VIT
Nous croyons devoir la traduire comme il suit :
<t A Gains Sulpitius , fils de Marcus, qui a été admis parmi les siens à tous les honneurs » de la Gaule , duumvir quinquennal , flamine d'Auguste , honoré des insignes du dieu > Moltinus par le rhyton (gutula), la truelle ftrulla), le marteau (martello). Le corps des
1 Le personnage représenté ci-dessos à la page 85 tient de la main droite une règle et de la gauche une truelle. A c(^té de lui sont suspendues une scie et une ascia, La suite des notes prouvera rimportance de ce symbole. Nous dirons seulement ici que le Cabire par excellence , Vulcain , est représenté sur les médailles de Thessalonique avec un rhyton et un maillet , ce qui fait nécessairement considérer le maillet on marteau comme un signe mythologique qui caractérise le dieu et en a fait un dieu fabricateur. Quand Néron , dans tout son orgueil et toute sa magnificence, Toulut être nouveau Cabire de Thessalonique, il posa sur sa toge un maillet, ce qui signifiait nouveau forgeron, nouveau fabricateur , il a reforgé le monde, il a fait un monde nouveau. Les empereurs Maxime, Philippe 1* Ancien, Philippe le Jeune, Claude n, prirent les mêmes symboles dans la même iniUation. » [Emeric Darid, Vulcain, p. 93.] — Cette Tille est encore aujourd'hui Tune de celles où les Juifs ont le plus d'établissements. C'est là qu'était leur université. Les Musulmans y ont un grand mollah. Ce mot , comme celui d'ffakam porté par le grand rabbin de Thessalonique, semble ayoir le sens de contèrent. Il parait, d'après les Epftres de saint Paul aux Thessaloniciens, que les Juifs de cette Tille cherchaient à nuire an ministère des apôtres par des doctrines de terreur propres à décourager les nouTeaux conTertis. Il y est fait une mention spéciale de l'Antéchrist CBR = 323 X 3 = 666.
V Vicani violes \ parce qu'il était un citoyen très bon et sans aucune tache, a décidé > des statues lui seraient élevées publiquement. >
Le nom Moltinus, dieu topique de Mâcon, est exactement le même mot que notre mot mouton, symbole de force brisée et l'un des attributs d'Atys *. Il répond exactement au sens vrai du nom antique de Mâcon MÂT-ISC. Ce mot , aussi bien que MOL-ETHIN , signifie la force affiiiblie. Il suffirait ensuite de lire dans Ducange les explications des mots MATIO— MACO— MATIVS— MACHIO, pour voir le rapport qu'il y eut jadis entre le mot Mâcon et ceux pour lesquels on désignait un mouton et un ouvrier maçon.
La cité Eduenne parait avoir été distribuée en un certain nombre d'initiaUcns locaks dont le centre était le temple de Gybèle. Du moins l'association des c/er« 'ou comniisde
* Les Vicani violes remplissaient, dam les porUons inférieures du territoire, les fonctions que remplissaient, sur un territoire plus étendu, les gouyemenrs de pagi. Ils formaient un corps tsm semblable à ceux des conseillers municipaux, qui répondait à ce qu'était dans la cité centrale le léoK ou le corps des décurions. SMl faut lire, comme on Ta fait dernièrement, VIVIR au liendeVICVl. il s'agit de Tordre des Sévires augustaux dont nous parlerons. Le mot ordo conrient miem à ce ma(pstrat8 qu'aux Vicani violes. Nous croyons cette dernière leçon plus sûre que l'autre.
2 La ville de Tournus a été diiisée de tout temps en deux parUes disUnctes : l'une est appelée dan» les chartes TREN-ORCI VM ( pour TARAN-ORCIOS ou Jupiter vengeur ) ; l'auU-e TORN-VSIVM (pow TARAN-VËSIOS ou Jupiter pluvius). TREN-ORCIVM est la partie qui regarde le Chalonais, où (faprè les actes de saint Marcel , on honorait Jupiter Hammon. TORN-VSIVM est la partie qui regarde le Maçonnais, où l'on honorait le Jupiter adouci ou Atys. Comme Jupiter était identifié afec Tiir atmosphérique, on conçoit comment ce dieu était honoré, soit comme foudroyant, soit comoe inondant. Les deux mots grecs UORCIOS et HVESIOS sont trop connus des antiquaires pour que nous discutions sur ces deux qualifications de Jupiter. Quant au mot TR£N que nous identifions arer TARAN , le Jupiter gaulois, nous y sommes autorisés par les légendes qui affirment que Jupiter rec«Tail un culte particulier à Tournus, par les nombreuses statues de ce dieu, et par des in$cripUoo> trouvées à Chalon et à Màcon. Notre étymologie est sous le rapport grammaUcal si peu forcée, qoeir lieu nommé par des marbres antiques IN-TARANVM, où la légende de saint Pèlerin d'Auxerre pUceoD temple célèbre de Jupiter , est appelé aujourd'hui EN-TRAIN. Près d'Arnay on trouve la conuDov de lOVEY, lOVIACVM; son principal hameau se nomme TRENAY. C'est à la division anUqueilel' viUe de Tournus qu'il faut attribuer la parUcularité en vertu de laquelle cette ville dépendait, po<ff le civil , du comté de Màcon , et pour l'adininistraUon religieuse , du diocèse de Chalon.
^ Le mot cler est regardé par les meilleurs celtologues comme appartenant à la langue de$ aBctcB^ Gaulois. Les druides avaient leurs clers qui formaient la parUe enseignante de ce corps cél^^
chancellerie , qui devait dominer les autres associations, célébrait en grande pompe la fête de la mère folle.
Ce qui se pratiquait encore à Autun , au xvu/ siècle , par la société des Valentins * , avait en effet un grand rapport avec les anciennes pompes de Gybèle.
Gybèle, d'après ce que nous avons fait entrevoir déjà, page 165, n'était dans le principe que la science gématrique , ou Tacte religieux servant à consacrer les droits de limites et de propriété , la dédicace *. Quand les hommes , pour mieux assurer leurs
[Dict. g^aU. d'Owen au mol cier,'] Ces clers, dépositaires des signes, des symboles tradiUonnels , dans les manicipes, dorent réanir lear science à ceUe des aduarii romains, aatrement notarii. Pendant toute la durée du moyen Age , ils furent mêlés aux clerici apostoUci ou clergé chrétien , dont le nom est d'origine grecque. Le mot xX*?ipo; , qui signifie héritage, fut entendu spirituellement par les hommes apostoUques ; mais il conserva son sens naturel pour les hommes de loi , les copistes et les lévriers, L'Eglise spiritualisa autant qu'elle put les symboles et les signes ; mais elle ne put détruire l'inconTénient d'une institution qui jouissait du privilège de Clergie, sans trop s'inquiéter d'en remplir toutes les exigences. Cette considération est d'une haute importance pour apprécier beaucoup de faits contraires à l'esprit des canons et de la discipline ecclésiastique, que l'on rencontre au moyen âge. La résurrection de l'esprit communal et de la loi Justinienne , rers le xui.* siècle , émancipa ces corporations plus ci?Ues que religieuses , et il fut facile à quelques-uns de leurs chefs de reprendre l'interprétation littérale des formules. On vit alors paraître sur tous les points de la France ces sociétés étranges auxquelles appartient le sceau publié par la Société Eduenne [ 1844* pl> xxiu], arec une dissertation due aux recherches de M. J. de Fontenay, p. 399. Il est certain que la réception du chanoine terrier se faisait à Autun arec des circonstances analogues à celles qui accompagnaient l'élection des sérires et des duumyirs à l'époque gaUo-romaine. Il y avait inrestiture par la tradition du rameau fleuri, repas solennel , jeux publics. Dans les derniers temps, ces usages n'avaient rien que de décent; mais, dans les siècles antérieurs, l'autorité ecclésiastique fut souvent obligée de condamner des abus. [Voir Gagnare, p. 477 et 469.]
^ Cette société fut mise au moyen Age sous la protection de saint Valentin, martyr, dont la fête est fixée dans le calendrier à la place même qu'occupe la fête des Lupercaies dans les calendriers antiques, au 1 4 février. Cette pieuse industrie n'avait pas suffi pour faire tomber la vieille coutume de promener par les rues d'Autun le char de la mère folle. Vers 1648, le P. Eudes, zélé missionnaire et frère de l'historien Mézeray , entreprit avec succès la répression de cet abus. Les jeunes gens d'Autun se rendirent à ses ferventes exhortations, et l'une des institutions les plus pieuses, la dévotion au cœur de Marie, fut le monument du passage de cet homme apostolique.
2 En hébreu, la dédicace, le signe de la consécration, se dit CaNcHE. De là le nom de Canche donné â l'étang voisin de la colonne de Cussy, qui représente le grand lare de la nationalité Eduenne.
droits , eurent fait uq (Ueu de Tidée et de la mesure spéciale à chaque localité , la terre se couvrit de dieux lares et pénates *, parmi lesquels on reconnut et l'on éleva auKlessus
Le mot Henoc rient de la même racine et signifie la même chose. Hénoc, fils de Caîn, représente la consécraUon de la propriété temporelle. Hénoch , fils de Jared , représente la consécration de la propriété spiritueUe qui est Tintelllgence des m^-slères ineffables qui unissent la terre au ciel, le temps à Téternité. Les rabbins disent qu'Enoch est le metatron ou TinteUigence du nom Schaddai qui indique la puissance de Dieu connue par les mer?eilles de la création. Les auteurs du moyen âge le comparent au Sagittaire qui poursuit Lériathan par la science des nombres sacrés , par les mystères de la parole di?ine. Lénathan, ou ie grand poisson impénétrable, est la doctrine naturaliste enveloppée sous les formules les plus sacrées. Son nombre répond aux mots supplantator Schaddai. C'est l'ennemi des promesses spiritueUes faites à Jacob. C'est la science astrologique mise à la place de l'échelle miraculeuse. C'est en un mot le foyer de doctrines secrètes qui , depuis 6000 ans, luttent contre la véritable notion du rédempteur promis. Le livre de Job dit nettement qu'il est le rot des enfants de l*orffueil, A la cathédrale d'Autun il est représenté par le lion , par le griffon , par Simon le magicien, par les enfants de Dan , par Càïphe et Judas, par l'arbre kabbalistiqne , par le chevalier oppresseur, par le sphinx, par le veau d'or; c'est-à-dire par le travail, le pouvoir et la science, consacrés uniquement à la recherche de l'or matériel et des jouissances de la vanité. En un mot, c'est le mauvais esprit, le démon ou la multiplication de Schaddai, qui empêche de comprendre cette parole évangétique : porro uittim est necessarium. Une chose suffit , c*est Dieu.
^ Le dieu lare, le génie local, appelé chez les Ëduens Lare, Laire et aussi AR et ARUS, vient du primitif AR qui, en sanscrit, aie sens de prévaloir, travaiUer; en hébreu, le sens de recueillir, rassembler, moissonner ; en celtique , limiter et cultiver, et qui a fourni aux Latins le verbe du labourage arare, le champ area , la consécration religieuse du droit acquis par le travail ARA. Il se compose de la lettre RËSCU qui se rapporte à la numération dite la base ( les kabbalistes lui donnent le sens d'héritage , Kabb. denud. t. i, p. 679) et de la lettre ALEPU indiquant la source du pouvoir, dont la raison est sa plénitude même. La lettre aleph signifie en effet, 1." mille, symbole de la plénitude de la science, du mérite et du bonheur; 2.** un bœuf, symbole du travail patient; 3.*> un prince, symbole de pouvoir ; 4." un docteur, symbole d'enseignement. Comme le dogme de la sainte Trinité, la lettre ALEPU renferme trois unités distinctes contenues dans une unité radicale; eUe vaut i et 1000, et ses trois lettres valent 111. Comme il y a un héritage spirituel, il y a un héritage temporel. La diyinisation de cet héritage est le crime qui a fait perdre la notion du premier héritage et a produit l'idolâtrie. Le lare indique la surface cat^ée. Le mot PENATE vient du mot PëNoTh qui signifie les angles d'une figure géométrique et aussi les principaux d'un lieu, d'une nation. On place aux 4 angles du carré 4 plénitudes : 1." ME, symbole d'interrogation, dont la valeur numérale 45 est celle d'Adam, le père commun des hommes; 2.* BN , symbole de dépendance filiale, dont le nombre 52 se compose de 2* fois le nombre du nom de Jébovah, 26; 3.* SG, valeur 63, moitié de celle du cheval 126, et figurant le Camille
des autres certains principes généraux que Ton nomma les dieux consentes ou les grands dieux , du majorum gentium, les dieux des grandes nations. Une idée métaphysique qui servait de type, c'était la hauteur étemelle du consentement, de l'harmonie, de la puissance, en langue sémitique AoLaM-PE , dont les Grecs firent le mont Olympe. On nomma simplement d^ selecti, dieux choisis , les 8 principes qui conservèrent le caractère spécial de génies locaux *. La réalisation des idées fournies par le type éternel , dans les œuvres sensibles de la création , fit confondre les idées types avec la nature elle-même. Les dieux de rOlympe furent identifiés avec les diverses parties de la nature physique. Enfin la réalisation du type primitif dans Tordre social , par la loi des cycles ou époques qui mesurent la puissance et le développement de l'activité humaine, fut appelée le Fatum , du mot BaTh , mesure, balance, que l'on fit passer par les cinq modifications dont la lettre labiale est susceptible.
i.® BaTh, mesure et aussi fiUe, BAT-isse.
2."^ FaTh, l'art de la parole, l'oracle, le fatum, la déesse Fatua , la mère folle, la fée,