de RISON (François-Claude), 1" juin
15. de LADONCHAMP ( Jacquea-Henri-Françoi» Lefebvre) , 6 février 1792.
Le bataillon de Certemont, après avoir été organisé à Vienne, se rait en route pour Strasbourg. H figura en 1725 aux grandes revues qui eurent lieu lors du passage dans cetle ville de la princesse Marie Lecksinska , qui allait épouser Louis XV. Il fit , sous le nom de Bréande, les campagnes de 1733 à 1735 à l'armée d'Alleirfagne. Son chef fut fait brigadier pour les services qu'il rendit au siège de Philisbourg.
Le bataillon sert, de 1741 à 1743, en Allemagne et sur le Rhin. 11 passe en 1744 à l'année de Flandre , et on le trouve cette année , sous le nom de Richecourt, au siège de Fumes et au camp de Courlrai. En 1745, il combat àFontenoy et fait les sièges de Tournai , de Termonde , d'Audenaèrdc et d'Ath. 11 est en 1746 au siège de Namur et à la bataille de Rocoux ; en 1747, il contribue à la conquête des places de la Flandre hollandaise , combat à Lawfeld et fait le siège de Berg-op-Zoom ; enfin, en 1748, il sert à la prise de Maêstricht. Le lieutenant-colonel de Richecourt mourut cette année, épuisé par les fatigues de la guerre.
Le bataillon devenu La Motte était en garnison à La Fère quand éclata la guerre de Sept Ans. Il fut alors attaché aux armées d'Allemagne et se trouva en 1 757 à la bataille d'Haastembeck et à l'expédition de Hanovre, et en 1758 à la bataille de Créfeld.
vSows'le nom de brigade d'Invittiers. le corps se couvre de gloire, au mois de juillet , au siège de Munsler : le capitaine Thieulin de SainUVincent et les lieutenants d'Àfayrac et Bovet , «ont blessés à ce siège. En 1760, la brigade prend part aux affaires de Corbach, de Warbourg et deClostercnmps. L'année suivante, sous les ordres de M. de Loyauté, son nouveau chef, elle se distingue à 4a défense de Casse! et aux combats de VtlHngshausen. Le capitaine Macéde Monthoury fut nommé chevalier de Saint-Louis pour sa belle conduite à Cassel. Le capilaine de Beaurepaire fut blessé par une grappe de raisin à Villingshausen.
A la paix, la brigade fut mise en garnison à Metz, et en 17<K5 elle devint le régiment d'artillerie de Metz , qui reçut, comme marque distincte, des drapeaux d'ordonnance de même dessin que ceux de Royal-Artillerie , mais dont les couleurs furent le jaune et le gorge de pigeon .
Le régiment se rendit en octobre 1766 de Metz h Auxonne et passa en septembre 1 769 à La Fère. Il avait encore en \ 772 dans ses rangs un canonnier, nommé Georges Verrier, qui était entré dans Royal-Artillerie en 1712. En septembre 1775, le régiment de Melz fut placé à Douai, et en 1777, son 2 e bataillon fut envoyé à Saint-Malo , où il s'embarqua le 15 octobre pour F Amérique. Le 1 er bataillon, envoyé en 1778 à La Rochelle, fit partie en 1770 du camp assemblé à Saint-Jean-d'Angély, sous les ordres du mar-
(juisde Voyer d'Argenson. Le capitaine Sancé, du 2 e bataillon, fut tué le 25 septembre 1779 au siège de Savannah. Deux compagnies du 1 er bataillon se ren- I dirent aux Antilles à la fin de 1 780 et furent suivies de deux autres en 1781.
A la paix, ce qui restait en France du régiment de Metz fut envoyé à Strasbourg, où toutes les compagnies se trouvèrent réunies à la fin de 1784. En octobre 1786, le régiment fut à Besançon et Auxonne, où il se trouvait encore lorsque la révolution éclata.
Pendant les guerres de la République et de l'Empire, le 2* régiment d'artillerie à pied envoya ses compagnies aux armées d'Allemagne et d'Italie. Il eut, pendant cette période, pour colonels, MM. Chapel, Despinassy, Simon Fautrier, Demanelle, Lenoury et Doguerau aîné. Licencié en 1815 à Rochefort, le 2 e régiment d'artillerie à pied a été réorganisé l'année suivante avec le fond de l'ancien et des compagnies de canonniers tirées des départements de la Marne , de l'Aube , de la Moselle, de la Meuse et de la Haute-Marne.