deSÉNARMONT (Alexandre-François Hureau ) t 25 mai
15. de SINCÉNY ( Jean-Baptiste-Marie Fayard ), 18 juillet 1792.
16. de LA LAYLTTE DE GALLES ( Charle Morard ) f I e ' novembre
Après sa formation, le 3 e bataillon de Royal- Artillerie, échu à M. de Torigny, fut envoyé en garnison à Grenoble. Il fit , sous le nom de La Borie, les campagnes de 1733 à 1736 à l'armée d'Italie. Le lieutenant Dartigues fut blessé devant Milan et Tortonc , et le lieutenant Saint-Hilaire le fut à la bataille de Parme. A sa rentrée en France, le bataillon fut envoyé à La Fère, et, au mois de juillet 1739, il se rendit au camp assemblé à Compiègne pour l'instruction du dauphin.
Passé en Bohême en 1741 , il contribua à la défense de Prague. Revenu sur le Rhin au com-
mencement de 1 743 , et donné au chevalier de Fonlenay, il combattit vaillamment à Dettingen , ou, par l'habife disposition de ses batteries, il eût anéanti l'armée anglaise sans la fausse manœuvre du régiment des Gardes Françaises, Le bataillon contribua, en 1744, à la défaite du général autrichien Nadasty, sur les hauteurs de Saverne, et pendant les mois d'août et de septembre, il fut employé à la garde de Lmm XV, pendant la maladie de ce prince, à Metz. En 1745, Fontenay passa en Flandre et se trouva & Ta bataille de Fontenoy el aux sièges de Tournai, de Termonde, d'Audenaërde et d^Ath. H fit, en 1746, ceux de Bruxelles, de la citadelle (f Anvers, de Mons, de Charleroi et de Namur, et if combattit à Rocoux. 11 combattit encore à la journée de Lawfeld en 1747, et en 1748 il servit au siège de Maëstricht, où le capitaine Dartigues eut une partie du crâne enlevée par une balles, À la paix i le bataillon, qui portait depuis peu le nom de Sowcy, fat mis>en garnison à Metz.
Au» début de la guerre de Sept Ànsy fe bataillon de' Souey fut envoyé au Havre, l^s< lieutenants Pecquet, Deschamps et Ansard de Mouy furent k>u&s , le 2 avril 1757 , à l'incendie de cette ville. Cette même année , le foeutenant Bonafous de Carminel passa att Canada avec un détachement de vingt eanonnieps. Le bataillon , devenu en 1759 brigade de La Pelleterie , continu» «te servir sur les côtes de la Non artéie , répond** pttisieurs fois aux ftettes anglaises* qui vin*-
Fent bombarder le Havre , et se rendit enfin en 1 760 à l'armée d'Allemagne. R se fit remarquer, en f 76f , au siège de Mcppen.
Placée à Grenoble , après la cessation des hostilités, la brigade prit en 1 763 le nom de Desmazis et se rendit à La Fère. En juillet 1764 , elle fut appelée au camp de Compiègne et à la séparation des troupes, elle se mit en route pour Besançon , où elle fut organisée en régiment l'année suivante , sous le tftre de régiment de Besancon. Celui-ci reçut des drapeaux de couleur aurore.
Ce régiment détacha , en septembre i 768, la compagnie de canonniers Séguin en Corse , et se rendît lui-même en septembre 1769 à Strasbourg, d'où iî fit* à Grenoble en octobre 1775 et à Metz en janvier 1777. En 1778, le 1 er bataillon était à La Fère et le V à Douai. Le 1 er bataillon , envoyé au Havre en juin 1779, passa l'année suivante en Bretagne T où le 2 e bataillon vint le rejoindre au mois de juiHet En 1781 , le régiment avait cinq compagnies à Fougères, cinq àSaint-MaloetSaint-Servan, cinq à Morlaix et cinq à Port-Louis et Lorient. Cellesci s'embarquèrent cette même année sur la flotte de Sufiren et allèrent servir dans l'Inde. Les lieutenants Frédy et Georges eurent l'un et l'autre la jambe gauch* emportée par des boulets à la bataille de Goudelbur , le 1 3 juin 1783, et tous les deux moururent de leur* blessures.
A la paix, le régiment fut envoyé à Besançon, où
HISTOIRI
il fut rejoint en i 784 par les compagnies qui revenaient de Pondichéry et de l'Ile de France. Il alla à Àuxonne en septembre 178G, à Douai en novembre 1787 et fut appelé en juin 1789 aux environs de Paris. Retourné à Douai après la prise de la Bastille, le régiment de Besançon est le premier corps de l'armée qui ait offert un dou patriotique à l'Assemblée nationale. Dès le mois de septembre 1 789 , il versait 000 livres à la caisse de l'Assemblée.
Il quitta Douai le 1" avril 1791 pour se rendre à La Fère , à cause de quelques troubles dans lesquels un certain nombre de canon ni ers et de soldats de Vintimille-infanterie s'étaient compromis. Enfin , en 1 792, il fut partagé entre les places de la frontière de Flandre et l'armée du Nord. Ses compagnies se distinguèrent aux défenses de Lille et de Valenciennes, et prirent part aux deux conquêtes de la Belgique et à celle de la Hollande.
Le 3 e régiment d'artillerie à pied a été commandé, de 1793 à 1815, parles colonels Lobréau, Bouchu et Ricci. Licencié à Toulouse en 1815, un nouveau 3 e régiment à pied a été reconstitué l'année suivante , sous le titre de régiment de Valence , avec deux compagnies et demie de l'ancien et des compagnies recrutées parmi les canon niers des départements des Basses-Alpes , du Var , des Hautes-Alpes, de la Drôme et de l'Isère.
mmm de grk.moblb.
4 e RÉGIMENT D'ARTILLERIE.
LIEUTENANTS «COLONELS, CHEF DE BRIGADE ET COLONELS
t. de PROISY ( N. ), 25 février 1720.