‹ Histoire de l'ancienne université de GrenobleChapitre 3 sur 3 · UNIVERSITÉ IHS GB£N<»LE. H · texte numérisé non relu

UNIVERSITÉ IHS GB£N<»LE. H

maison. On pourra juger de ce que ces honoraires vaodraiéQt à présent» par la différence des loyers de la maison, qu*après bien des recherches nous ayons découvert être située dans la rue Saint* Félii de Valence , et appartenir aujourd'hui à madame veuve David, de Grenoble. Elle fut louée, en 1567, pour Cujas, 70 livres , et aujourd'hui elle produit plus de 600 francs , ou hoit à neuf fois plus qu'en 1667 '''^

U faut Fayouer, c'était un bien singulier motif que le défaut de ressources que la ville de Valence faisait valoir pour demander la suppression de Tuniyersilé de Grenoble. Il dut néanmoins être dn plus grand poids auprès de Montluc®^"^"^, à cause de son estime et do son affection pour Cujas, qui étaient telles, que, pour aider la ville de Valence , il lui abandonna , pour tout le temps que Cujas y professerait, 200 livres de pension qu'elle lui faisait annuelle* ment'^. On conçoit, d'ailleurs, que Mootluc dût être fort empressé d'attacher à l'université dont il était le chef, en qualité de chan* qelier *^* , un savant déjà placé par l'opinion la plus générale à hi tète des juriscô¥sunës de ce siècle, et qu*èn même temps cette r épii t ati o n de ^ujas dût également, au conseil d'état, concourir i faire pencher la balance en faveur de l'université à laquelle il s'agrégeait.

Aussi , quoique la cause de l'université de Grenoble fût for* tifiée de l'avis des tribunaux suprêmes et de celui des états de la province, le 16 juin 1567, ou quelques jours à peine *^ après

^* Aujourd'hui, c'est-à-dire en 1821, date de notre première édition. ( Voy. ci^eyant, note 29**, page 16. )

^** Il concordait, d'aillears, avec le motif principal de Tédit d'union, ex-t posé ci-devant, note 89, page 41.

*^ Reg. Mtê. de Vaknee, 11 jub Itt^.

'®* Yoy. ci-der., note 82, page 39; — Scaligerana secunda, mot JR$etmr, page 830.

*^ Yoy. d. Reg, Mss. de Valence, 6 juillet 1567; — Chômer, Hitt, gén., ij, 612; — surtout sac ou liasse 176, pièce l'^. (Âddit,) Le parlement de Grenoble n'enregiatra Tédit d'union qu'en 19T7,

Tarrivée da député de Valence à Paris , l'opposition de b ville de Grenoble fut rejetée par le conseil d'état^ et Fédit d'union maiiH tenu avec tontes ses conséquences ; et aussitôt qu'on en eut l'avis oflSciel à Valence, le 6 juillet, on ratifia la conduite passée avec Cujas, qui se rendit bientôt dans cette ville.

III. On voit que c'est surtout à la protection puissante de Montluc que l'université de Valence dut son triomphe. Plusieurs documens le prouvent : tels sont, d'abord, la délibération prise par le conseil de Valence, le 22 mai 1567, où l'on s'en rapporte à Montluc pour le traité fait avec Cujas, et où on lui envoie un député à Paris pour solliciter l'union, et une lettre de ce dépnté, du 4 juin suivant, on il annonce qu'il a trouvé monseigneur l'évéque dans de bonnes dispositions touchant l'union des universités et la conduite passée avec M. Cujas*®' Telle est

aussi une lettre du député de Grenoble à Paris (Bectos de Valbonais, premier consul), datée du 28 juillet précédent, 1566, où, parlant d'une entrevue avec le maître des requêtes rapporteur du procès, il dit qu'il en espère bonne justice, quoique le crédiê de monseigneur de Faïence soit grand^^.

Ce crédit était assez naturel. Issu d'une des plus illustres familles de l'Europe, celle de Montesquiou-Fezenzac'®'^, frère et père naturel de deux maréchaux de France, Jean de Montluc

et à la charge que , sar les anciens deniers da sel affectés à raniyersité de Grenoble et transportés par l'édit à celle de Valence, on prélèyerait chaque année 300 liyres, pour entretenir deux régens qui enseigneraient les bonneê lettres à Grenoble. ( Sac ou liasse 17 6 , pièce 1^. )

Il s'éleya sur ce point diyerses difficultés entre les deux yilles , difficultés qu'elles terminèrent en 1582 , par une transaction où celle de Valence s'engagea à payer à celle de Grenoble une indemnité de 3000 liyres ( sac 914, liasse 1'*, pièce 14) f et où celle-ci se départit de toute opposition au paiement des mêmes deniers.

<^ Reg. JVfM. de Valence, 22 mai et 11 juin 1567.

«0* Voy. cette lettre, sac 914, liasse 1", N.° 10.

^^> Voy. MouRi, mots Manthie et M(mte$^iou,

UISIVERSITË DE GRENOBLE. 47

était conseiller au conseil privé ^®"y ce qui équivalait aux fonctions actuelles de ministre d'état, et il était génél'alement regardé comme un des hommes les plus éloqtiens et les plus habiles do

son temps. On lui confia à Fintérieur du royaume , même sur la fin de ses jours y quoiqu'il eût encouru la disgrâce de Henri III , les affaires les plus difficiles *^\ et, à Textérieur, les négociations les plus épineuses. Il fut chargé de seize ou dix-sept ambassades différentes ^^^, dont deux en Turquie, autant en Pologne, à Rome

*^ Il l'était depuis environ lt(59, car Cujas, dans sa défense de Montluc {Prœscriptio pro Montliicio), composée yers la fin de 1574 (voj. notre Histoire de Cujas, Éclaircissem,, § 5, N.^ 29, page 472 ), dit qu'il y a quinze ans qu't/ est du conseil priré. ( Yoy id. Opéra, édit de Fabrot, yiij , 1262. )

On Toit aussi , par ces expressions de Cujas , que MonUuc était encore du conseil priré à la fin de 1574. Néanmoins , M. Dufau ( Hist, génér. de France, 1820, tome I , page 39 ) ne le comprend point dans la liste des membres dont il dit que ce conseil fut composé par Henri III pendant son séjour à Lyon , c'est-à-dire pendant septembre, octobre et la moitié de novembre 1574. (Yoy. Lett, dans les addit. aux Mémoires de Castelnau, iij , 440, 442, N.^* 138 et 143.) C'est une omission. L'assertion de Cujas est confirmée par Matthieu, qui, en citant le règlement de Henri HI, indique l'évéque de Valence au nombre des conseillers autorisés à rester dans la chambre du roi lorsqu'il y entrait pour délibérer avec ses ministres. (Yoy. id., tome I, page 403; — SBC0CS8B, Aead. des Inscript., xyij , 662. )

^^^ Entre un grand nombre de commissions dont nous avons la note , nous nous bornerons à citer celle de la surintendance générale de police , justice , finances et octrois des yilles dans le Languedoc , qui lui fut délivrée par des lettres-patentes du 12 janvier 1578 ( quinze mois avant sa mort ) avec la mission délicate de pacifier les troubles de religion dans cette province. (Yoy. D. Yaissettb, Hist, du Languedoc, tome Y, page 368. )

Ce fut l'élection au trône de Pologne qui priva Montluc de la faveur d'Henri in, parce que ce monarque ne la regardait que comme une espèce d'exil. ( D'ÀUBiGNÉ, Hist,, liv. U, chap. H, tome II, page 667. )

^^ Le Laboureur {Addit. aux Mém, de Castelnau, liv. H, chap. Y, tom. I, pag. 427) et Moreri (mot JHontluc) disent seize ambassades : Montluc, dans sa seconde harangue aux Polonais , semble en compter dix-sept. ( Yoy. idem, dans La Popblini^rb, Hist. de France, in-f.*', 1581, liv. XXXY, (.° 172.) Au reste , les historiens n'en indiquent pas un plus grand nombre ; d'où il résulte que sa carrière diplomatique se termina avec sa seconde légation en Pologne.

( Addit. J Nous avons découvert une copie ancienne ( sac 914 , liasse 3 , pièce 23 ) du diplôme constatant que le grade de docteur en droit a été conféré k

48 HISTOmS DE L'ANCIENNE

et en Angietenre; d*aatres en Hongrie, â Venise, en ÉeoMe, en Belgique, etc. '^. Pendant sa seconde ambassade en Pologne, on cinq ans après Tanion de Taniversité de Grenoble à celle de Va* lence, il parvint, malgré les pins grands obstacles, à faire nommer roi de Pologne, le duc d'Anjou, depuis Henri UI '*^.

Remarquons, en passant, une nouvelle ou plutôt de nouvelles erreurs des biographes. Chaudon, tout bénédictin qu'il était, 1^ désigne dans son Dictionnaire historique portatif , devenu dans la suite importatif ^ si Ton peut parler ainsi, cette seconde ambassade de Pologne comme la première des seize ou dix-sept ambassades de Montluc, et ce fut justement la dernière***; 2^ il lui fait donner par le roi, en récompense du succès de la même ambassade, Févéché de Valence, et Montluc avait cet évêché depuis vingt ans**' I

Montluc par runiyersité de Grenoble, le 3 des ides ( 11 ) de juin lttK7. H y est dît qu'il araît alors rempli huit légations , sayoir : une en Grèce , deux à Rome , une à Venise, une en Angleterre, une en Belgique, une en Pologi^e, une en Ecosse.

'^ CuJAS, Prœscriptio pro Montlucio, d. p. 1262.

«io Yoy. La Porblinièrb, ibid,, f.^ 162 et shît.; — les deux harangues de Montluc, ibid,; — Chotsnin, Diêcours, etc., pour Véleetian du roi de Pologne,

*" Yoy. ci-devant, note 108, page 47.

'<* n y fut nommé en ltt53. (CoLumi, De rébus gettis episcoporum VaUf^ tinorum, pag. 214. )

Les mêmes erreurs sont dans le Dietionnaire de PauDHOMMB , mot Montluc ( après avoir parlé de l'élection de Pologne , il annonce que Montluc fut ensuite ùommé ambassadeur en Italie, en Allemagne, en Angleterre, en Ecosse et à Constantinople), et elles ont été reproduites par son continuateur Goigous. M. de Lacretelle, dans son Bistoire de France, oayrage d'ailleurs si recom- ■landable, s'est également trompé lorsqu'il dit (lir. YU, tome II, page 300) que Montluc « ayait déjà, en semant l'or et les promesses, gagné un parti » nombreux au duc d'Anjou , lorsqu'on apprit ( en Pologne ) , mais ayec àes » détails confus , le massacre général des protestans en France. » Nous yoyons, aoit dans la PoriLmites (Ky. XXX, f.^ 85), soit dans Chotsnin {Discoure déjà cité , f.<* 8 et suiy. ), soit dans db Tnoir ( lib. IHI, ad ann. 1572 , p. 841 ) que Montluc , quoique parti le 17 aoàt , arrêté à chaque instant dans son voyage

Un autre cvénemeot nous fournit encore une preuve plus forte du crédit de Tévéque de Valence. Diaprés le droit romain^ la succession des enfans morts sans descendans et sans frères ou sœurs germains appartient, après la mort de leur père, à leur mère, à Texclusion de tous les parens paternels des enfans ^^'. Biaise de Montluc^ frère de Févéque, avait assuré ses biens, situés en pays de droit écril, à son fils Pierre, en le mariant à Marguerite de Gaupène. Pierre périt dans une expédition contre File de Madère, en 1665, laissant un fils en bas-âge. L'évéque, voulant empêcher, en cas que son petit-neveu mourût jeune, que les biens des Montluc ne passassent à la famille de Caupène, eut assez de pouvoir pour &ire. rendre, au mois de mai 1667, un mois à peine avant Farrôt d'union des deux universités*^*, un édit connu sous le nom d'édit de Saint-Maur ou édit des mères ^ par lequel , au mépris des lois romaines , consacrées par un usage de

par une multitude d'obstacles » ne put arriyer en Pologne que le Itf octobre ; que, tombé malade à Ëperaay, il avait appris, ayant d'être sorti de la Champagne , la nonyelle de la Satut-Barthélemi, et que cette nouvelle était répandue dès long-temps ayant qu'il eût atteint les frontières de Pologne ; qu'elle mit même Choysnin, par qui il s'était fait devancer , dans une position trèsembarrassante ; que tout ce que put faire Choysnin, ce fut d'obtenir qu'op ne condamnerait point le duc d'Anjou ayant d'avoir entendu le boiteux , c'est-àdire l'évèque de Valence.

<» NovelU 118 , chap. II.

^^* Quatre mois auparavant, ou en janvier 1567, il avait obtenu du roi des lettres de légitimation pour Jean de Montluc de Balagny, son fils naturel. ( Voy. MoRBHi, mot Montluc; — Dreux du Radier, Biblioth. hist, du Poitou, ij,399.)

Cet acte est une preuve non moins décisive de l'étendue de son crédit en ltf67, puisque les enfans des prêtres étaient rangés dans la classe des enfans incestueux, et qu'il est de règle que les incestueux ne peuvent point être légitimés. Mais, quelque illégal qu'il fût, il effaça le vice de la naissance de Balagny. 11 fut depuis maréchal de France, et il épousa deux femmes appartenant à des maisons illustres. Renée de Clermont d'Amboise et Diane d'Estrccs de Cœuvres. (Morbri, ibid. )

iV. B. L'édit de Saint-Maur a été rapporté en 1729.

»0 HISTOIRE DE L'ANCIEMVE

plusieurs siècles , on réservait aux parens paternels les biens qui étaient parvenus aux enfans, du chef de leur père.

Si nous adoptions de confiance les époques indiquées par les biographes 9 tels que Moreri, l'auteur de la partie historique de Y Encyclopédie y Chaudon, Goigous^*^^ nous ne comprendrions rien à cette espèce d'intrigue dont nous devons les détails curieux an président de Thou, parce que, faute d'avoir examiné avec soin son récit de l'expédition de Madère , ils ont reculé à l'année 1568 la mort de Pierre de Montluc**^, tandis qu'elle a, au contraire, précédé de deux ans le fameux édit de Saint-Maur **^

115 Voyez ces biographes, mot Montluc\

**® Ce qui a pu induire en erreur Moreri et ses copistes ou imitateurs, c'est que de Thou a placé dans son livre XLIY, où il rapporte les événemens de d{S68, le récit de l'expédition de Madère ; mais, en lisant avec attention ce récit, ils auraient facilement reconnu que de Thou le fait remonter à l'an 1565. En effet, au commencement du livre (édit. 1620, ij , 530 ) il parle du retour de Dominique de Gourgues , de son expédition en Floride , retour qui eut lieu le 6 juin 1568 ; mais, avant d'en donner les détails, il juge à propos, dit-il, de parler d'autres expéditions antérieures faites aux Indes. Alors il ifaconte celtes de Ribaud, qui eurent lieu en 1562, 1564 et 1565. Ensuite il passe à celle de Montluc à Madère , en disant qu'elle se fit eodem anno , expressions qui se rapportent évidemment à 1565, et que Moreri aura cru indiquer 1568. Ce qui prouve d'ailleurs qu'il s'agit de 1565, c'est qu'il dit l** qu'elle se prépara après l'entrevue des cours de France et d'Espagne à Bayonne, qui eut lieu précisément en juin et juillet 1565 {ibid., lib. XXXVII , pag. 321 ) ; 2® que c'est après cette expédition et celle de Ribaud qu'on entreprit celle de Gourgues ( il en commence le récit à la fin de la page 537 ) , qui partit le 22 août 1567 (page 538), pour rentrer le 6 juin 1568 (page 539).

(Addit,) Gourgues fit en effet son expédition à cette époque. ( Chronique Bourdeloise, par Gab. de Lurbe, in- 4°, 1619, f.° 41. )

**^ Il est bien clair que si Pierre de Montluc n'eût péri qu'en 1568 , l'ëvéque , son oncle, n'aurait pas eu intérêt à faire rendre, en mai 1567, l'édit de Saint- Maur; car assurément il n'aurait pas pu prévoir alors que son neveu serait tué l'année suivante.

Ces mesures extraordinaires annoncent, au surplus, qu'il y avait entre les frères Montluc une union fort étroite , ce qu'il serait difficile de concevoir si l'on admettait ce que dit M. de Lacretelle {Histoire de France, ij, 16) que « le maréchal de Montluc, dans ses Mémoires, ne parle jamais de son frère, » Tévèque de Valence, dont il condamnait sans doute les opinions et la poli-

Le emisèii de viile de Grenoble n'ayait pas un protecteur aussi puissant que Montluc. II ne fut informé que tard de Tarrôt d'union. La première assemblée où Ton parle de démarches à faire pour conserver l'université est postérieure de trois mois, c'est-à-dire fut tenue le 12 septembre 1567/^^; mais, le 29 du même mois, la seconde guerre civile religieuse éclata dans tout le royaume. Il fallut s'occuper de soins plus importans jusqu'à la publication de la paix, ou plutôt de la trêve du 23 mars 1568, connue sous le nom de paix boiteuse ou mal assise **^.

On fit aussitôt des réclamations. Nous avons découvert, dans les archives de la mairie, une feuille chargée de ratures et apostilles, intitulée Mémoires à présent dressés **°, pâques 1568, et pâques fut le 18 avril. Nous y jetterons un coup d'œil, parce qu'elle donne une idée des opinions et de l'esprit du temps *'

» tique » Mais c'est une erreur. Le maréchal parle, au contraire, à

diverses reprises, de son frère. Ainsi ( tome II, liyre yil^ f.^ 166, édit. 1593 X, il annonce qu'au mois de septembre, ayant la bataille dç Montcontour, c'està-dire au mois de septembre 1569, réyéque était à Gaure; au mois d'octobre suivant (f.° 172), à Lectoure; au milieu de décembre (f.^ 182L), à Bordeaux. ^;, Ainsi, en racontant les événemens de 157(^, i} dit qu'au mois de juin l'évéque se rendit encore à Bordeaux , aûn de chercher à se procurer des fonds pour l'expédition de Béarn projetée par le maréchal ( f.^ 190 ) ; que celui-ci ayant été blessé à l'assaut de Rabasteins ( 23 juillet), l'éyéque ne le quitta jamais,^ jusqu'à ce qu'il le vit hors de danger ( f.^ 212 )

**® Reg. Mss. de Grenoble, d. date, f.° 47.

'*® C'était par allusion, soit au peu de durée de cette paix et à l'inexécntion de ses conditions, soit à ses deux principaux négociateurs, dont l'un, Armand de Biron, depuis maréchal de France, était boiteux, et l'autre, Henri de Mesmes, était seigneur de Mal- Assise. (Yoy. de Thou, ad ann. 1568, lib. XLII, in fine; — Moreri, mot Mesmes (Henri de); — Journal de V Étoile, édit. 1744, tome I, page 35, note de Lenglet. )

'^ Ils sont dans le sac 914, liasse V^, pièce 13.

'^* Ce mémoire est d'autant plus remarquable qu'il a été dressé et écrit par le procureur-général Bûcher, comme nous venons de nous en assurer par une comparaison de l'écriture arec celle de diverses pièces, comparaison que nous n'avions pu faire lors de notre première édition.

nt BISTOIBE BE L'ANOENNE

On j observe â'abord que ranWersité est un prnib^JCOardé à la yille de Grenoble , et qne tous les privilèges furent consacrés par le transport du Dauphiné en 1349.....; mais pour que ce moyen pût foire quelque impression, il n^aurait pas fallu, comme on le fit, se borner à citer Tédit do dauphin Humbert, de 1340, il aurait &llu insister sur la disposition déjà rapportée (ci-devant, p. 8) de redit du 26 juillet 1339, savoir : qne l'université créée serait perpétuellement fixée à Grenoble, ut in ea essent perpétua generàlia étudia utriuequejurie, medicÙMB et artium.

Après avoir ensuite rappelé la restauration faite en 1542j^r le comte de Saint-Pol, Tédit de confirmation donné en 1647 par Henri II (voy. ci-devant, p. 10 et 20), avec la clause en tant que de besoin, qui laissait subsister dans toute sa force la création primitive du dauphin, on passe aux moyens qui, dans ce temps, devaient être les plus décisifs.

« Les écoliers catholiques, y dit-on, ne voudraient aller, ni » leurs parens les laisser aller à Valence, où les deux principaux » régens, MM. Cujas et de Bonnefoi, sont de prétendue reli-

gion*",

Nous remarquerons, au sujet de ce passage, 1*" que Texpérience

'** On y reproche aussi aux Yalentinoîs d'avoir fayorisé la réforme, et, entre antres, de n'aroir pas démantelé leur ville, comme le roiTavait ordonné.

Le premier reproche pouvait paratlre fondé au moment où l'on dressa le mémoire, c'est-à-dire le 18 arril 1568, puisque la paix du 23 mars précédent n'avait été publié à Valence que le 15 avril , ce qu'on pouvait aussi ignorer à Grenoble le 18, et que le chef des protestans, Miribel, n'avait point encore remîa les défis de la ville ( oe ne fut que le 19 ) . Yoj. Reg, Mst, des oonduiions de VaUnee, 12, 15 et 19 avril 1568.

Quant au second reproche, Chorier {Histoire génér., ij , 601 ) et M. Dufau {Histoire de France, xxx, part. II, page 23) disent, au contraire, sous l'an 1565 > que les fortificatiotis de Valence forent démantelées. Ces deux assertions opposées pourraient se concilier, en adniettant que les forti&cations de Valence ftirent réellement démantelées , mais seolement après la paix de 1568 ; de sorte que Chorier et M. Dufau ne se seraient alors trompés que d'époque.

UNIVERSITÉ OE GRENOBi^. ^^

proiiva bientèt la fatilitë de robjectioti, car les leçons de ^jas

attirèrent à Valence un nombrçprodijâcax^^ 3^ que ce passage prouve que la réiigioki dé Cnjas, sur laquelle les biographes modernes sont encore partagés, était au moins alors un problème , puisqu'on lui attribuait les mêmes opinions qa'â Bônnefqi:^ £rotestant déclaré , qui échappa avec peine aux massacres de la Saint-JBarthélemi, et alla finir ses jours à Ge*

nère*".

'^"tToT observe ensuite, dans le mémoire, qu'on doit toujours craindre du désordre à Valence; que, par exemple, dit-on naïvement, « M. Hottoman, principal régent en 1566, qui était de » prétendue religion, y reçut un souflSet, puis s'en alla avec

» cela"',

On termine par soutenir que les élèves seront mieux à Grenoble , où il 7 a de plus éminens personnages.

Ce qu'il j a de plus curieux dans cette pièce, ce sont les moyens qu'on indique à la fin comme devant être employés pour réplique aux objections de Valence. Ib montrent qu'on espérait surtout tirer grand avantage de Thérésie des professeurs; dàr» prévoyant que les Valentinois pourraient rétorquer rargoment contre Grenoble, on dit qu'il faudra répcmdre que « MM. Athé* » née **^*, Riquier, de Boissonne et de Govéa , et autres docteurs

'^ Vby., sur ces divers points, notre Histoire de Cujas, à la. suite de notre Histoire du droit, Éclaircissem,, S§ xj eTxxîjVpàg. 529 et suit, 591 et suir. ;

'"^ Il est certain qu'flottomân cpitta Yâlence à la fin de 1566, pour aller professer à Bourges , où il fut appelé par Marguerite de France, duchesse de Sayoîe et de Berri, et par le chancelier de l^Hospital, en remplacement de Ctojas, que la duchesse avait aussi appelé à Turin. ( Voir la même Histoire, page 390. ) Cela résulte de la vingt-troisième préface ou épttre d'Hottoman , datée du 13 arril 1567, et où il annonce qu'il est à Bourges depuis quelques mois. ( Voy. d. préf., pag. 26, in oper. cgusd«, tom. III, in fine, édit. 1600.) Mais nous ne trouvons nulle part rien qui soit relatif à Taventure fâcheuse indiquée ci'^lessus.

* Voy. ci-dev., texte et note 38% page tO,

54 HISTOIRE DE L'ÂNCIEI>ïN£

» étrangers de l'université de Grenoble, allaient tous à là » messe"***. »

Mais comme une simple allégation n'eut pas été de grand poids par rapport à Gribald, à cause de l'éclat qu'avait eu son expulsion, et par rapporta Loriol, qui devait être bien connu à Valence, où il avait professé plusieurs années, on invite à donner sur leur compte les explications suivantes :

« Les enfans et domestiques de M. Loriol allaient tous â la » messe, et de lui ne s'est vu sortir aucune cbose onéreuse^ ni » qu'il suivît oncques l'exercice de prétendue religion, fors qu'il » était fort solitaire , et ne se montrait guère qu'à sa leçon *•****. »

Voilà tout à la fçis et un aveu naïf de l'hétérodoxie de Loriol , et un éloge de sa manière d'agir; car la circonspection et l'exactitude sont certainement de grandes qualités, dans un professeur.

« M. Moffa, » poursuit'On (il faut se rappeler que Mathieu Gribald s'appelait aussi Moffa, et qu'il était seigneur de Fargies, sur le territoire de Colonge, au pays de Gex , appartenant alors au canton de Berne), « M. Mofia, durant sa. première conduite, en » 1543 et 1544, allait toujours à la messe : à la dernière, en » 1560 ^*^****^ il disait ne. pas oser, pour ce. que ses biens étaient » sous les Bernois, auprès de Colonge, qui les lui eussent ùtés. »

Nous doutons beaucoup qu'un tel motif eût justifié , auprès de la cour de Charles IX, les Grenoblois d'avoir accueilli et soutenu Gribald. Les protestans , il est vrai , tout comme les catholiques ,

^^** On aorait pu ajouter cpills donnaient le pain bénit, espèce de deyoir des catholiques aisés ; du moins on trouye trois listes des membres de TuniTersité qui l'avaient donné , dont deux datées de 1555 et 1557, et portant toutes les trois le nom de Govéa. ( Sac 570, liasse 1""^, pièce 13; sac 914, liasse 3, pièces 18 et 41.)

i«5*** Qn pourrait induire de ces expressions que Loriol n'existait plus, et comme, d'une part, elles semblent indiquer un temps déjà un peu éloigné, et que, de l'autre, Loriol yivait encore en juillet 1567 (voy. ci-dev., pag. 43 et 44), sa mort, dans cette hypothèse, aurait eu lieu yers la fin de 1567.

*»'"" Voy. ci-der., pag. 12, 25, 27.

lorsguMIs dominaient dans un pays , saisissaient ou taxaient les biens de lears adversaires pour les frais de la guerre : lès registres de Grenoble et de Valence en font foi*'*; mais les cantons suisses, loin d'avoir la guerre avec la France , étaient alors ses alliés ; et leurs troupes, le 29 septembre 1667, sis mois avant la rédaction du mémoire, avaient sauvé Charles IX que les protestans, commandés par le prince de Coudé, avaient été au moment d'en* lever *".

< On termine ce mémoire par dire qu'il faudrait faire une requête lugubre au roi, pour demander le maintien de l'université et la jouissance des revenus accordés sur les gabelles.

Nous ignorons si ce mémoire singulier fut présenté au roi; nous voyons seulement qu'en 1676 Henri 111 continua à l'université de Valence le prélèvement de 2,000 livres sur les gabelles, dont précédemment la moitié était donnée à l'université de Grenoble*'®; qu'en 1679, Catherine de Médicis étant venue à Grenoble, OR réclama vainement auprès d'elle le rétablissement de l'université , et que le connétable de Lesdiguières ne réussit pas mieux dans la suite ''\

Mais le peu de succès de ces démarches ne porte aucune atteinte à là légitimité des titres qu'aurait pu faire valoir la ville de Grenoble, tels que l'édit de 1339 , et il ne prouve pas non plus que l'université n'y fût point bien placée. L'expérience avait démontré le contraire pendant vingt-cinq ans , puisque les élèves y affluaient au temps de Gribald et de Govéa. Si celle de Valence

*** Ainsi, à la fin de 1567, les réformés s'étant saisis de Valence, faisaient peser les frais de la guerre, dans cette yille, sur les catholiques, et ceux-ci, restés maîtres de Grenoble , les y faisaient supporter aux protestans. ( Voy . Reg. Hss, des conclusion» de Valence, 8 décembre 1567 et jours suirans ; — Jdem de Grenoble, 26 décembre 1567 et jours suiyans, et 19 fcrrier 1568. }

«« De Thou, Histor., lib. XUI, ad ann. 1567.

iM Transaction de 1582, sac 914, liasse l'^ pièce 14.

*^ Chorier, ffist, génér., ij, 688, 612.

acquit bientôt une grande réputation sous le professorat de CujaSy ce fot précisément à Taide des secours que lui fournît la suppression de l'université de Grenoble, puisque, sans cela , d'après Taveu de son conseil de ville, elle n'eût pu mettre à sa tète lejapu^ juriscon sult e du moode.

Il est probable d'ailleurs , et c'est aussi l'opinion générale dans nos pays, que jamais les autorités administratives et judiciaires de Grenoble ne renoncèrent aux droits de leur ville, et que, de temps à autre, elles essayèrent de faire entendre leurs réclamations au gouvernement **".

11 y prêta enfin attention vers le commencement du XYIII^ siècle, lorsque la décadence de la première université du ressort de notre ancienne cour supérieure, Valence, et la nullité complète de la seconde , Orange , prouvèrent par des faits matériels combien l'on s'était trompé sous Charles IX , lorsqu'on avait supprimé celle de Grenoble.

Dès le 13 septembre 1732, sous le ministère et d'après l'impulsion de l'illustre chancelier d'Âguesseau, un arrêt du conseil créa une commission pour examiner l'état des deux universités. Elle fut composée du premier président et du procureur-général au parlement de Grenoble, MM. de Grammont et Vidaud de la Bâtie, de deux conseillers à la même cour et de l'intendant de la province de Dauphiné, M. de Fontanieu, et l'on ordonna aux deux univer-» sites de lui remettre leurs titres et leurs registres de dix années. La

'^ C'est ici que finissait notre premier travail, lorsque nous le soumîmes à la Société des sciences et des arts de Grenoble, le 23 septembre 1819. Les faits suirans ont été puisés pour la plupart dans le compte rendu de M. de Sauzin et dans le mémoire do parlement de Grenoble (Toy. ci-après, p. K7), imprimés en 176tf par ordre de cette compagnie , et intercalés ensuite dans le tome XXIV des édits par elle enregistrés ( Grenoble, in-4^, cbez Giroud ); compte et mémoire que nous allons citer, et qui nous furent indiqués, après la séance, par M. Jourdan, membre de la Société.

Au reste, nous ayons aussi iaità ce qui précède beaucoup d'additions, surtout aux notes, d'après diverses recherches postérietures à la première lecture.

UI^lYERSIXË DE GRËNOBLIÇ. t»

€omtiiÛ6ioa, après avoir en vam atteoda la remise de cenx de, Valeticei douna, le 30 août 1738, son avis, dont la conclusion élait qu'il fallait supprimer Funiverûté d'Orange, et transférer, celle de Valence à Grenoble.

Les deux universités réclamèrent à leur tour, conune n'ayant pas été entendues. On renouvela la commission en 1742. MM. de Sauvignj et de Piolenc y furent substitués à MM. de Fontanieu et de Grammont. L'université de Valence lenr envoya, au mois de février, des députés avec ses titres. Enfin la seconde commission donna, le 12 février 1744, un second avis en tout conforme à celui de la premièreé

Malgré cette autorité imposante, et quoique le dépérissement des études a Valence devint chaque jour plus sensible , et qoe le pariement fit de temps en temps quelques tentatives , les dbioses restèrent dans le même état jusqu'en 1764.

Il en essaya une nouvelle cette année. Par arrêtés des 24 juillet» 6 sept^nbre et 28 novembre, il chai^ea M. de Sauzin, un de ses conseillers, de faire des recherches, et de lui présenter un rapp^urt snr la même matière. Ce magistrat, aidé des documens qu'il tromra dans l'avis de la seconde commission ''®, soumit son travail anx

*^ n aroue ( page 21 ) que l'ayis de la eommîssion lai fut fort utile pour l0 précis historique par lequel il commença son rapport od compte rendu.

Ce précis historique énonce quelques-uns des &its que nous ayons rapportés au commencement de notre trarail ; mais il garde le silence sur presque tout ce qui s'est passé au XYI^ siècle, entre autres, sur les éyénemens relalifs k renseignement de notre uniyersité, à ses professeurs, à son union à celle de Valence, etc., etc. Enfin , dans le petit nombre de ceux qu'il rapporte, il y a des inexact titudes. C'est que, chose assez étrange, les commissaires, et successiyement M. de Sauzin, se sont bornés à consulter Yalbonnais et les titres remis par les uniyersités de Valence et d'Orange. Ils n'ont compulsé ni lés auteurs contem^ porains, ni même les registres de la mairie de Grenoble qui étaient pour ainsi dire sous leurs mains. Il est yrai que, pour y découyrir les faits retracés cideyant, nous ayons été obligé d'examiner les délibérations d'une trentaine d'années, où ils sont épars, examen que la mauyaise écriture et les abrériationa du temps, l'obscurité des rédactions, etc., ont rendu très-long et très-difficile.

i» HISTOIRE DE L'ANOEXXE

ekambres assemblées, le 1 1 décembre 1 764» Eftfin, le 20 mars 1 7€5,> le parlement présenta an roi un mémoire où» adoptant d*abord une opinion précédemment émise par le cbanoeKer d'Agnesseau ''*^, i( proposait de supprimer les àemx, universités d*ûrftnge et de Va^ lence, et d*en créer une é Grenoble poui^ les remplaeer.

n demanda ensuite, dans ki cas où Pon trouverait trop dij diflkulté à cette opération, de supprimer la première uoi?ersité et de transferer la deuiième à Grenoble, et, en dernière analyse, si les suppressions répugnaient trop, de créer une troisième uni-^ Tersité à Grenoble.

Les motifs, soit du mémoire du parlement, soit du rapport dô M. de Sauzin, sont, entre autres, quie la sitliàtion des déox unirersités de Yalence et d'Orange est yraiikient déplorable; que la première, depuis Térection de l'uniTèrsité de Turin, sortouc depuis celle de la faculté de droit dé Kjôn, en 11^23, réduite à quelques dères du pays, est tombée dans un état d^ langueur dont eHe ne s^est phis relevée; qu'à celle d'Orange, dès le XYP siècle, on ne faisait pas « et on ne fait jamais à présent aucune » leçon; que les actes s'y réduisent exactement à ceux que té^ w pèlent, à Fimproviste et en courant, les voyageurs à qui Foà » confère des degrés : le reste des examens et des études est feint » et simulé *'\ »

Cette démarche, encore plus imposante que celle des commissions de 1738 et 1744, surtout eu éfpird à ce que les mémoires du parlement et de M. de Sauzin furent rendus publics par la voie de riropression^ n'eut pasuéanmoins plus de succès. Les mémoires furent oubliés; l'université d'Orange ne reprit point ses leçons; le nombre des élèves de celle de Valence ne s'accrut point ; car , au moment de la révolution , Ton y en comptait à peine une dou-

<^ Atnsî, FéUblMseBieiit d'une éeo\e de droit à Grenoble aea sa fayeur le suffrafe du plus grand magistrat du XYIU^ siècle.

*^' Dliémotre du parlement , pag. 51 et 52«

rNiVERSITË DE GR£!<fOBL£. ï^

jtaitiÇ) quoiqu^te'eùt 3e»pit)fe8Min daplas^raiidniénybe-^^^'et tontes les deux ne oontimièrëiit pas: moins, jusqn^à looi^ si]|i|Nr6taoD J à conférer les grades, dits per scMum^ à tous les particuUen qui en atait la Hintaiisie ôli le besoin réFaaxquels leurs aCEaires permettaient de séjounier dans ces yilles pendant les deux jours qui suflSsaient aux eérémotiies dés inscriptions, des- exiUBtcfeis et^ea actes"'.

Au reste , la justice des réclamations du parlement de Grenoble a été depuis prouvée de la manière la plus décisive par Fétat florissant de la nouvelle école de droit de cette ville. Dès son érection, vers 1805, sa prospérité est toujours allée croissant, quoiqu'on y '^'^iënu à l'observation des règles, soit quant aux inscriptions, soit quant à Fassiduilé des élèves, soit quant à la rigueur et à la publicité des examens et actes, avec une sévérité bien opposée au

'" Entre antrcK M. Planel , actaellement doyen de Ik faculté de droit de Grenoble.

(Addit,) Lors de la réorganisation de cette faculté en 1824 (Toy. ci-der.» note 3*, page 6), cet excellent professeur fut mis à la retraite (il est mort le 14 décembre 1828, à l'âge de soixante et quinze ans), et il en fut de même de feu M. Pal , sous-doyen , et non moins habile dans renseignement.

M. Planel a publié une Di$$9Tt(Ui(m sur la donation de» biens présens et à venir, dans le rapport de la substitution en faveur des enfans nés du mariage. Grenoble , 1816 , in-^.

On peut encore citer au nombre des professeurs dont Tuniversité de Valence se glorifiait arec raison :

1° M. Brohard , auteur d'un Commentaire sur fédit des hypothèques do 1771 , mort en 1787 ;

' 2^ Antoine Marrille, à qui Ton dut, au XYII^ siècle, la réTision et la publication d'un des ouTrages les plus sayans et les plus utiles, soit pour le droit, soit même pour l'histoire , le Codex Theodosianus de Jacques Godefroy. Lyon, 16dtf, 6 yolumes in-f.® (Voir, au sujet de cet ouyrage, Stritvb, Bibliotheeajurisselecta, in-8^, 1756, p. 31.)

*^ Nous pouyons l'assurer d'après un témoin que nous deyons bien connaître ( yoy. note À, pag. 64 et suiy. de notre Discours sur Renseignement du droit, 1838 ) . Au surplus , ces abus s'étaient introduits dans la plupart des uniyersités bien long-temps ayant les réclamations du parlement de Grenoble, et le gouyemement, ayant la réyolution, ayait le projet d'y remédier. ( Voy. même Discours, pag. 32 et suiy. )

.-Ni-

éè HISTOIRE DE L'AKCIEEINE CNIVBBSITÉ DE GRENOBLE.

felâchenieat étrange, ou ^atôt aeandaleai: *''% qui s'était depuis si kNig-temps glissé dans presque tontes les anciennes académies du royatime.

«K« (^ette remarque s'applique aussi, surtout poar ce qui concerne lea esamens et les actes , à l'école de droit de Paris. (Yoy. même IHseçurs, p. 49 et suiv.y et p. 72 et suit. )

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