‹ Histoire de l'antiquité [microform]Chapitre 115 sur 172 · SÔ · texte numérisé non relu

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d'art, tel que ce poignard de bronze à poignée incrustée d'électrum, représentant des scènes de chasse; c'est le cadeau d'un roi Apopi (H) « à celui qui escorte son maître, Nehmen ». La puissance des anciens rois Uyksos embrassait toute rÉgypte et, pour protéger par exemple la région d'Héliopolis, ils édifièrent un petit fort grossier, mais entouré d'un formidable rempart de sable ^S «^06 n.). C'est une garnison de ce genre qu'ils semblent avoir installée à Abousir el Meleq, à l'entrée du Fayoum. ^fais en même temps, ils toléraient l'existence de faibles souverains indigènes à Xoïs dans le Delta occidental, à Thèbes, et dans le reste de la Uaute-Égypte. Ces conquérants étrangers ne s'établirent en grand nombre (jue dans la partie orientale du Delta, dans les villes fortes d'Aouaris et de Tanis' où ils adoraient leur dieu national, et accumulaient les tributs levés sur le pays.

Palette de scribe du Mus. de Herliu, au nom de 'Aweserré' Apopi l'^ provenant du Fayoum: Ausf. \er:eirlinis, p. 217, n« 7798; c'est sous ce môme roi qu'a été rédigé le papyrus de mathématiques, dit papyrus Huim). — Poignard au nom d'un Nebchops (?) rê'Apopi, provenant d'un tombeau de Sakkara: Dakissy, Ami. du serv., ^I1, 115 sq. ; W. M. Mi m.kk, Orient. Lil.-Z.. V, \r^ sq. Le propriétaire de ce poignard s'a|»pelait Nehmen, celui du cercui'il où le poignard a été trouvé ,'Abd : ces deux noms sont sémitiques.

;^08. Les scarabées nous ont fait connaître d'autres « souverains des pays étrangers» : Semqen et 'Anat-her; ce dernier nom est formé avec le nom de la déesse Kana'anéenne \\nat auquel on ajoute peut-être une épithète égyptienne : « Anat est satisfaite ». La même formation se retrouve dans le nom du roi Ja'(iob-her, « Ja'qob est satisfait », qui porte les titres réguliers du Pharaon avec un nom de couronnement; ce nom est dérivé d'un nom ancien de dieu, .Ja'qob, que nous retrouvons également dans une localité Kana'anéenne Ja'qob-el (à Test du Jourdain ?) et qui devint ensuite le nom du héros d'Israël. Crace aux scarabées, nous connaissons toute une série d'autres souverains Hyksos, por-

degadexcf: pu moyen empire

LE ROYAUME DES HYKSOS

tant soit un nom de couronnement égyptien, soit un nom l)arJ)are. écrit d une orlliogra()he étrange; des fragments de noms similaires se lisent encore sur les morceaux du papvrus de Turin, où ils sont placés dans la m<Mne colonne (jue les rhébains de la XVll' dynastie. Sans doute ce royaume des Hyksos com[)orlait-il, à coté des rois suzerains, un nombre assez important de dynastes locaux ((ui adoptèrent les titres royaux du protocole égyptien, et les compétitions pour la couronne, les usurpations furent peut-être aussi fréquentes parmi eux (ju'à Xoïs ou à Thèbes. Il y eut |)lusieurs rois, trois au moins, du nom d'Aj)opi, (|ui se signalèr(»nt. Le premier Apopi, avec le prénom (T'A-weser-re', correspond évidemment au (juatiième roi de Mauctiion, Apophis; il se nomme une fois fiinsi : o Timage vivant(» de Hé' » ; il a fait graver son nom sur une pieri'e à (iebelén, au sud de Tlièbes (comme ( Jiian ((ui est son smcesseur chez .Manéthon; ; dans la o.V année de son règne, fut écrit un traité de mathématicjues (|ue nous avons conservé (ïj 'M)7 n.). Le nom du dernier A|)ôpi 111 avec le prénom de A(|en-jen-ré' est inscrit, avec le nom de Sèth, sur les épaules du colosse de M(M'mesa à lanis ij:; MK)). A Memphis, il adt'diéà «son pèi-e Sèth d'Aouaris » une table d'offiandes « conformément à son ordre », parc(^ (ju'il lui avait mis tous les pays sous ses sandales; nous voyons par là (jue lui aussi maintient la prétention à une domination universelle. 11 (»st })rol)able toutefois (jue ce personnage est \c même cpie cet adorat(Mir de Sèth dont le pa()yrus Sallier (Jj 'M)'.\ nous raconte (|u'il cheicha noise au roitelet de Thèbes, Secjenjenrè' : car ce dernier Jiom est un nom dp couronuoment (jue deux ou trois rois th('d)ains, nommés 1'a'a, ont |)orté et qui est manifestement foi'iué d'après le nom de couronnement d .\pôj)i 111. (^es rois a|)|)artienuent à la lin de la W'il" ilynastie; c'est sous leur règne qu a couuuencé la grande guérie (jui devait aboutir à délivrer rLgy[)te de la domination des Hvksos.

Hevue des monuments, ap. Pna'Ku (J^ t>98 n.) et \\\au. ^§ 30;> n.), Scarabées, ap. I^Kiini;, llisf., I, 116 sq. des scarabées qu'il attribue à la Vlll" et à la IX^' dynastie appartieiuient aux Hyksos ou à la XVir dynastie): Giukiitil PSIîA, 19, 29i sq., et surtout ^K^vBF.uu^, Sirnnihs. l^lusieurs scarabées, également ap. Phiuii:, llyksos and hraclite ritir^, p|. \\. L'écriture et Lortliographe sont souvent négligées et incertaines; aussi n'est-il guère possible de déterminer si tel souverain, représenté pni- un grand noudue de scarabées, s'appelle Pepi ou Scsi. De même, outre Ja'qohher (avec le nom de couronnenjent Mei-\Yescr-ré') on trouve souvent les variantes J1)qhi'. .l'qphr, etc. (Sur le dieu Ja'qob, v. mes hraeliicn, p. '280 sq.) Trois noms de rois (avec le titre de o (ils de \W » prennent à la lin le signe syllabique mou (lignes ondulées de leauj qu'il faut probahlemenl lire m; = J'm ,'m .Ikbm. Autre nom personnel, Skt: ap. Nkwhkuuv, 28, 1:2, U, 8: comme prinre royal, 28, 28. Smqn: /^.,23, 10; \\nather, 28, II. Plusieurs noms sont tout à fait illisibles (par exemple, ap. Nkwmkhiu, i)l. 2i: Pktkik, /A'A.so.s- r///ps, pi. XI. 118). Noms étrangers, ap. Papyrus de Turin, col. X et XI, frag. 112 et 128, dans ce nombre, Hbn qui ne correspond peutêtre au nom livo,v de Manéthon. Plusieurs noms de couroiuiement contiennent rélénient rhu' qui est aussi très fréqueid chez les Pharaons égyptiens île cette éi)oque. - Perle en verroterie bleue trouvée à Thèbes) au nom du u Ois de Hé ka-sélh ré', » Legrain, Ann. du serr.^ VI, 18;. - Obélis(pie de Aseh ?-ré' (( pour sa mère Per... » (probablement ([uelque déesse) à Tanis: Pirnui:, Tanb, 1,8; cet obéliscpie paraît appartenir aussi à un Hyksos.— 'A-weser-ré' A|)opi V ; Rer., U, 26 r=z nsH\, i:i, 494, n° 17 ; en outre, î:^ 807 n. et. à plusieurs reprises, sur des scarabées (un prince royal .\popi, ai). Nkwhkiuu, 28, 29). — Neb-chppsft-ré' Apopi 11. ?< 807 n. - 'A-qen-jen-ré^ Apopi 111, à Tanis, LI), U, 259 c. ; Mauikttk, Kev. ankéol. noiiv. sér., 111, 102 ; V, 298, 808; i>K Rougi':, Inscr., 76. == Pktuii:, Tunis, i, 3 ; Hubastis ; Nwilt.i:, Buhns- /(.s, pi. 85, h, c. Autel à Memphis : .Mauikttk, Mon. die, 88.

Les vassaux des Hyksos. A \ It dijnasiie.

30li. Si nous n'avons pas de renseignements sur les rois Xoïtes de la XIV« dymistie, nous avons conservé du nioins les monuments de quelques souverains parmi la longue série des Thébains qui forment la XVII" dynastie. Certes, ces docunumts sont tout aussi disséminés et pré-

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DhCADENCE DU MOYEN EMPIKE

caires que sous les dernieis rois de la XI \'" dynastie, et toutes les traces (jui nous restent d'eux, parmi elles les quelques dates conservées par le papyrus de 'Furin, nous démontrent que les changements de trône sont toujours aussi rapides que sous la XIII" dynastie. A plusieurs reprises, nous rencontrons des noms qui étaient caract(Misli([ues de la XI® dynastie, trois Antet' (dont deux étaient frères , deux Mentouhotep,et même un Sésostris IV. Leur domaine se réduisait , seml)le-t-il, à Thèbes et ses environs (Abydos, Koptos), encore qu'ils aient pu parfois s'agrandir un peu vers le Nord. Inversement, les rois Hvksos ont plusieurs fois, comme nous l'avons déjà mentionné, laissé des traces à (}ebelèn, au sud de Thèbes ; peut être ont-ils construit une forteresse s'appuyant à ce rocher isolé dans la vallée du Nil. Plus loin vers le Sud, des dynasties locales, autant dire indépendantes, gouvernaient à El Kab (302) ; il y avait encore en Haute- Egypte d'autres potentats indépendants, et un document établit que plusieurs ont certainement porté le titre de roi. Le roi Noubcheperrè' Antef (VIII") ([ui a ajouté des constructions aux tem[)les d'Abydos et de Koptos, publia, dans la 3'^ année de son règne, un décret de bannissement contre un haut fonctionnaire de Koptos, Teti, fils de Minhotep, et toute sa famille juscju'aux plus lointaines gén(''ratioas, décret causé sans doute par une tentative d'usurpation. Le nom du proscrit doit être effacé de tous les documents du temple et de toutes les archives; ses revenus, provenant du domaine du temple, sont attribués au comte de Koptos (qui est piobablement son successeur). Si quelque coiute ou commandant ose intercéder pour lui auprès du roi, alors « ses gens, ses biens, ses champs » seront donnés au dieu l\Iin de Koptos et aucun de ses parents ne pourra lui succéder dans sa fonction. « Or, tout roi ou tout potentat qui prendra fait et cause pour le proscrit, il ne pourra pas ceindre la couronne l)lanche ni la couronne rouge, ni s'asseoir sur le trône de l'Horus des vivants . «C'ette phrase exprime clairement qu'il y avait alors

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