La Restauration, XXVL dynastie, 003 à 525 av. J.-G
11. L'époque perse, XXVII' à XXXl*' dynasties, 525 à 'XV\ av. J.-C.
12. La domination macédonienne i^lHolémées; X\[ à 30 av. J.-C.
154. Les trois grandes périodes de floraison nous ont laissé des monuments en quantité, et jnèmeceux de l'époque thinite sont assez nombreux ; nous asons conservé des lombes avec leurs accessoires, et des débris de mobilier (|ui remonlent à des âges encore plus reculés. Les inscriptions hiéroglyphicjues se rencontrent pour la première lois au temps des dernières générations (jui ont précédé Menés; sous les Thinites, l'écrituie monumentale et cursive) est déjà (Tun usage général pour l'administratioji de la cour el (lel'iOtaL De nombreux textes littéraires qui nous ont été conservés dans des monuments postérieurs par exemple, les textes des Pyramides, des légendes comme celle de la destruction du genre humain, des écrits sur la médecine) remojitcMit à cette épo(|ue, peut-être même au delà de Menés. Des actes officiels contenq)orains (pièces de comptabilité de la maison du roi) nous ont été conservés à partir de la V" dynastie. Des décrets royaux, etc., sous forme d'inscriptions, sont encore plus anciens. Pour le reste, il nous faut chercher nos renseignements dans les brèves indications cjui se trou\ent sur les ustensiles, amphores à vin, sur le matériel de tout genre, les bijoux, les stèles funéraires,* etc., ainsi ([ue sur les tables-annales des plus anciens tem[)s ^ij 223j. A partir de la lin de la lll* dynastie, les tombes liches s'oinent davantage (rinscri[)tions et de courtes notices; on y énumère les fonctions et titres des défunts; on ajoute les formules relatives aux offrandes et à la vie future ; nous
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y rencontrons aussi parfois des hio^inphies as>s(;/ détailléos; des allusions aux liouneurs conleres |)îir le roi, à (jui le déluul vloil ré(|ui|)enienl de sa (onihc; des dis^)Osili()ns leslanientaires pour fouder leeulle fuueraire, ele. Les niouuuienls du Moyen el surlout du Nouvel Knipire présenlenl une plus grande variété, car maintenant s'ajoutent aux touiheaux de toruiidahles teMi[)les de pierre, ou les inseriplions l'ovales nous conservent en certains cas des iensei<rnejnents histori(|ues; au contraire, des temples de l'Aucien el du Moyen b]mpire, cpiehjues-uns seulement nous sont paivenus, et daus un état fort délahré. Siprnaloiis encore les inseri|)tions dédicaloires des monuments, les m(Milioiis i»iavées sur des parois de rochers au passao(^ des expéditions, les biographies dans les lofuhes; à toutes ces inscrif)lions s'ajoutent, en nomhie (|ui vn loujours croissant, les documents, lettres, textes liltéraiies écrits sur pîipyrus, et même i)arfois sur cuir ou sur des lessons de poteries. C'est du hasard (|ue dépend, à vrai dire, la (juanlité de matériaux (pic nous lègue une épocjue et la [)lus grande |)arlie des j)a|)yrns ipie jious possédons, et (jui nous viennent du Nouvel lùn[)ire, aj)partiennent à la fin de la \I\"etde la X\' dvnaslie. l ne source d'un tout aulre ordre et de la plus haute valeur, a (;té l'évélée en ISS7 par la correspondance de la cour (rilgvple avec les rois et vassaux d'Asie; elle est écrite en cum'ij'ormes sur des tal)lett(\s (pii proviennent des aichives (rj.:chenalon à Tell-el-Amarna après TiOO av. .].-(].. Par contr(\ 1res rares soni les soui'ces pour les temps de décadence entre l'Ancien et le Moyen, comme entre le Moyen et le Nouvel Empire, c'est-à-dire de la fin de la \ I' juscpi'à la fin de la \l\ et de la fin de la NUI' juscprà la fin de la N\ II" dynastie. C'est seulement au cours des 25 dernières années (|ue nous avons trouve des monuments et inscriptions ap|)artenant à la premier(^ de ces (q)o(|ues. Si pour la XIII' dynastie, nombre de monuments, en particulier de statues royales, sont connus depuis longtemps, en revanche il ne nous reste prescjue
MONUMENTS ET ÉCRIVAINS — § 15i
rien du temps des Flyksos. Beaucoup plus importants sont les monuments et inscriptions appartenant aux temps postérieurs, de la XXr à la XXV" dynasties, en dépit de la décadence et de la domination étrangère; sous la XXVÎ'* dynastie, leur nombre augmente encore notablement, mais ils n'offrent pourtant à Thisloire (ju'un maigre butin, en raison de la forme spéciale qu'a reyétue la ciyilisation en ce temps-là. Ainsi, d'une part, la tradition historicpie, telle que la présentent les monuments et les |)apyrus, offre une série de lacunes et se réyèle au gré du hasard ; d'autre part, tout essai d'une histoire d'I^gypte se heurte à une graye difficulté: c'est que les monuments ne se sont guère conservés (juedans la Hautes-Egypte; le sol fluide du Delta ne nous en a gardé que fort peu qui, presque tous, sont localisés à Tanis et à Hubastis . (Juant aux constiuctions de Memphis, qui fut de beaucouj) la plus importante des cités égyptiennes, les matériaux en ont été presque entièrement employés à construire le Caire; rien ne subsiste plus que la nécropole immense, et vraiment inépuisable, (|ui, comme celle de Thèbes,nous fournit de façon ininterrompue des trouvailles im|)oitantes. tandis que, pour les (irecs, le Delta et Memphis étaient au premier plan, pour nous c'est toujours du point de vue de la Haute-J]gypte ([ue nous embrassons l'ensemble de l'histoire et de la culture égyptienne ; en vain nous ellorçons-nous de nous dégager de ce cadre, nous n'v réussirons jamais complètement, puisque, j)our la Basse-Egypte, les documents authentiques nous manquent presque totalement et qu'ils nous man(|ueiont toujours. Les informations provenant de peuples étrangers en particulier des monuments éthiopiens, puis des Israélites, des Assyriens et ensuite des Grecs, ne se rencontrent que dans les derniers temps de l'Egypte, apiès la fin du Nouvel Empire.
Résumé dos principales piit)lica fions de nioiuirnenfs : les grands onvrngos d'onseinblo i]c Ciiampoluon, I^oshmim, Lk l'sii s. voir § 148 et II. 2
SOURCES POUR L HISTOIRE DE L EGYPTE