils en furent ensuite pendant fort long-temps les seuls habitans.

i° Ou n'appelle martyrs que ceux qui meurent plulôt que de renier leur religion \ or les Juifs ne furent point martyrs de leur religion, maisde leur cupidité. Tant qu'ils ne faisaient que suivre scrupuleusement la loi mosaïque, les chrétiens se bornaient à plaindre l*ur endurcissement et à demandera Dieu leur conversion -, car dans tous les temps l'Eglise a toujours défendu d'employer la violence pour les gagner au christianisme. Elle ne tentait de 1rs convertir que par la douceur, la patience Vmçm^», et la persuasion. L'auteur des Fragmeris cite lui-même une y- °* bulle du pape Nicolas ni , qui tait défense aux chrétiens de violenter les juits pour les taire baptiser. Saint Bernard, apprenant qu'à Cologne et à Mayence des fanatiques croyaient dévoir préluder à la croisade en exterminant les juifs, s'empressa de comprimer leur aveugle fureur ; u Arrêtez ! cruels % arrêtez, x leur écrit-il, le triomphe de la religion uVst point d'égorger, j. mais de convertir; l'Eglise n« doit employer pour ses armes

7t p ' r ^ avides que laborieux , en prêtant à gros intérêts , il* t. m, p. avalent acquis, dit-on , plus d'un tiers des biens du

u. que les prières et la raison. ïî Rome chrétienne que l'impiété Mart J^* et l'hérésie appellent le siège de l'intolérance , fut toujours exsa Gaule trêmemenl tolérante pour les juifs , et ils y trouvèrent un asile poétique sûr qu'ils cherchaient souvent vainement ailleurs. Les protestans t. iv, p. m ê meS) q U i se doniie^i^uH e? défenseurs artlens de la liberté) ne permettent pas à un seul juif de venir s'établir parmi eux E^t 36j. ^ ans i es communes de l'Alsace où ils sont en majorité; mais dans les communes où les catholique* dominent , les, juifs peuvent y venir résider en. toute assurance. C'est ainsi que les plus grands proneurs de la liberté en sont souvent les ennemis les plus implacables. Mais ce qui attira aux juifs» tant de persecu irons depuis que les Romains les eurent dispersés dans tout Puni- Vers , ce fut leur insatiable cupidité. Jamais on ne vit d'hommes plus inépuisables en ruses % en fourberies, et même eu scélératesse, pour se procurer de l'or. Ou dirait que depuis qu'ils ont protesté qu'ils ue voulaient pas que Jésus régnât sur eux , l'or devint leur unique divinité. Ainsi on doit dire que les juifs furent les maityrs de leur cupidité effrénée , et non de leur religion.

Ce qui enflammait encore leur soif insatiable de l'or , et qui le» portait à toutes sortes de violences envers les chrétiens, c'était les prescriptions de kur Talmud qu'ils révèrent presqu'à Pcgal d«>l'AMCt«UrTcstament...Il est nécessaire d'en citer quelques passages : . „ r. ,

« Nous ordonnons que tout juif blasphème ( maudisse.) trois u fois par jour tout le peuple chrétien , et prie Dieu de le cou- «. fondre et dtPex terminer avec sest rois et ses priuces , et que u. les préires surtout fassent cela en priant tous les jours dans u la synagogue', en haiuc de Jésus-le-Nasafécn. ( O/ a. /. Tract. 7, distinct. 4.) • * • u u ;vc«, "tt Dieu- a- -ordonné aux jutk de s'approprier les biens des ai juillet tt chrétiens autant de fois qu'ils le pourront, soit par fraude , »»4« u p ar YÎoJenee, par mure o\» par \o\.Ibid.

Royaume. Chose incroyable, si Tonne savait dailtettïr qu'ils étaient puissamment soutenus par les grands set

u. Il est ordonné à tous les juifs île regarder tous les chxéu, tiens comme des brutes , et de ne les traiter autrement que % comme des auimaux. {Ord. 4. Tract. 8.)

tt Que les juifs ne fassent aucun mal ni aucun bien aux u païens; mais qu'ils tâchent par tous les moyens de tuer les a chrétiens. ( Ord. 4. Tract. 4. et 9. )

a Si un hébreu, en roulant tuer un chrétien / tue par hasard u un juif, il mérite le pardon. {Ord* 4. lùid.)

u Si uu juif voit un chrétien sur le bord d'uu précipice , il k est tenu de l'y précipiter aussitôt. ( Ord. 4. Tract, 8.)

u Les temples des chrétiens sont des maisons de perdition , «, et des lieux d'idolâtrie que les juifs sont obligés de détruire, u ( Ord. % Tract. I. dût. 2. ) " f

u Les évangiles des chrétiens que Ton peut inscrire : l'V/iia quité révélée et le péché manifeste, doivent être brûlés par a les juifs , quand même le nom de Dieu y serait contenu. t\

md. '

Vit-on de secte prescrire à ses partisans un tel fanatisme et de tels crimes ! Les juifs sont encore accusés de mêler du sang des chrétiens dans leurs pratiques superstitieuses et dans leurs • pains azymes $ ce qui le donnerait à croire , C'est l'assassinat du père Thomas , supérieur des capucins de Damas , qui fui attiré chez des juifs sous prétexte de vacciner un enfant, le 4 février 1840 , qui l'égorgèrent et mirent Sun sang dans des bouteilles. On n'a pu encore découvrir si le Talmud leur presxrrt cette horrible pratique, ou si ce n'est qu'une tradition orale. Utf autre fait de ce genre vient encore devoir lieu. Une jeune fille pulouqise lut attirée chez des juifs, à Lemberg (Gallicic au tri. chienne ) , le 24 juillet 1840. Ils la saiguérehtà plusieurs reprises dans une cave, et recueillirent son sang dans un vase qu'ils cm» : portèrent. Ils ne lui rendirent la liberté que quand ils virent une blessure qu'elle s'était faite elle-même au genou , parce qu'alors elle devint impure. ( Univers , le 18 août 1840. )

gneurs , qui ne rougissaient pas de partager des gains aussi infâmes. Enhardis par cette protection , ils por-

Une jeune juive , âgée de vingt ans , nommée Ben-Noud , née à Lataquié, en Syrie, vient d'avouer qu'elle a vu une foi» deux enfans chrétiens suspendus par les pieds au plafond , et une autre , un vieillard chrétien pendu par les doigts des pieds à un arbre. Les juifs recueillaient leur sang dans des vases. ( Univers , h 22 août 4840. )

L' Univers , • dans son numéro du 10 octobre 1840, développe encore les doctrines des juifs sur la haine des chrétiens , et cite de leur part des exemples de barbarie envers les chrétiens.

2° L'auteur des Fragmens pense que Louis vu épargna les juifs quand, en 1142, il saccagea Vitry. Cette assertion n'est appuyée d'aucune preuve, et on peut la réfuter par des raisons solides.

Comment ce prince aurait— il tout-a-roup enchaîné sa furie en faveur des juifs , qui étaient également les sujets du comte Thibaut , tandis qu'il massacrait impitoyablement les femmes mêmes et les enfans des chrétiens ? Il eut fallu produire quelque monument authentique de celle modération de Louis vu envers les juifs, dans le moment même où sa fureur était à son comble, et en assigner les motifs. Comment a-t-il pu diîtmguer les juifs des chrétiens, au milieu d» carnage général de tous les habilans qui tombaient sous ses coups? comment a-t-il pu défendre à l'incenoïe , qui dévorait toute la ville , de loucher aux maisons des juifc ? Quand même ils ne se seraient pas retirés avec les chrétiens dans l'église , comme dans un asile inviolable % ils durent périr en grand nombre sous les ruines de leurs maisons , qui n'étaient que des poutres appuyées contre le château. Les, soldats , soit en battant en brèche , soit en prenant d'assaut celte forteresse , ne durent guère les épargner. Puisque l'auteur des Fragmens déclare que son ouvrage n'est point fait avec * des livres , mais bien sur des titres et des chartes qui font 'bonne justice des romans publiés sous le titre d'Histoires , il

laient l'insolence jusqu'à contraindre leurs malheureux débiteurs à renoncer à leur liberté , à se rendre escla-

aurait dû produire quelque monument de cette modération de Louis vu pour les juifs , dans le moment même où il était poussé hors de lui— même par tous les transports de la fureur.

5° Il nous assure encore que les juifs furent, pendant fort longtemps , les seuls habitans de Vitry , apiés la ruine de cette ville par Louis vu. On peut établir tout le contraire. Les juifs n'habitèrent qu'une rue dans le bourg , qui était le moins étendu des quartiers de la ville , et où se trouvaient encore les monumens publics , qui n'étaient point en leur pouvoir -, par là il est évident que leur nombre fut toujours peu considérable , par rapport au reste de la population.

On porta à treize cents , ou à quinze cents , ou même à trois mille cinq cents , les personnes qui pérircut dans le sac de Viuv. La population de la ville était plus forte ; le comte Thibaut y avait , en outre , jeté des troupes pour la défendre. Les habitans de la Ville-Haute , située hors de l'enceinte des murs , se furent point massacres , puisqu'ils ne purent opposer aucune résistance. Ceux qui demeuraient dans la partie au— delà de la Saulx furent moins exposés à la fureur du soldat , et pureut en plus grand nombre échapper au carnage. Tous les efforts des assiégeans se dirigeaient contre le château , plusieurs mêmes de ceux qui s'y étaient retirés , purent se sauver par les souterrains qui se dirigeaient de différens cotés. Aucun historien ne raconle que le vainqueur ait égorgé tous les chrétiens et tous les soldats jusqu'au dernier. Les juifs durent même souffrir plus que tous les autres habitans , puisque leurs maisons se trouvaient exclusivement dans le bourg où se fit le plus grand carnage , et aux pieds mêmes des remparts.

Ce qui prouve que la population chrétienne ne fut pas entièrement détruite, c'est que deux ans a près l'incendie, le comte Thibaut tint une assemblée dans son château de Vitry. Je ne pense pas qu'il ne s'y trou\àt que des juits.

En 1153, le pape Anastase iv confirme nu monastère de

Ves , cl même à renier leur foi , lorsqu'ils n'étaient pas en état de payer. Ils opprimaient sans pitié les veuves et les orphelins ; ils attaquaient et poursuivaient beaucoup d'innocens pour des causes injustes , les attiraient par dei menaces et des terreurs à des arrangemens et à des conditions secrètes, faisaient des traités usuraires,se permettaient des actions insupportables , déshonoraient par des manières infâmes et variées les mœurs des fidèles, portaient l'audace jusqu'à outrager les croix et les

Saint-Pierre-du-Mont de Châlons la possession des biens et des droits de l'autel de Saiule-Genevièvc avec les chapelles de Saint-Jacques et de Saiul-Mcmroie , comme nous l'avons 4il plus haut, d'après Fauteur même des Fragmens, Par là nous vovons que dix ans après l'incendie de la ville, il y avait au moins trois églises-, ce quisuppose nécessairement que tous les chrétiens n'avaient pas clé massacres , et que Vitry n'était point habile que par des juifs.

Ce nombre des églises de Vitry alla toujours croissant , de sorte qu'en 1236 , c'est-à-dire quatre-vingt-quatorze ans après le sac de cette ville, on y comptait neuf églises, qui sont designées par leurs noms dans un acte de fondation de services religieux qui es^t rapporté à la fin des Fragmens , tandis que les juifs n'eurent toujours qu'une syuagogue peu importante; ce qui démontre d'une manière incontestable que le* juife ne furent pas , pendant fort long-temps , les seuls habitans de Vitry. Une lettre de Gauthier , doyen de la chrétienté de Vitry , adressée au prieur de Vanault-les-Dames , dans laquelle il lui apprend la destruction de sa maison , prouve que si le doyen de Vitry a pu échapper au carnage, beaucoup de ses paroissiens l'ont pu égalemeut. ( Fragmens. )

Enfin le massacre, qu'on'enfit en 1321, est une preuve cer- ' \ainc qu'ils n'étaient pas en majorité -, car on n'aurait pu les égoiger impunément , ou plutôt on n'aurait pas osé les attaquer.

abattre , jusqu'à profaner la sainte Eucharistie. Ils furent accusée et convaincus d'avoir enlevé des enfans des chrétiens , pour les sacrifier et les crucifier le vendredi saint. On en a vu qui ont fait mourir en croix un chrétien dans la Champagne. Toutes les fois que leurs richesses leur donnaient de l'autorité , ils en abusaient promptement pour persécuter les chrétiens Ils suivaient en cela , non la loi mosaïque, mais le Talmud, dont les prescriptions sous ce rapport font frémir. Pour mettre un terme à leurs exactions et à leurs crimes, les rois de France se virent souvent forcés de les expulser de leurs états; mais ils trouvaient bientôt moyen d'y rentrer. Louis ix les chassa de son domaine royal avant son départ pour la croisade , et s'empara de leurs biens , pour restituer à ses sujets les usuresqu'ils avaient tirées d'eux. Il les laissa rentrer à son retour. Philippe m, son successeur , fut également contraint de les bannir de son royaume à plusieurs reprises. Philippe iv fut aussi forcé de s'armer de rigueurs contre eux. Louis x leur permit de revenir en France pour douze ans , moyennant une somme considérable dont on convint de part et d'autre. Philippe v , dit le Long , porta un édit concernant les juifs, pour mettre un frein à leurs usures.

Ce prince religieux se proposait de passer en Orient , où les infidèles remportaient chaque jour des avantages sur les chrétiens. Les princes musulmans en furent alarmés. Pour détourner l'orage qui allait fondre sur eux , ils employèrent des moyens vraiment atroces, Ils savaient que les juifs , souvent chassés de France et presque toujours persécutés , nourrissaient contre les Français une haine secrète , mais implacable. Ils leur confièrent l'exécution de la plus horrible conspiration qu'on ait

encore inventée: ils les chargèrent d'empoisonner tous v'«M>. ,es P uilset ton tes les fontaines du royaume. La mortalité •«6. qui devait en être la co/nsêquence nécessaire , aurait rendu impossible la croisade que méditait Philippe. Le roi de Grenade fut le principal moteur de cet affreux complot. Les juifs , qu'on surveillait de fort près, n'osèrent l'accomplir eux-mêmes. Ils en chargèrent les lépreux qui étaient alors en grand nombre en France , et même à Vitry, où se trouvait un hôpital qui leur était desiiué. Ils persuadèrent à ces malheureux , dont le mal était de lui-même contagieux et qui étaient désespérés de se voir les tristes objets de l'horreur publique , que ceux qui échapperaient à la mort seraient couverts de lèpre comme eux , et qu'alors ils ne seraient plus bannis du commerce des hommes , puisque leur maladie deviendrait universelle. Séduits par cette espérance , et surtout par l'argent qu'on leur distribua, ils empoisonnèrent d'abord toutesles eaux de la Guyenne et du Poitou. Ces deux provinces furent bientôt désolées par une affreuse mortalité. On conçut des soupçons ; on fit des informations et on découvrit l'horrible complot. Ceux des lépreux qui en étaient coupables , furent saisis, convaincus de leur crime et* brûles vifs. Les autres furent condamnés à une détention pcrpc«tuelle. La colère du peuple éclata surtout confre les , juifs ; beaucoup subirent le même châtiment. Ceux qui échappèrent aux flammes furent chassés du royaume avec l'horreur que méritait un attentat jusqu'alors sans exemple dans les annales du monde.

v<iij, Mais ce fut particulièrement à Vitry que se passa une ™' p ' » cen « sanglante. Les juifs y avaient une synagogue? et y étaient en assez grand nombre. Quand le peuple

apprit leur exécrable projet , il se jeta sur car avec fureur : soixante-sept furent assommés ; d'autres , en plus grand nombre , parvinrent à s'enfuir. Cependant quarante furent arrêtés et jetés en prison. Pour se soustraire à l'affreux supplice qui les attend , ils se mettent à examiner par quelle manière l'un d'eux tuerait tous les autres avant qu'ils fussent mis à mort par la main des chrétiens; ils décident que le plus ancien d'entre eux , dont la vie est la plus exemplaire , et qui est le plus fidèle à leur loi, égorgerait tous les autres. Celui-ci n'y consent qu'à condition qu'on lui adjoindra le plus jeune et le plus vigoureux. Quand ces deux exécuteurs eurent coupé la gorge à ceux qui la présentaient volontairement , ils se disputent à qui sera tué le premier. Le vieillard l'emporte et meurt de la main du plus jeune. Celui qui survit veut tenter de sauver sa vie ; il ramasse l'or et l'argent de ceux qui sont morts , et chepche le moyen de s'échapper de la tour où il est enfermé. Il prend les vêtemens de ses frères , en fait une espèce de corde , brise un des barreaux de la fenêtre , et se met à descendre ; mais le poids qu'il porte le rend trop pesant. La corde se trouvant trop courte et trop faible , se rompt ; il tombe dans le fossé et se casse la jambe. On se saisit de lui , et il fut brûlé vif avec les cadavres de ses compagnons. Une tradition populaire rapporte qu'une femme juive qu'on avait arrêtée , et qu'on se disposait à brûler vive avec les quarante juifs , se mit à faire contre Vitry les plus terribles imprécations. Elle annonça que les flammes qui allaient la consumer, se rallumeraient, vengeraient sa mort, et dévoreraient à plusieurs reprises cette ville impitoyable, qui ne sera plus qu'un monceau de cendres. La

prédictjpn , si elle est vraie, ne s'est que trop bjen réalisée.

On éleva une croix en mémoire ou plutôt en expiation 4e la mort de ces quarante juifs, à l'endroit même où ils furent brûlés. Cette croix, qui avait été détruite en 1793 , lut restaurée en 1816 sur l'ancien dessin qu'on trouva dans les archives 4e Saint Jacques. La foudre a renversé la statue de Clovis qui en surmontait le sommet , et abattu up bras. Le drapeau tricolore qu'on y arbora après la révolution de juillet 183U , entraîna par son poids la chute de tout le haut de la c roix. Il ne reste plus que le tronc où sont sculptées les statues de quelques rois de France et d'un comte de Champagne. Cette croix fixe les regards de tous les étrangers , qui s'étonnent qu'on ne restaure pas ce beau monument.

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