ApyXr^ç
G. "Açwçiç 64 — reporté à la lin
Total . 284 ans (Barbarus 224).
XVI« dynastie:
32 Pasteurs, 548 ans (Barb. 318) correctement peut-être 418; ChronoL, p. 99, Lrad. p. 138 sq.
XVH« dynastie :
43 Pasteurs et 43 ©r,6atoi \:or,oK\-%i.
454 a. (Barb. 221 ans)
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DECADENCE DU MOYEN EMPIHE
306. Parmi les noms de rois Nyksos (jue nous ont conservés les monuments, celui de Noubli, avec un nom de couronnement emptunlé à Sètli, qui nous est révélé par la stèle de Tanis, devrait, en admcîttant (|ue c(îSoit là vraiment un nom de roi, venir en première place, car c'est à lui que se raltaclie Tère d(^s Hyksos; il serait dans ce cas le fondateur du t(Mnple de Sétli à Tanis. Des noms qui correspondraient au Salit is de Manéthon et à ses deux succc'sseurs n'ont i)as été conservés; celui du quatrième roi, Apopliis, a été porté au coutraire par plusieurs llyksos. Toutefois, le roi le plus ancien que nous connaissions par les monuments est sans aucun d(jute Chian, qui correspond au cinquième souverain de Xtanétlion, lannas. Sur ses scarabées et sceaux à cylindre, dont nous possédons un assez granil nombre, il porte souvent le titre de « prince des pays étrangers » {hqa chesout) ou « prince des jeuhes honnnes » {/uja no/'rou). Mais il a aussi adopté le titre des Pharaons « le dieu bon, fils de lié' » et il a même un nom de couronnement : Sevveserenré'. Sa puissance s'étendit en tout cas sur toute PKgypte ; à Gebelén, au sud de Thèbes, son nom se trouve sur un bloc de pierre; à Bubastis, il fit graver son nom sur une statue a[)partenant à un roi antérieur, où il porte en outre un nom d'ilorus « celui qui embrasse les pays » (au pluriel, mais non point u les deux pays »). Ceci indique une prétention à la domination universelle, tandis que Tépithète (ju'il ajoute encore « aimé de son esprit (ka) » n'implique pas seulement qu'il se passe des (heux égyptiens, mais qu'il a Tinlime fierté d'être un grand cojiquérant. Le seul fait que la résidence des llyksos est Aouaris, à Textrc'mité orientale du Delta, sur la route militaire qui conduit eti Asie et près du lac Metizale (nous n'avons pas d'autres précisions sur le site même où était Aouaris) ce seuil fait, prouve que la puissance des llyksos a dû s'étendre bien loin en Asie, et ([u'il élait aussi important pour eux de tenir la route de communication avec la Syrie que cela devait l'être
LE ROYAUME DÈS UYKSOS — ^ 306
plus lard [)our les Arabes. Dans l'oiuvi'e historique du Jahviste iNomb. Il], 22; nous rencotitrohs une remarque complètement isolée d'après la({uelle Hébron, dans le sud de la Palestine, appelée à l'origine Qirjat Arba', fut « construite sept ans avant Tanis (So'an) en Egypte »; dans cette réminiscence d'une tradition à peu près disparue, survit un fait historique qui se rapporte à ces temps. Ici, llébron est cité, sans doute par association.d'idée avec l'ère Hyksos de Tanis, et il est possible que cette ville ait été effectivement leur point d'a|)pui le plus impoilant, d'où ils faisaicmt rayonner leur domination sur les montagnes de Palestine. En ellét, llébron, au pied des contreforts montagneux du sud, occupe, par rapport à la Palestine, une situation Semblable à celle d'Aouaris par rapport à Tl^gypte. Dans les ruines de (iazer eiri Palestine, on a trouvé dés scarabées de Chian, et son nom se trouve également sur un petit lion taillé grossièrement en basalte, ciu'on a trouvé daTiS le commerce à Bairdad, et (jui provient vraisemblablement 'de Habylonie; enfin, son nom est gravé sur un morceau d'albAtre mis ail jour datls les fondations du palais de Knossos en Crète. Même si ces objets ont été volés, ou transportés loin du lieu d'origine, ils n'en sont pas moins des téinoignrlges en faveur de la ])uissance de ce roi. Le royaume des llyksos fUt sans doute un grand empire éphémère, comme celui des Huns ou des Mongols; aussi est-il très possible que sous (]hian, et pour un temps, ils aient étendu leur puissance juscju'à Habylone. Après une courte prospérité, leur domination fut réduite à la seule l^gypte, où elle décrut aussi rapdement.
Monuiiu'iils de Chian : Navilm;, lltihnslis, pi. il :=z 85 a., cf. UohciiAHDT, A. Z.,;^3, i4i2. 40, 95. (Jehelôn: l)Am.ss\, lin., Ki, -^2. Lion de Bagdad an Rritish Muséum : Dkvkiua, lici^. (tnlièuL, iioiiv. sér., IV, iî56 (avec une reproduction inexacte de l'inscription). Gazer: l*(tl. Expl. Fund. Uiml. Slal., lîMIi, p. 225, i6. Knossos: Kvans, Aniiiuil o/ llic lirit. ScIkkjI. (tl Mhcns, VII, (i4. Scarabées: l^iriuo:, ///.s/., t, it9 ; XenndeUky,
DÉCADENCE DU MOYEN EMPIRE
II il
Ils*-
Scnrnhs, 7, 7. 10. 22, 20-26. 4i, 6 : on outre, dans les toni!)es près d'Aboiisir el Meleq à l'entrée du Fayouni, tombes qui, à en jup^er par le mode d'ensevelissement (cadavres étendus, sans cercueils et entourés de poteries grossières), ne sont pas égyptiennes : Môller, ap. Mitl. dfr D. OrienUjes , HO, 24 sq. — Pi nui: prétend qu'il a trouvé les ruines d'Aouaris dans une petite forteresse grossière, entourée de remparts de sahl(% |)rès de Tell el Jeliudije <le Leontopolis des Juifs d'Onias, au nord de lleliopolis; ; v. llyUi>os and hmclite n/fVs, 1904 : mais cette hypothèse est absolumunt insoutenable. Dans les tombeaux de cette localité, on a trouvé des scarabées de Chian, d'Apopi, etc. (en même temps que d'autres de Sesostris 1"'), et |)ar conséquent ce fort était prol)ablement (pielque petite citadelle des Ilyksos.
307. Oiielle qu'ait été au début Tattitude dédaigneuse de ces souverains étrangers envers les croyances des l^gyptiens, ils n'ont pas pu se déiober à l'influence de leur civilisation, ce qui est le cas de tous les conquérants barbares au contact d'une culture, plu^^ avancée. Us adoptent donc très vite au moins les ;fornieiS extérieures de la civilisation égyptienne. Déjà Ciii?n fait entrer son nom dans les cadres traditionnels du protocole pharaonique; malgré son culte pour Séth, il se sert du nom de Rê' pour former son nom de couronnement; (|uant à ses successeurs Jeur attitude officielle leur donne complètement 1 asj)ect de Pharaons. Us manilesteut leur vénération aux dieux égyptiens; les rois Apopi portent même un nom (jui semble être égyptien. Certes, nous trouvons peu de monuments (jui soient leur œuvre propre, à l'exception des temples de Séth à Aouaris et à Tanis; leurs noms griffonnés à la hâte sur les monuments de rois antérieurs, leurs scarabées grossiers où l'orthographe est complètement fautive et négligée, montrent bien qu'ils étaient des barbares. Cela n'empêche point que sous leur règne il y eut encore des scribes, car ils ne pouvaient se passer de fonctionnaires. Ces scribes continuaient à exercer leur métier, recevaient à l'occasion une palette en présent du roi Uyksos ; ils continuaient à recopier des œuvres littéraires. Parfois ces rois ont fait exécuter des œuvres
LE ROYAUME DES HYKSOS