‹ Histoire de l'antique cité d'AutunChapitre 19 sur 43 · MONT-DRU · texte numérisé non relu

MONT-DRU

13 Cour de syuman.

14 Terre de vallone. Ces deux propriétés , régies

par un decanus, dépendaient de St. -Martin d'Âvallon , dépendant lui-même de l'abbaye de St. "Martin d'Autun, bâtie sur les restes du temple de tarnin-cernin ou saron.

15 Temple d'Apollon et de Diane , dans notre

système.

16 Capitole.

17 Croix de l'Homme -Sauvage. — La chapelle

St. -Nicolas (le vainqueur decHviiio qui signifie cvpnx)) est placée sur l'ancienne voie de Rome, entre le quartier de St. -Sauge le Sauveur et le quartier de V Homme-Sauvage. Il y a entre ta fête de St -Nicolas et ceUe de St, -Sauge 37 jours. Il y a entre la fête de St. -Nicolas et celle de St. -Satyre aussi 37 jours. Ces 37 jours, multipliés par les 7 jours de la semaine, donnent le nombre 259, qui indique le royaume, basileu. Multipliés par les 24 heures du jour, ils donnent 888 ou le nom de Jésus. Saint Nicolas est le protecteur des petits poissons échappés à la tempête qui fit trembler cHViin). Saint Nicolas était évêque de Myre ou de la pénitence.

18 Gvnécée.

venues de la Phénîcie. Ces nombres n'ont pas été inconnus des constructeurs de ia cathédrale, car la hauteur du sommet de la flèche de cet édifice , 280 pieds, est égale au tour de la base de la pierre de Couhard, comme la longueur intérieure de l'église de St. -Lazare est égale au tour de la cella du temple de Janus. Le premier nombre et le second réunis à la hauteur de la base fondamentale de la pierre de Couhard donnent 490 pieds, nombre égal à sept fois un des côtés de la base de la pierre de Couhard. Ce nombre qui, dans les langues sémitiques , répond au mot THEMAN , per/ecf ion ', a été appliqué

* En archéologie, on nomine Téménes certaines figures géométriques obtenues par la dispoàUoo

des pierres dites druidiques. Les kabbalistes appellent gématrie ou géométrie une science qui consiste

à tenir compte des nombres fournis par le calcul des mots hébreux ou grecs , parce qae dam

ces deux langues chaque lettre a une valeur numérale. L*organisalion de Talphabet bébràiqDe

est un mystère que le savant EiccbhofT regarde comme impénétrable. La langue grecque quePoB

s^accorde aujourd'hui à rattacher à la langue de Tlnde , le sanscrit , a été soumise par Cadina$ [en

sémite l'ancien) à Tinfluence d'un alphabet emprunté aux Sémites. Toutes les langues européennes odI

subi la même exigence. On sait que les Gaulois se servaient de lettres grecques. C'est César lai-méme

qui Tafllrme. C'est en faisant l'applicaUon de cette donnée que nous avons cherché à retrouver, pv

l'observaUon des nombres, les noms et les idées que les constructeurs ont eu dans beaucoup de

cas l'intenUon de rappeler. On sait par exemple qu'/sts était le type primitif des déesses grecques et

surtout de la Diane d'Ephèse, représentée comme la grande nourrice du genre humain. On sait msà

positivement par le témoignage des anciens que le temple d'Ephèse avait 430 pieds de longaeur.

Or, les lettres du mot Isis donnent pour valeur totale 420 :

L'observation que nous avons faite des nombres de l'église si remarquable de Toumus mm a convaincus que les Chrétiens étaient parvenus à expliquer ces nombres , et à les ramener aa seo^ spirituel et saint qu'ils avaient eu dans le principe. Les proportions de la partie la plus ancienne de cette église sont prises du mot AMVN , profané par le culte de Jupiter Hammon spécialement adore à Toumus, mais qui avait d'abord exprimé une idée très élevée et très orthodoxe. Cordier, run de$ commentateurs de saint Denis l'Aréopagile a montré le rapport de ce mol avec celui qui signifie eo hébreu vérité, et auquel Manélhon donne positivement le nom de vérité cachée, ainsi que Tatteste Plutarque. M. Emeric David a signalé l'importance de ce mot dans ses savantes recherches sur Jopiiff* t. u, p. 273. — Sur la médaille ségusienne, ARVS protège Télesphore, dieu de la perfection.

victorieusement par le Christianisme à la plus importante de ses formules numériques , à celle que présente la célèbre prophétie des 70 semaines de Daniel.

Le nom de Cybèle et le nom de Cubar paraissent être deux noms identiques. Voilà trois racines avec leur développement : la permière racine est un HG, la deuxième un CH , la troisième un K , ou C dur , ou même Q.

HCvB , — dilectio , sinus.

HCvBe , — celare. [Doctrine secrète. ]

HGiBeL, — funis, mensura regionis, dolor, partitio terrse. Geometria.

HGaBaR , — sociare , congregare. [ Doctrine d'association. ]

GHaBa , — dolor.

GHeBeL, -— compes, vinculum. [Le jugement de la grue, GOR-DVN, — le cordon.]

GaBiR, — magnus, potens, multiplex. [G'est le nom de la plus antique association.]

KaBa , — ventriculum.

KaBaL , — acceptatio , traditio. G'est à cette science qu'appartient la Gébiatrie.

KaBaR , — sepelire. [ Le culte des ancêtres, des génies locaux. ]

Les Ghinois placent dans leur KOVE une verge et une bouche. La kabbale repose toute sur l'intelligence du mot ZVN qui signifie verge * et nourriture. Nous lisons ce mot sur les vases funéraires d'Autun, et en particulier sur un vase trouvé à la pierre deGouhard. — ZW, qu'il faut lire ZYNNYS et aussi ZVY et VYZ , en donnant au V la force d'un V latin *. — Le pays Eduen se divise en quatre portions, soit le point A, le midi; B, l'ouest; G, le nord ; D , l'est. Le point A et le point B sont appelés des GYNEI. Du point A au point B , le grand nom , le vieux cri de ralliement est ZIOY , DIO , DIOV ; du point B au point G, c'est HVEZ et HVIZ ; du point G au point D, le cri est ZYN; du point D au point A, NYS. Tous ces mots ont leurs analogues dans les noms mystiques de la génération de Dyanis'ms. — ZEY est Jupiter, HVE est Sémélé, HVEZ est Bacchus. Or, nous voyons que les Arabes appellent la pierre GVBAR — OVA major. — Dans la kabbale, HVE ou H VA,

1 II y a la verge de jusUce et la verge de miséricorde. C'est la raison des deux rerges que tiennent des anges, ci-dessus, p. 155. Elles signifient la charité par Tamour de la croix. — Voilà ce que le Christianisme a mis dans la koue. Nous ne dirons pas ce qu'y arait mis le paganisme.

> La lettre V est prise soit pour un N grec , soit pour un V latin. La lettre Z prend toutes les formes de TS et S. Elle est présentée de deux façons devant le mot ZYN et NYZ pour arertir de lire de gauche à droite et de droite à gauche.

ou simplement HV, indique la seconde partie du nom de Jéhovah qui est l'intelligence de la nature sensible. HI est Tintelligence spirituelle des formules. De là, dans les traditions, lAO a deux ministres HI et HV, dont la sagesse se réunit dans un troisième HV-CHON '. Ces rapprochements n'ont rien qui doive surprendre , surtout après le savant mémoire de M. Dureau de Lamalle fils , membre de TAcadémie des Inscriptions , où il prouve que la Judée est la première patrie du froment et de la vigne. Il cite le témoignage des anciens qui attribuent les mystères indiens de Nyssa à Faction des peuples de la Phénicie.

D'après les observations de M. Desplaces de Martigny, consignées dans des notes écrites, la pierre de Couhard se compose d'une fondation haute de 6 pieds, d'une base quadrangulaire haute de 22 pieds , et d'une pyramide haute de 56 pieds , c'est-à-dire d'une petite toise , d'une perche et d'une grande toise *. Si l'on retranche de cette somme le nombre 7, l'un des facteurs de la base, ou a 77 pieds, nombre remarquable dans l'Ancien et le Nouveau Testament pour indiquer la loi du talion ou l'exacte distribution des peines, l'égalité établie par la mort. Si l'on multiplie la largeur de la base par sou second facteur qui est le nombre des 5 miséricordes et des 5 justices, que les kabbalistes opposent aux 5 klippoths ou 5 racines du mal, c'est-à-dire par iO, on a 700 pieds, qui, joints avec une unité symbole du tout, aux 77 pieds énoncés plus haut, donnent 777 pieds + 1 , nombre qui est précisément celui du mot ABEN ScuThIIA qui signifie chez les kabbalistes la pierre fondamentale du monde. Ce nombre est celui du mot HavL-RA\TH , la grande pensée, correspondant au mot ^upoç , qui, en grec, vaut 777, et signifie la croix. On peut voir dans Juste Lipse, de Cruce, lib. i, cap. ix, les citations qui prouvent l'idée qu'eurent les anciens sur l'importance physique de la forme de la croix et sur sa signification morale. Les Egyptiens la regardaient comme la clef de la vie future. Ceci est d'autant plus digne d'observation que la voie romaine qui passait près de la pierre de Couhard en tendant à Mâcon, traversait une contrée nommée généralement le Chanvent

1 Hiêtoire de la Chine, par M. Panthier , p. 2 , 28 et suiy. — Vossius, de IdoL Mb, ix c. 16.

2 La perche usuelle dans le pays Eduen, teUe qu'elle est ofTerle par d'anciens plans authentiques, était de 22 pieds. La toise carrée en Bourgogne était de 56 pieds. Il est à remarquer que le nombre 70, largeur de la pierre de Couhard, est celui par lequel les kabbalistes désignent Tunirersalité des langues, et le nombre 22, hauteur de la même base, celui par lequel ils désignent la langue chaldéenne ou sémiUque, — celle des ourriers de la TiUe de Van construite par 22 mille manœurres et 6 cenU habiles artistes organisés en troupes par la colombe assyrienne, Sémiramis. [Voir V Arménie de M. Eugène Borée. ] On peut roir un Van sur la frise reproduite à la p. 102 ci-dessus.

DM sanguis. 44 = DLl uraa , — un «coupable, an homme sans tète, une t ou mandragore et aussi une corbeille. De du jommet/; en un mot, A-DAM sans A ou aUph, symbole de science et de

44=la longueur d'une coudée, VLNA, qui a 44 pouces. En effet le mot MD, qui signifie une mesure et un yêtement, raut dans ses lettres 44. — Un arbre, ulnus.

BDN = 56 in judicio

NDB = 56 Yoluntario.

22 = BC — fletus.

MM

22 = CaB — dolor.

= NC — plaga, — flagellum.

70 = CN — basis «quatio, — radix.

70 pieds.

GoG — tectum , — solarium.

72 = AaB ,

DoB — ursu9.

-nubes.

Canventm, x/ siècle), ou même le CHAN-VAN *, ou rédification, rinitiation de la base. Deux inscriptions du plus haut intérêt, découvertes à Mâcon , prouvent l'existence dans cette ville d'un collège de Corybantes et du culte du dieu Atys.

Dans Tune , le personnage qui accomplit un vœu se donne la qualification éeMuiilMs; dans l'autre , le personnage auquel on élève une statue est de la race du dieu topique de

* Dans l'ensemble du pays Eduen partagé en 8 triangles, dont le sommet i^ienl aboutira Aotoo, le CAN-VAN est opposé au MOR-VAN. Par les règles de la gématrie, CaN raut 70 et MoR 340. Ce» deux nombres sont conserrés dans la largeur et la longueur de TégUse de St. -Jean de Lyon. Réonb ensemble, ils donnent le nombre 310, nombre des 310 Elohims ou des 310 juges fabricatears da monde, suirant les kabbalisles: ce qui, pour un observateur orthodoxe , veut dire tout bonnement U Justice multipliani la miséricorde.

MoR-VAN

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