‹ Histoire de l'antique cité d'AutunChapitre 36 sur 43 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

. . . . Dl, COEPTIS, NAM VOS FORMASTIS ET ILLAS , ASPIRATE MEIS;

mmm m mim^m ^'irnïm^

Vergobrelum appellanl ^£dui qui creatur annous. [ CiSSAR , de BeUo gallico. ]

Nous avons dit que le titre de vierg semblait, contrairement à l'opinion de Du Gange, ne pas venir de vergobretus , mais plutôt de vtgerius ou viarim , nom de l'officier chargé , sous les ducs de 6ourg(^e, de la police de la ville et du pays.

Le vierg se qualifiait encore en ce temps de gouverneur de la viérie et de conseiller du duc.

Plus tard , il prit le titre de prévôt royal à cause des prévôtés et de la viérie acquises sur le roi en 1485.

PRIVILÈGES DU VIERG.

Suivant les lettres patentes qui confirment les privilèges de la ville , le vierg avait le droit de faire à cheval , chaque année , le i.^** septembre , une revue par toute la ville , accompagné des officiers du bailliage, des échevins, syndics et autres personnes de justice , les habitants armés marchant devant lui , tambours battants, mèches allumées, enseignes déployées , et en cet état de rendre la justice à tous ceux qui la requéraient.

Il avait également le droit de présidence aux États-Généraux de la province, lorsque le maire de Dijon était absent de la chambre du tiers-état.

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Lorsque les États-Généi^ux du royaume étaient convoqués par nos rois, le vierg d'Autun avait ie troisième rang dans l'assemblée du tiers-état, en sorte qu'il n'y avait avant lui que les maires de Paris et de Dijon.

D'après le règlement arrêté par M. de Ventoux , le 23 décembre 1570, au sujet de la garde à faire pendant les troubles, le vierg seul avait le droit de commander et de punir les habitants lorsqu'il était question du service du roi ; et lorsqu'il y avait un capitaine ou un gouverneur à Autun , ces derniers ne pouvaient que commander aux soldats , sans rien ordonner aux habitants en dehors de la participation du magistrat.

Le vierg d'Autun , comme prévôt royal et comme magistrat , avait la justice haute , moyenne et basse dans toute l'étendue de la ville et des faubourgs , ainsi que de la banlieue; il en était de même de la police : elle lui appartenait suivant les ordonnances, et notamment celle de 1556, comme magistrat, comme prévôt et comme juge châtelain, privativement aux juges des seigneurs et aux officiers hauts- justiciers qui n'ont point la police dans les villes , dès qu'il s'y trouve un magistrat ou un prévôt royal. Il prenait séance avant les avocats aux assises du bailliage.

Au mois d'aoiJkt 1692 , il y eut un édit portant création d'offices de maires perpétuels et d'assesseurs de maire en Bourgogne. S. A. S. Mgr le prince de Condé voulut bien accorder sa protection à la ville d'Autun , pour que S. M. lui conservât le privilège d'élire ses magistrats en payant néanmoins finance.

C'est ce même édit qui déclare que lesmaires jouiront des privilèges de la noblesse.

Les offices de maires créés par l'éditde i692 , furent réunis au corps des États par édit de janvier 1696 , et c'est probablement depuis cette époque qu'ils avaient le droit de nommer les maires. Celui d'Autun devait jouir de 384 liv. 5 s. 4 d. de gages annuels * sur le pied de la finance.

Suivant la déclaration du roi , du 25 juillet 1697, les veuves des maires conservaient l'exemption et les privilèges de leurs maris pendant leur viduité.

* Il n'est pas certain que les maires d'Autun aient jamais reçu des gages aussi élevés, car il résulte des registres déposés aux archives de la Tille , que les gages de ces magistrats étaient de 30 liv. dès Tannée 1609 et quMIs étaient encore les mêmes en 1786 ; mais que pour les dédommager, M. lintendant, par son ordonnance du 20 octobre 1768 , ordonna que la viUe paierait chaque année la capitation montant à 70 Ht.

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Le maire d'Autun était coionei né des armes de la viile , et , par la réunion des offices de milice bourgeoise , il était aussi msgor de cette milice et avait le droit de commander aux habitants de prendre les armes.

Sa personne devait être respectée , comme le prouve la punition infamante infligée à un nommé Jean Marillat qui, en 4686 , avait frappé le vierg P. Jonchapt.

Quelque soin que nous ayons pris pour rechercher les noms de tous les viergs , notre liste est encore incomplète. Ceux qui sont écrits en lettres italiques ont été recueillis dans des chartes.

1ii2. Pontius^ vigerius,

ii7i. Gtùllelmus , Eduensis vigerius.

1195. Regnaldm, vtariu» Eduensis.

1264. Symon, vigerius.

1256. GuiUelmus.

1256 — 1275. Pierre de Beaune (PetrusdeBelna, vigerius Eduensis).

1324 — 1551. Jean d'Ostun^ vierg.

1542. Johannes Deschasaulx S vergobretus Eduensis.

1357. Guillaume de Mazière, vierg d'Ostun.

1365. Philippe Boisserand, vigerius.

1377. Humbert de Maizière, vierg d'Ostun.

1379. Guillawne Regnard, vierg d'Ostun.

1386. Jehan Chauvelot, vyer d*Ostun.

1400. Humbert de Maizières.

1417 — 1428, Jean Narjo, vierg.

1471. M. Anthouard.

I Nous croyons de?oir placer ensuite H. Rolet, qualifié dans un acte de 13^2 anticu$ vir (sic), qualification que Ton semble autorisé à traduire par ancien vierg.

— aïo —

1479. Nicolas Moreaul.

1480. Lotfi BerthoUm /escnyer , seigneur du Rathier , w/er. 148i. Antoine Charvot.

1487. Noble François de la Boutière.

1487. Noble Claude Bernard.

1488. Antoine Charvot.

j 490 — 94 . Guillaume de Vouher , licencié ès-lois.

;500. Hugues Butet.:

1 508. Jean Micheletet ou MicheloUe.

1512 -7- i3 — 14. Jean Charvot, écuyer.

1546. Etienne Calard , licencié è^lois.

1529 — 30 — 31 — 52. Jean Charvot, écuyer, seigneur de Blanzy.

1 534. Antoine Jossaire.

1535 — 36 — 37. Antoine Jofiriot.

1538 — 39 — 40. Hugues de la Rocque, chevalier.

154i ^ 42. Hugues Rollet.

1 543. Noble Jean Charvot.

1546 — 47 — 48 — 49 — 50 — 51 . Lazaire Joffriot.

i562 — 63 — 64 -- 65 — 66 -- 67 — 68. Georges Venot.

1569. Philibert Tixier.

i 571 — 72 — 73 — 74 — 75 — 76. Claude Berthault.

i 577 — 78. Pierre Pupellîn , lieutenant particulier du bailliage , docteur en droit.

1579 -T- 80 — 81. Jean de Ganay, conseiller.

J581 — 82. Antoine Rolet.

1583 — 84 — 85. Odet de Montagu , lieutenant général en la chancellerie.

1586. Claude Bernard , conseiller.

1587 — 88. Odet de Montagu.

1589 — 90. Jacques de Genay '.

1591 — 92 — 93 — 94. Philippe Venot.

* Il y a une ordonnance du baron de Sennecey, lieulenanl-général en Bourgogne, en dale du 6 juin 1590, par laqueUe il est dit que les protestants et tous ceux qui auront reconnu l'autorité de

M. de Ta?anes et celle du Parlement établi à Flàvigny, ne seront pas nommés yiergs.

1595 — 96.- Noble Jacques Guijon, lieutenant criminel. 1597 --98. Noble Odel de Moniagu.

1599 — 1600. Sioaon Barbette , maître des comptes.

i60« — 02. Jean Dardaul.

1603 — ,04. André Ferrant, conseiller. • .

\ 605 — 06. Vincent Rabiot. * j607 — 08. Nicolas Ladone, avocat. . •

i509 — JO. André Jeannin, grenetier.

i6il ~ 12. Pierre Venol, avocat.

1615 — 14. Simon de Montagu , lieutenant général; en la chancellerie. 1615 — 16. André Jeannin.

1617. Jean Duban , lieutenant criminel au bailliage. . 1618 — 19. Jacques Arthault, lieutenant particulier du bailliage. 1620 ~ 21. Barthélémy Darlay, ci-devant maître des comptes. 1622 — 25. Pierre Callard , lieutenant criminel.

. 1624 — 25. Jean Venot.

1626 — 27. Noble Philibert Descrot, lieutenant-général du bailliage. 1628 — ^9. Isaac Lemuller , lieutenant particulier criminel. 1630 — 51. Jean Tîxier, conseiller au bailliage. 1652 — 55. Denis Thiroux , avocat.

1654 — 55. Jean Corthelot, avocat.

1656 — 57. Noble Philibert Descrot , lieutenant général du bailliage. 1658 — 59. Noble Jean Chifflot, lieutenant particulier. 1640 — 41. Denis Thiroux , avocat.

1642 — 45. Gilbert Anfert, avocat.

1644 — 45. Barthélémy Darlay,. avocat.

1646 — r 47. Philippe Callard, lieutenant criminel. 1648 — 49. André Tixier-Damas , avocat..

1650 — 51. Odet de Montagu, lieutenant général en la chancellerie. 1652 — 55. Jean Tixier , ancien conseiller au bailliage, seigneur d'Ornée. 1654 — 55. Isaac Lemulier , ci-devant lieutenant assesseur criminel. 1666 — . 57. Antoine Thiroux, ci-devant conseiller-avocat du roi, 1658 — 59. Claude Thiroux , enquêteur au bailliage.

1660 — 61 . Gabriel Piiiot, seigneur de Fougerette, msgor de la ville d'Antun. 1662 — 65. André Tiiier-Dâmas , avocat, continué vierg, en i665, par ordre du prince de Condé.

1664 — 65. Noble Jean Darlay, lieutenant générai en la chancellerie.

1666 — 67. Claude Thiroux.

i668 — 69. André Gortheiot, lieutenant général du bailliage.

4670 — 7i. Jacques Tribolet , avocat.

4672 — 73. André Tixier-Damas.

1674 — 75. Humbert de Morey, avocat, receveur du bailliage.

1676 — 77. Nicolas de Bart, avocat.

1678 — 79. Jacques Tribolet, avocat. Il mourut le 47 novembre 4679.

4680 — 84 — 82. Jean Bourguignet, médecin.

4685 — 84. Louis Benoît, avocat.

1685 -— 86. Pierre Jonchapt , procureur du roi au bailliage.

1687 — 88. Noble Lazare Rabiot, conseiller.

4689 — 90. Claude de Lescalier , avocat du roi au bailliage.

1691 —92. Claude Masson , avocat.

4695. François La Guille, pourvu de l'office de maire, en vertu de Tédit du mois d'août 4692 qui créait des maires perpétuels.

4694. M. Rabiot de Vaux , secrétaire du roi à Metz.

1700. Pierre Ballard, avocat, receveur du bailliage.

1707. Alexandre de Repas de Grand-Champ , avocat.

1715. André Cheval , avocat et receveur du roi au bailliage.

1725. Nicolas Baraut, avocat, ancien procureur du roi , syndic.

1756. André de Fontenay, secrétaire du roi, receveur des impositions.

4740. Toussaint Roux , conseiller du roi, maître particulier des eaux et forêts de TAulunois.

1784. M. Roux , fils du précédent , président au présidial d'Autun.

1790. De Fontenay de Sommant, élu maire le 11 février.

1790. RaflEaitin , élu maire le 15 novembre, par suite du décès de M. de Fontenay.

1791. Guillemardet , médecin , élu maire le 14 novembre. 4 792. Delanneau , vicaire de Féglise épiscopale , est élu et proclamé maire dans chaque

section , le 47 septembre de Fan IV de la liberté et le L"^ de l'égalité.

4795. An II de la république, le citoyen Clayeux est nommé maire par le représentant du peuple Chambon.

1794. Le 28 vendémiaire an UI de la république , le représentant du peuple Boisset convoque les citoyens choisis pour former le conseil général de la commune et installe le maire Lebrun. Le citoyen Lebrun signe encore maire le 14 brumaire an lY, bien que la constitution du 5 fructidor an III abolisse ce titre.

La loi du i 9 vendémiaire , an IV, organise les municipalités. Le 12 brumaire on procède à réiection de cinq officiers municipaux. Ces officiers sont présidés par celui de leurs collègues qu'ils choisissent à tour de rôle.

Le 26 nivôse an IV , le citoyen Bauzon , qui fut le premier, est remplacé provisoirement par le citoyen Renaud ; celui-ci a pour successeur le citoyen Grignard , nommé président le 18 floréal an IV. Viennent ensuite le citoyen Potier, nommé le 4 germinal an V, et le citoyen Carion , nommé président provisoire le 27 fructidor an V.

Le citoyen Laureau est nommé président le 1.*'* floréal an V. .

Le citoyen Grignard est nommé président le \ .^' floréal an VI.

Le citoyen Monard est nommé président le 50 ventôse an VII.

A partir du 7 thermidor an VII, les fonctions de président sont alternativement remplies par les citoyens Paillet et Laureau.

Le 2 thermidor an VII , le citoyen Paillet est nommé président et continue jusqu'au I .^ floréal an VIII.

La loi du 28 pluviôse an VIII rétablit les maires. *

Le 9 germinal an VIII , le citoyen Raffatin est installé maire.

1808. M. George , nommé maire par l'Empereur, prête serment le 8 mai.

1815. M. Pignot prête serment comme maire le 11 juin.

1814. M. Jarriot, maire par intérim.

1815. M. Hilaire Laureau. — M. Véru.

M. Pignot reprend les fonctions de maire le 15 juin 1814.

* La loi du 28 pluviôse an VIII rétablit les maires. Ils furent alors élus par le chef de l'Etat dans les

communes de 5,000 âmes et au-dessus; les préfets nommèrent dans les communes au-dessous de ce chiffre.

{ma. M. Colliiis de Gévaiidaii nommé biaireparordoDiiaace royaledu 42inai I8IU. 1817. M. Bernard Billardet est installé maire Ie3t octobre. I82H. M. Uel^range installé le 10 juillet.

Du 3 août 1830 au'l." septembre de la même année, l'administrdiion municipale est exercée par une commission provisoire.

1850. M. Potier installé le 1." septembre, démissionnaire au mois de mai 1831. 1832. M. Laureau iiisiallé le 1." janvier, démissionnaire le 31 juillet 1842. 1843. M. Key installé le 11 septembre, est actuellement en rouciions.

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