Nebsenré', régna
Les fragments KM à 404 nous ont conservé encore 42 autres noms
DKCADKNCK DU MOYKN KMIMHK
LA XIII' DYNASTIE — îl; 302
soit entiers, soit partiels, allanl du n" 7:2 au n" 88, avec une coupure dynastique. Mais auetifi des noms du n" (U à 88 n'apparaît sur les niouurueids. Dans le i'rai(iuent HM), nous voyons conservées, l'une audessfMis d(» laulre, deux «laies tle rèj^ne qui sont les mêmes :
(I an, ^2 m., I • \ j.
0 an. 2 m., 1 f \ j.
il esl possible que la colonne \ ail contenu encore «piehpies autres noms de i-ois de la WX' dynastie; mais le [)aj)yrus esl loin d'approcher du total de Manétlion qui donn<' 76 rois. — Le pliilosc'mite Artapanos dil que Moïse vivail sous un certain \v/z-DpT\<i roi TfTiv itrÀp Mé'a^tv 'ôr.oiv roÀXoj; vip tote tf^; AbfôrToj [ia<3iXcUc'.v (C.lém. d'Alex., Sfr(nii, I, ^2^^, 151; Eusèhe, ri-orjt. ce, IV, 27, tiré d'Alexandre Polyhistori et, au besoin, nous pourrions avec Wiedemarni, reirouver dans ce nom Cha'nel'errtV SebeUholep IV et dans la remai-cpje, la confirmation d'une tradition historique exacte ; mais, pour le reste, tout le récit dArtîqianos n'est qu'un tissu de UKuison^^^es impudents.
."^02. En a|)|)a!<Mi('(\ les rornios de l'l']lat subsislent sans cbaiigenient sous la XI II dynaslic. I.e roi Nelerhotep I" rassemble, dans la 2" année de son r«"'gne, les hauts fonctionnaires et conseillers privés autour de son trône et se fait lire le « Livre du divin cycle d'Atouniou » ; cela lui donne l'idée de faire exécuter des travaux dans le temple d'Osiris à A])ydos. De même, le roi Clienzer ordonne à son vizir 'Ancliou v!S ^^00, n.) d'entreprendre des restaurations dans le temple de Sesostris l", et b^'oi Ra'hottq) délibère avec ses fonctionnaires |)our relever le temple de Minou à Co|)tos. Ainsi les rois se monireiit, lorscju'on leur en laisse le temps, pleins de sollicitude envers leurs pères, les dieux; ils font extraire de la pierre à flammanjat, s'érigent à eux-mêmes des statues colossales, et se bâtissent des tombeaux; Sebekemsaf et son épouse ont leur tombe à Thèbes, mais X\.'ferhotep 1"' semble avoir eu sa résidence dans la région de Memphis. Pleins d bumilité, les fonctionnaires s'inclinent devant leurs commandements et acceptent b^s faveuis loyales (|ui leur sont ocirovées. Ces terribles secousses qui ébranlent un emj)ire, les inscrij)tions (égyptiennes ne nous
les laissent pas soupçonner, pas plus que, par exemple, les inscriptions latines dv troisième siècle de 1 Empire romain. Pourtant ces changements de trône et ces usurpations, qui se succèdent sans interruption, j)rouvenl (jue les choses allèrent alors aussi mal en l^gypte (pie plus tard à Rome; il est à supposer que durant plusi(Mirs décades les pharaons qui moururent d'une mort naturelle ne furent pasplus nombreux fjueles (Césars du troisième siècle. Comment expli(|uer cette désorganisation ■' Les causes nous en restent com|)lètement obscures, et les archiv(*s officielles, les inscriptions funéraires ou dédieatoiies, ue nous apportent aucun éclaicissement.On a |)U croire autrefois que c'est sous la XllP' dv nastie cjue la crise féodale est arrivée à son apogée et que les comtes des nomes, aj)rès s'être rendus indépendants ont mis la main sur la couronne, mais c'était là une erreur. Cette crise se place bien |)lutôt entre TAncien et le Moyen l*]mpire, et les rois de la Xlb dynastie ont complètement mis (in à rindepeiidance des princes de nomes 5^285). En un seul point nous trouvons, sous la Xllb dynastie, des jiropriétaires fonciers exerçant une souveraineté indé|)endante: c'est dans l'ancienne ville rovale d'El Kab, au sud de la Haute-l^gypte, où ils se sont fait construire des hyj)ogèes, décorées d'inscripl ions, dans le style des nomarques d'autrelois. Le plus ancien de ces seigneurs d'El Kab, Sebeknacht, qui vivail sous le règne de Sebekhotep Yl et de Neferhotep, porte le titre de « prince, comte graiid-prètre » et aussi de (V chancelier et ami unique » qui nous rappelle les anciens comtes héréditaires; mais, après lui, ses successeurs Uanseneb et Uebi portent un titre qui est exclusivement celui d'un fonctionnaire on'd/'loii n hf/a) et ils sont parents des rois et des hauts fonctionnaires ; d'ailleurs Hebi a assez d'indépendance |>our |)arler, à la façon des anciens nomar(jues, des bienfaits dont il a combh' sa ville, des 50 pains qu'il a fait distribuer à chacun, pauvre ou riche, des champs qu'il a fait cultiver, etc. Sous la XVP' et la X\'Il' dynasties, une
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DECADKNCE DU MOYEN EMPIRE
principauté aiithenli(jue s'est donc à nouveau créée, mais il s agit ICI de fonctionnaires arrivés à une situation puissante et princière, soit par mariages, soit par possession territoriale. Ce qui se passe à El Kab semble, autant (jue les rares allusions du texte permettent de le supposer, donner un éclaircissement sur la nature véritable de cette crise du Moyen Empire qui se dessine sous laXIIP dynastie, à savoir que ce sont les hauts fonctionnaires de la couronne, et en particulier les officiers, cjui s'emparent maintenant du trône, (jui se disputent, dans leur ambition déchaînée, ce prix du vainqueur, se supplantant l'un l'autre, sans qu'aucun réussisse à s'assurer une situation stable ni à fonder une dynastie durable.
La grande inscription de Xelerhotep 1 '^ Maiukttk, Ahydos, II, 28-HO, reste encore négligée et attend (ju on Ini consacre une étude. — l^irmi les tonil.eaux d'VA Kah (cf. Lki-sius, Drnkmnier, Text. IV, 46 sq. et les publications des tombeaux de Sebeknacht, Reneni et Palieri par Tylor, Wall dmmnrfs and Monuments of Elhib, 3 vol.), ceux qui appartiennent à la XIIIVXIV'^^ dynasties sont: le n« 10 (Sebeknacht), n" 9 (Ransaneb) et n" 8 bis (Bebi, Ll), Text, IV, p. 53), et ceux qui appartiennent au début de la XVllI» dynasties sont: n" 2 .Vhnies Pennechbet; n« 5, A'hmes, lils d'Abana ; n« 7, Heneni (sons Amenophis ]«»•), n« 5, I^aheri (sous Thoutniosis III). — Dans le décret d'Antef VIII (§ 309) les plus liants fonctionnaires de Koptos sont le chancelier et directeur des biens du temple, quia le titre de comte, le commandant de Koptos, qui porte le titre de a fils du roi », puis un deuxième chancelier et le secrétaire du temple. En outre, le décret est adressé à « toute la garnison de Koptos et à tout l'ensemble des prêtres laïques ». Par conséquent les caractéristiques de l'époque féodale n'existent plus ici.
Le royaume des Hyksos.
303. Sous la X1II« dynastie, l'empire égyptien étant tombé dans l'anarchie complète qui amena des guerres civiles et de nombreuses révoluticms, les propliéties dWpou-ouér (^ 297)
LE ROYAUME DES UVKSOS — i< 303
vinrent à s'accomplir (•om[)lètenient et la vallée du Nil fut la proie de l'invasion étrangère. Nous avons conservé lepassacre où Manéthon nous décrit l'irruption des ennemis et la fondation d'un royaume des rois pasteurs. « Sous le roi Toutiinaios », nous dit-il (cf. 5^ 301 n.) « la divinité, je ne sais pour quelle raison, nous était hostile; alors, contre toute attente, des peuples des pays de Test et d'origine abjecte osèrent pénétrer en l'Egypte et s'en emparèrent facilement et sans combat. Ils maîtrisèrent ses chefs, incendièrent cruellement les villes, détruisirent les temples des dieux et infligèrent aux habitants les maux les plus terribles, tantôt les massacrant, tantôt traînant en esclavage leurs femmes et leurs enfants. A la fin, ils proclamèrent roi un d'entre eux du nom de Salitis. Celui-ci vint, suivant la règle, à Memphis, leva des redevances dans le pays du Nord et le pays du Sud, et installa des garnisons dans les lieux appropriés; mais avant tout il fortifia les régions de l'est » — et Manéthon ajoute que c'était par peur des Assyriens, car Manéthon croit à la réalité historique des fables grecques sur un grand empire d'Assyrie, celui de Ninus et de Séinirainis. « Ici, il trouva dans le nome Sethroique, à l'est de la branche bubastite du Nil, une localité qui, d'après un ancien mythe, s'appelait Aouaris; il y fonda cette ville, la fortifia solidement avec des enceintes et y installa une garnison composée de près de 240.000 hommes lourdement armés. Et c'est là (ju'il (?) allait en été pour leur mesurer leur blé et leur payer leur solde et exercer soigneusement ses troupes afin de tenir en respect les ennemis de l'extérieur. Il mourut après 19 années de règne; tout son peuple fut appelé Hyksos, ce qui veut dire rois pasteurs. » Tout ce récit est évidemment tiré de la tradition populaire égyptienne et il ressemble à celui dont nous avons gardé une version dans un papyrus du Nouvel Empire, a 11 arriva, dit le papvrus, que l'Egypte était aux mains des impies sacrilèges et qu'il n'y avait pas de roi (légitime). Alors il y avait comme
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DECADENCE DU MOYEN EMPIRE
roi Seqenjenrô', prince danslo pays du Sud, mais lesiinpies étaient dans la ville (l(\s Aniou (?) et le souverain Apopi à Aouaris ; tout le pays leur |)ayait tribut et leur apportait tous les produits de la Hasse-Kgypte. » C'est dans le luéme stvle que le roi Aterneptah nous parle du a temps des rois de Basse-Égy()te, alors que le pays d'Egypte était en leur pouvoir et que les impies tenaient le pays tandis (|ue les rois du Sud étaient affaiblis». Avant lui, et avec des données plus précises, la reine liêtsepsout nous a dit dans une inscription du Speos Artemidos (Stabl Antar, près de Oenihassan), où elle énuuière ses constiuclions en Moyenne-Kgypte, (ju'elle a restauré ce qui était détruit, « alors (]ue les'Amou résidaient au milieu du pays du Xord et dans la ville d'Aouaris, et que les nomades détruisaient ce que les Egyptiens avaient fait; ils régnaient sans connaître nô\ personne n'obéissait à l'ordre du dieu jusqu'à Ma Majesté ». Toutes ces citations concordent absolument avec Manéthon pour l'espril et la lettre; elles nous montrent, en même temps, que si les ravages des conquérants et leur suprématie s'exerçaient sur rÉo:vnte tout entière leur centre était uniquement dans les pays du Nord, et (jue des souverains indigènes continuaient, avec de faibles ressources, à se maintenir dans le Sud.
Sur les llyksos: Ciivnvs, /.^WV/sM/rw.,, y:v/yy>/,«, Amsterdam, 1868; \aviLLi;, linhaslis, p. IG sq. ; Stkindoufi-, ////• Gcsrh. der Hykaos, in : Klrinere Beltr. :iirGrsrh. LcipzUj, 1894; Cnin rni, PSB\^ XIX, ^J94 sq.; W.M. MiLLKM, Studien :nr Vordcnisidt. (irsrh. Miff. Vordern^ des., III, 1898, (^onlenant htsuicoup d'hypothèses pénétrantes, (pii ne sont pas Ionjours soutenal.les ; Mahoivim, Chnnud. Ihdrrs, philid., V\\^ Snppl.-1900 (erroné la plupart du lenips^; enlin M vsi'kuo, ///.s/., II. \\, Wkili,, Les llyksos, ap. ./. asial, XVI, 1910 et XVI, I9M puhlié aussi en tira^a; à pari) considère toute In tiaditicm coneernant les llyksos comme une de ces constructions échafandées selon le thème exposé au ^ 297; en réalité, ces rois llyksos appartiendraient à une dynastie de Hasse-Ki<:y])l(S rpii enrôla des Asiatiques à son service et fut vaincue |)ar les Théhains. De même, il considère comme inventions pures les