LE ROI MENES ET LA PREMIÈRE DYNASTIE
rilé sur le délia n'auraient pu à la loii<,nie se luainteuir, si le roi avail régné ù (|uelque (iislance, au l'oud de la Haule- Hgypte. Il est donc logi(iue cpie uous rencontrions dans la le'gion de Meniphis de nombreuses lombes détruites, appartenant aux dynasties tliinites, et des vestiges du culte de leurs rois défunts, l'ne règle scMublr s'établir : puisque le roi réunit deux couronnes, devient par la un double roi et un double dieu, il faut ([u'il se construise deux tombeaux, l'un en Basse-Egypte, près de Mempbis, l'autre dans sa patrie de Haute-lv»vi)te, à Ab\d(»s, du moins sous h*s successeurs de Menés.
Tal»U's-aiiiial('sae McMies^cf SKl•IlK,/>V///^, 01 sq.) provenant do Nogado lioK.HAKirr, lUT. JicrI. \/.., 1897, 10:.4 == dk Mokcvn, lùuh., il, 167, elle est maintenant complétée et liubliée tout entière, et accomi)agnée , l'un duplicata, i»ar(iAUSTAN(.,l./., 4^2,61 sq.; c'est la seule où paraisse le
nom personnel de Menés, Mn u salle <ln seigneur des deux couronnes Men .) ; (interprétation combattue à tort par Nwu.i.i;, A./., 47, (io s.) provenant d'Abydos dans; lioynl Tnwh^, II, pi a. :^a (-- 10. 1 1) (les <lenv -i-undes tables sont identiques, la dernière ligne donne le même texte (jue celle de Negade et ce même texte est employé pour Ousaphais, Royal Tomhs, 1,15, 16 (/>///>/'.''/", Il, 7a, '. ^ Ahydus, l, 11, 7 et IS. Une tablette en ivoire, dans R. /'., Il, S, '^ contirnt les mêmes doiuiées que 11, 3, 2, 4, 6. Autres monuments : li. T., 1, '., I ; Ib 3, i, li ; VM'Jo.s, II. 4 = o. 1 H dans le tombeau de Negade. - L:usèl»e nous dit d'après Manéllion
Mrjvr,;... 0-£0(jv.ov a:oar£':av £-'>.r;iaio /.a- k'vooio; èx^iiOr, ; le renseignement qui suit, conservé aussi par l'Africain, à savoir que Menés périt i)ar un hii)popol;nue, est une varianb' de Diodore, I, 8i), qni raconte ciunment il échapi)a à la mori dans le lac Mo;ris «'t fut miraculeusement sauvé [»ar un ci-ocodile. — Construction de Memphis : llérod., II. ÎK4 ; Josêpbe, A;v/<., Vlll,6, i2, !.-i5 (d'après Manéllion, c'est le lils de Menés, Atliotbis. qui aurait bàli le [)alais royal; d'après Diod., 1,50, .Memphis lut bâti i)ar Ouciioreus (c'est le nom que Hoccboris re<:oil à .son couronnement)— Sur le« Ptal.iUe Menés », v. Kkmv.n, \./.,:;0,43, en outre, Sktuk lleitr. :iir itUrsIcn (',(\>rli., i^li sq. dont les spéculaticuis sont parfois très hardies et qui explique que le u mur blanc » était une citadelle élevée par les rois <lu Sud poui- nuiîtriser le pays du Nord. Le dieu iMali, les documeids oïd été rassemblés par Stolk, Plah <Diss., Leipzig, 1-Hl s'elTaceconq)lèlemeid aux tenq)s anciens derrière S<dvai',
avec lequel on l'a plus tard identifié. A partir de l'Ancien Knijure, il devient le dieu principal et ofticiel du pays (î^ '2il cX. i>7^J) ; à cause des monuments et des œuvres d'art de réj)oque memphite, il est devenu le dieu des artistes (d'où le nom ({ue lui ont donné les Grecs : Hepliaislos), l'auteur du monde, et le démiurge primitif. Mais, à l'origine, il fut un dieu local fort insigniMant. Nous ne connaissons j)as un seul mythe qui raconte son histoire. Il a un aspect très pai-ticulier : la tête chauve comme un prêtre, momiforme, un gland pend derrière sa nuque; il ne possède donc aucun attribut caractéristique. U ne revêt jamais une forme animale, et si on l'associe avec Apis, c'est là également une identification tardive. (Serait-il copié sur le modèle irOsiris, avec qui on l'a certainement identifié de l)onne heure ? et est-ce à cause de cette relation qu'on appelle Memphis u la maison de l'esprit (Ay() de Ptah .) ?)
211. A en croire les listes de rois (établies plus tard, le successeur de Menés fut son fils Atoti !•', auquel les listes égyptiennes ainsi qu'Eratoslhène font succéder deux autres rois du même nom, tandis que Manétlion appelle ces deux rois Kenkenes et Ouenephes. Il est impossible que ces noms soient identiques avec Atoti U et Atoti III; il semble plus probable que Tuniti» de l'empire s'est de nouveau dissoute pour un temps et que les listes diffèrent dans leclioix des rois estimés légitimes. Il est encore actuellement plus difficile d'identifier sûrement ces rois avec ceux que nous font connaître les monuments. A Abydos, la première tombe qui soit réellement une tombe royale est celle d'un souverain dont le nom d'Horus se prononce à peu ])rès Cubent; il s'agit probablement du premier ou du deuxième Atoti. Son règne a fait épo(jue dans l'histoire de la civilisation égyptienne ; c'est alors que les costumes, le dessin des figures (et des hiéroglyphes^ reçoivent celte forme arrêtée qu'ils ont gardée jusqu'à la fin de la vie nationale J^ 216). Son successeur, sans doute Atoti 11 ou lll, écrit son nom d'Horus avec le signe du seipent, qui se prononce' à |)eu près Zet. Les tables-annales et les sceaux de ces deux rois nous font connaître les noms des forteresses royales, et de plusieurs
l'kgyptk sous les thinitks
foiictioiiuaiies, nous parlenl des fêtes, oW. On a trouvé près (!(' Mempliis un second tombeau de /et (pii ressemble à eelui de Negade ; il est entouré, eonnue les lombes royales d'Abydos, d'une ((uantilé de petites chambres funéraires appartenant aux familiers i\r sa cour; ce <li)nblr lombcau prouve ([ue /et a régné sur toute rKg.vple. Pourlaut nous ne possédons des renscM'gnemcnts certains cpTaNec son successeur Ousapliais.
Avec l'œuvre ren.lanMMitalc dr 1». iiuk, Jinyal Tomhs, il i'st nécessaire (le comparer sans cesse les lU'Uriuji' de Si rm:. Kn fin de compte, Pi/nui: a pcnt-ctre raison d'idenlilier avec Atoli I' (d AhMi 11 les signes \\ et 'Aii rniel'on Ironve parfois placés à la suite du nom d'Ilorus Client (car le si-ne qni sert à écrire le iK>ni es! j^ hui v\ non point ^/^t comnn- on le lisait antrelois) et du nom d'Ilorus Zet; Alôti l*'' est écrit dans la liste d'Abydos Tlj et Atoli II est écrit dans celte même liste Atj. (Onantà Atoli III, la liste trAhydos l'écrit 'Ata). D'antre part, Wiill, lier., 211, 3"> a rendu vraisemblable l'Iiypotlièse qne le roi \\\\{li. /'., 11, IH; V/).vt/o6-, l, 1-3; rf. Si lin, /.V//r., 32 s.), dont le nom apparaît sur de nombreux tessons, est ideidi(iue aver l'Ilorus Clienl. (:<»ci concorde avec le fait (pie chez Ka la ligne tracée sons rilorns est une ligne droite dans la grande majorité des cas, tandis (pie c'est nii croissant ponr le S<'orpion, \armer et Menés [vX. ^ \\)\) n.i. Siii' le cnlte .rAtôti l"' à r(''po(pie perse, Kknmn, \./.,3S, ±1. l)'a|nvs Manétlion, il aurait bâti le palais de Memphis et composé des ouvrages d analomie, et c'est ()uncplH^s(pu aurait bâti les pyramides de Kocliome ^Sakkara),ce (jui (ist sûrement inexact. Monuments de CluMd : //. 7', IL 1. ^ s. ; 12, 3; i:i Si]. ; 2(;-2!l; Wmv/o.s, L i, H-l i ; II, i. Son tombeau a été pris plus tard pour celui d'Osiris. — Sur le roi Zet (roi-serpent i :, /^ /'., I, 4,4 s. ; dO, H-11; 11,1-2; 18 s.; 31-34; 11, 7, 1-4; Kl, I2.V130. Sa magnifique stèle funéraire qui est au Louvre a été publiée de façon excellente pai" HKXKmTK, ht Sli'lc dih' du nn-^crpfnl , f(mdation Piot, Xll, \^MV\, Sktiu: a prétendu, p. 2î>, ((u'uu nuMue fonctionnaire a été en ac'tivilé sous le W'gne de Client, de Zet et m.Mue d'Onsapbais /.'. T., II, IG, 121 s(p ; 1, 19, 10; 20, 12-rJ; 11, 17, I32j, mais cela n'est pas exact, car nous avons ici atîaire à un titre, non à un nom de personne. In tombeau de Zet (OU du moins de son éi)O(pie) à Nezlet Batran, à 2 kilomètres et demi au sud de (iizeh : Dvuissy, \nmih'.< dr sn-rirr, \'l, !)!) s<i. ; publié par Pktkik, Gizcli and dcr liij'r, lîK)8.
LE ROI MENKS ET LA PHEMIKHE DYNASTIE — s^ 2l2
212. Le roi Ousaphais, dont le ]U)m d llorus est T(Mi, ap|)arait sui- tiuites les listes au cin(|uième rang. Abydos nous a conservé de lui beancoup de vestiges, (Uitre sa tombe (pii se distingue par un pavement de granit et dont les dinu'usions sont bi("n |)lus vastes que celles de ses piédécesseurs el i\c ses successeurs immédiats. Parmi les autres monuments, signalons une table-annales, où le roi est représente coilTé du casqn(3 de guerre et brandissant sa massue sui' un Asiatique, dans uïi pays de montagnes. Au-devant de lui s'érige renseigne du loup de ()upouaout; <à c(St('', se trouv(^ une légende: « la piemièie fois de battre les peuples de 1 l^st ». La scène se joue probablement dans la |)éninside du Sinaï, oîi nous triuivons, aux siè(des suixants, tant de bas-reliefs rupestres gravés de scènes analogues. Bien longtemps sans doute avant Ousaphais, les h]gvptiens avaient occu[)e les mines de cuivre du W'adi-Maghara [^ 171) (|ui fournissaient aussi en abondance de la pierre verte (malachite, égyptien, mafkat); aussi app(dait-on le pays <( escaliers (terrasse) de malachite ^y, chcliou mafkat. Vju u écrasement des lountiou », des Troglodytes {^ IGi») signale dans lachroni(jue d(^ la pierre de Palerme, a lieu soiis unaulre roi, peut-être sous le successeur de ( )usaphais, Mi(d)is. (le Mi(d)is(uoni d'Ilorus Anz-jeb) paraît élre mont('' sur le Irone grâce à Tinfluence de sa mère, Meritneit, (|ui occupe à C(jté d'Ousaphais un grand tombeau avec wnr sièle funéraire, comme en ojit les rois. Le souverain suivant ((^lont le nom (rilorus esl Smerchet) et dont le nom pro|)re corres|)ond probablement au Semempses de Manéthon, a deiruil les noms de Mi(d)is el de , Meritneit sur les vases de [)ierre et les cruches de vin. (1 Cst de lui (]ue piovient le premier tableau commemoratil" (Tune vit loire, (jue nous V(>yons au Sinaï : le roi esl repioduit en triple exemplaire, et, taudis ([u'il assouTue un Asiatique, le « cornt(^ général » est debout devant lui, vétu du costume égyptien ordinaire et tenant à la main un grand arc de guerre. Le souveiain suivant, Sen (Senmou ? Horiis (h\ a, lui aussi, plu-
L i':(;ypte sols Lts thinites
LISTE DKS MOIS DE LA PKEMIÈRE DYNASTIE Jî 212
sieursfois fait iTiiilih'f le nom (!(' son [)iéclécrss('ur. Le nom Sen ira|)|)arail sur aucune liste loyale, et nous reneonlions à sa place un roi Qehiiou dont nous ne possédons aucun monument; ^Fanéthon l'a (Micore passé sous silence, et il l'ait du roi suivant, neounouter-Oubienlliis, le dernier roi de la I"' dynastie. De celui-ci, non plus, noiis n'avons aucun monunK^nt ; pas plus que Qel)hou il ne parail avoir eu de toml)eau à Abvdos. Dans leur ensemble, tous ces rois, à partir de Menés, ont réiijne sur l'Kgypte environ 200 ans (environ de :J.300 à 3.100).
Ousapliais : /?. T., I, 5, H.l:> ; 10, ll-li; 1 1 , :^-l 1 ; 1 MT; it2, i, 7; IM(>; 24 sq.; 41,7; 17-20; \/m/o^, 1, II, H; \. /., :-i5, :^ ; Amkij.nkai , .Wmr. J'oiiUles, pi. i2. Tableau do victoire : Amki.ineal, I, pi. 33; Si>iF.(;ELni.iu., À. Z., 35, 8. Gf.Wi iLL, Sphinx, \\U, 181.. le ne vois pas de raisons qui justifient les scrupules de Wkiik, /?^r., 29, 2(i sq., (pii n'accepte pas la lecture des signes Q:^^iû comme donnant le nom personnel du roi (signes dont est dérivée la graphie récente du nom, sous une forme défigurée), l^our le reste, Wku-l a apporté de nouvelles preuves, spécialement p. .jl sq., à l'appui du classement des rois proposé par Pktiuf et Sktuk, On a signalé de différerds cùtés qne Meritneit n'était pas un roi, comme le supposait Piitum., mais l'épouse du roi Ousa pliais. — Sur Miebis : R. T., I, 5,9,11,12; 0; 11 ; 13; 26s. ; 34; II, 4<>, 7 ; 47, 31 ; 48,102. Amkli>eau, 11,21, 4. Setiu: suppose que Miebis est le roi au long règne, qui est signalé à la ligne 3 de la ()ierrede Palerme. — Semempses : li. T., I, 7; 11, 18; 12, 1 ; 17, 2(;; 28 s ; 30; 11, 8, 5; 55. Abvdos, 1, 5, 2-4, 11,9.- Tableau de victoire au Wadi Maghara : Wkii.i-, Rev. arch., 4 sér., 11, 1903, 230; Wf.ill, Rer. de^i inscr. êgyp.da Sinaï, p. 97. — Pktuii;, Resenrthés in Sinai, Abb., 45-47. — Horus Oa' Sen : R. 7., 1, 8 s; II, 12; 12, 2, 5, 12 (= 47, 30); 29; 30; 30; II, 8; 12, 5, 6. — Ahydos, 1, 11, II. Wi:ill soutient à faux (Mon. cl hisf. des 11^ el [II" dynasties, p. 35, 2), ipic les prêtres du culte de ce roi venaieid dans les mastabas ; ces préties sont des prêtres du dieu llor-tia', dont il est question assez souvent i\ celte époque, et dont le nom s'écrit avec un pieu placé devant le signe d'Ilorus. (L. I)., II, 27,2 q., 48, 89 c.— MMUi:ni., Mnslnhnsj), 19 et 37.) — La lète Set a été célébrée par Ousapliais, R. T., I, 41, 5 = U, 42; Semempses, I, 7, .5-8; Sen, 1. 8,0-8, et par le roi mentionné à la ligne 3 de la pierre de Palerme, c'est-à-dire peut-être Miebis. Cette fête était un jubilé Irentenaire, mais il ne Inudrail point croire qu'on ne
LiSTi: dj:s jiois di: la prhmièrk dynastie
(Gf, Chronologie, p. 121, trad. p. 170)
(T = /'ajujf^iis de Turin ; S = Table de SrikLara : \ — Table d^Abijdos ; pour Manèllwn je n indique que les dates de r Africain : Er — Eraloslhène.(/ni na retenu dans sa liste que 5 rois de la /'• dynastie.)
MONUMENTS IJSTKS P.OVALES KGYPTIENNES MANÉTHON
V'' Dynastie, 8 Thinites.
Scorpion Narmer.
Ilorus 'Alla, roi Menés. Menés 1. A.
, Atoli L T. A. .
— Chentiroi ka ? . \ ^♦^^'^i IL T. A.
< Alôti 111. T. \
ANNKKS
I MV;vr^; (-r Kr) r.2
2 ^\0o,0'.: (^ Va) 57
» 'AO(ÔOr.ç II (= Er»
Zel
— Ivn, loi Uusapluiis. Uusaphais '\\ A.
— An/,-jeb. roi Miebis. Miebis T. S. A. . ,
(âge 70 ans)
— Senierchet, roi Se- Semempses (?) T. A
niempses. (âge 72 ans)
/ Qebhou T. S. A.
— Qa', roi Sen ^Sen-) (âge 03 ans) non ?) . . . .1 Beounouter T. S.
(âge 95 ans)
.3 Kîvxevr,; .31
4 OOevE'jr.ç 2^^
5 Oùaaïï^ai; 20 r. MrMç (= Er) 2<)
7 lejj.EUL'j/r.ç (— - Kn 18
écrit chez l' Africain
H'.'/ÎVc/rj;
Total.
Total correct
»iiM
LKS i':tats primitifs dk l'kgypti:
DKUXIEME DYNASTIE
là-î
\h rélébràl rri^niliôniiiicril qih' »l;nis I;i liciitit'DK' aimôc du rèprne ; pour la chrorioloi^nr, on uc pcul dotic scu servii- qu'avec prudeiu-e; cf. Nachiràge :ur aiujj.lirom,! . Ws. InuL, p. :}JI . Nous voyons \n\v exciuplr (pie Thoutmosis IV a leh'* au moins par deux fois la lele Sel, d'après les inseriplious du leui[)le d'Aïuada ' Hkkvsti;!), l'hr Irmples of Lowcr Xiibia, \mer. .1. nf Srmif. L'imj. \ \ il I, lIMMi, M i, el pourlani d'après l'exaiuen analouiiiiue de son eadavre, il avait au luaxiuniin '1^> ans lorsqu'il est uioil ( \iiii. <lu srrr. l\ , li;{ s(|.). — La pierre de l»alerine allriluiail à la première dynastie (lignes J, >{) une durée d'environ ^JIO ans, V. (:iirom>l. H»7, Sfp, Inid. p. -2S8 sq. Cf. la liste des rois «i-dessus.
/> e u ./• ièni e dijn (isl ie .
2J:>. Au lieu (le BcouiiouUm- (()iil)i«'iilliis , le (h'inier roi de la l'-Mlynastie, la table royale d'Alndos nomme un roi (|u'onl omis les autres listes égy|>ti(MMies : Hazaoïi, et celui-ci apparaît (lie/ Mauetlioii, sous le nom de Ijoellios, comme l'oiidat(Mir de la II" dynastie, (|ui est également tliinite. U est probable (|u il y eut alors des compétitions j)our le trône et de nombreux prétendants, et c'est pourtjuoi l(dle liste adopte le dernier souverain de l'ancienne lauiillr royale, telle autre le [)remier de la nouvelle, tandis (jue Manétbon adopte les deux, mais saute, en revanche, le nom de (^)ebhou. Le nome de Bazaou se trouve ii.entionne, à côté de l'ois de la IV^ et delà V'' dynastie, sur une tablette de scribe de (jizeli, au nord de Memphis; c'est la (jue se trouvait peut-être son tombeau. Pour ses successeurs, les listes égyptiennes sont en gros d'accord avec Manétlion ; en revanche il a été absolument impossible de découvrir jus(|u'ici le moindre ia])j)(ut entre ces noms et les noms de rois donnés |)ar les monuments de cette epo(|ue, monuments, il est vrai, i-an^s et isolés; seul le troisième roi, Hinolhris, est cité partout. Comme monuments, nous ne |)ossedons de lui (pie (juelques fragments de poterie provenant de la tombe d'un d(^ ses success(*urs à Abydos. Par contre, la chroni(|ue de la
|)iei-re de Païenne nous a conservi* un fragment important des annales de son règne; il n'y est cpiestion, néanmoins, (|ue de levées d'impôts, de fêles, etc., («uniue sous les deux règnes (pii suivent. Il semble donc (pie sous ces rois l ordre ait régné à nouveau et (pie les années se succédèrent, l'une pareille à l'autre, suivant l'ordre établi pour radministration et le culte. ( )u a r(deve aux environs de Memphis les vestiges des tombeaux de Binothris et de ses dcyi\ prédécesseurs, mais aucun de leurs tombeaux ne s'est retrouvé à Abydos, non plus (jue pour un certain roi lY'renma'at ([)rémun Sechemjeb), dont le nom revient assez souvent, comme empreinte de sceau, sur les bouclions de cruches à vin, trouvées dans un vieux fort d'Abydos et dans le tombeau du success(uir de ce roi. Ce successeur, Perjebsen, ne prend jamais le titre « Horus » et n'a pas non plus de u nom (rilorus » ; son nom, inscrit dans la porte dn palais, est surmonté, non pas du faucon liorus, mais de Panimal de Séth, et, sur le sceau d'un de ses fonctionnaires, nous lisons : (|ue (( Noubti (le Séth de Ombos) a transmis les deux pays à son fils, le roi de la Haute et de la liasse-Egypte, Perjebsen ». Serait-ce là le signe d'une réaction contre les rois Horus? Le centre de gravité de l'empire étant maintenant à Memphis, protestait-on contre ce déplacement, en s'aj)puyant sur le dieu de la llaule-Lgypte Séth, et en rapptdant (|ue le roi était son incaination .' Perjebs(Mi recommence à se faire bâtir un tombeau à Abydos, construction très simple composée d'une chambre en briques, en bordure des tombeaux de la P*' (Ivnastie ; nous avons conservé ses deux stèles funéraires portant chacune l'inscription : « Séth Perjebsen ». U a régné néanmoins sur toute l'Kgypte, car non seuh^nenl il porte le titre sonieni hiii et « seigneur des deux coiirojines », mais nous trouvons son culte encore célébré à Sakkara près de Memphis, sous la IV' dynastie, et associé avec celui du roi Sethenes (Senti), le cinquième roi des listes, (jui est vraisemblablement son snccesscMir.
i/kGYPI K sous LES THINII KS
H. Wkili.. h's MiPiimnrnls W rhistoire ilfs Ih cl III' dyiitislies, 1^)8, a élll- (lié les nioniiinonts do cette époque en détail et avec soin, mais aussi avec parti pris (il laisse, par exemple, compltHenient de cAté dans son exposé historique, les rois Bazaou, Senti, Nebka et Hounii ; par suite il n'a pas réussi à établir sa thèse que les listes monumentales et celle de Manéthon étaient sans valeur; nos matériaux ofïrent beaucoui) trop de lacunes pour se prêter en aucune façon à des déductions de ce genre. Les trois noms d'Ilorus : HoteiJsechemoni, Nebré' et Nouteren fcest-à-dire Rinothris) sont inscrits sur l'épaule d'une statue archaïque agenouillée, celle d'un haut fonctionnaire (au Caire, (ini'.HvLT, le Uiisée /'(lypiien, I, pi. 12, 13; J. i>i: MouiiVN, nerh.. Il, pi. IV, p. ^293; Capaut, p. 2^)1 ; Boiu II \ui)T, Stniiien nm Kônigen uwl Privalleuten, Catalogue général du musée du Caire, n" ij. Ces noms a|)paraissent dans le même ordre sur des fragments de vases, au tond)eau de Perjebsen à Abydos R. /'., II, 8, 8, 13. Les deux premiers noms figurent aussi sur une coupe en silex dans le temple de Mykerinos : R()R( iiahdt, A//o, IX, 4«8. Bouchons de cruches à vin, au nom des deux premiers (et provenant aussi de leurs tombes détruites dafis un tombeau près de la i>yramide d'Ounas : Maspiko, \nn. du serv., 111. \Hd Si\.; Wf.iij,, /. r. p. i:j4sq.; mêmes sceaux pour Nouteren à (iizeh : Pkthii:, (li:eh and der Rlfeh, pi. V ; Weill, /. r., p. 438 sq. On ne peut pas savoir si l'Iloius llotepsechemoui est identique avec le roi Bazaou. Tablette de Gizeli avec le nom de Bazaou : Bkisnkh, À. Z., 48, 143. ISouteren(cité aussi sur la pierre de Païenne, ligne 4) doit être certainement = Binothris (Benouterou) le troisième roi de la liste. Wiiii- a montré (/^v., XXIX, :\ sq.) que l'ilorus Sechemjeb n'est pas identique avec le roi Perjebsen, mais est son prédécesseur, llorus Sechemjeb, avec le nom propre PerenmaVat : R. T., Il, til, 164 à 17^2. Abydos, IIL pi. 9,3. Sceaux dans Pi,Tuii:,/7/s/.F,-2i=WKiLL, p.7. — Sêth Perjebsen : R. T., 11,^21,473-177, 22, 178-190; 31. Gaustang, Ret Khallnf, X, 8; avec les titres royaux du protocole (sans nom d'Ilorus),/?. T., 1,4,7,29, 87 s([. ; II, 22, 190. Wiim. a expliqué, p. 117,1a légende du sceau, déjà citée. Perjebsen avec Senti (= Sethenes) dans la tombe de Seri à Sakkara : Mauikttk, Mastabas, 92 sq. Lv.psivs,Auswahl 9. Fragment d^ine coupe de diorite à son nom, dans le temple de Chephren: Holschkh, Grnbdmhinnl des Clwphrrn, p. 100. Senti a[)paraît également dans le papyrus méd. BiU(;srii, Rcr. des Inscrip.. pi. 99 (après Ousaphais) et sur le bronze de Berlin, n" 8433 de basse époque.
214. S il n'y a pas à Hierakonpolis de monuments provenant des successeurs de Nariner, pendant toute la durée de
OKt'xn':MK ovNASTiK — i; 214
la I'*" dynastie et la preuiière moitié de la IP, nous en trouvons, eu revanche, plusieurs diin roi qui a [)(>ur nom d'Horus Ciha'sechem. (le sont: deux statuettes assises, eu schiste et en calcaire, re-présentaiil le roi velu d'un long manteau royal avec la couronne du Sud, puis des vases de pierre et des fragments de stèles. A l'exception d'une stèle qui se rapporte à une victoire sur les Nubiens, elles sont toutes destinées à commémorer dans la vieille ville rovale les victoires remportées sur les l'ebelles du pays du Nord. Des monceaux de cadavres nus gisent au pied de son troue ; d'après une inscription sur une des statues, il y aurait: 47^209; sur l'autre 48.*20o; l'exagération est la même que pour Naimer (§208i. Sur les vases, on voit la déesse-vautour d'El kab réunissant pour lui les plantes syiuboliques des deux pays avec une légende « Année de la victoire sur les rebelles du Noi-d ». Ainsi, ces monuments confirment que l'unité de l'empire s'était rompue pour un temps, et que (Iha'sechem a reconf|uis le royaume du Nord ; mais alors de nouvelles révoltes eurent lieu. Ce fait contribuerait à expli(juer les divergences entre les nom.s de rois sur les listes et sur les monuments. Le nom propre de Cha'sechem nous étant inconnu, nous ne pouvons l'identifier avec aucun roi donné j)ar les listes; à en juger par la forme de son nom d'Ilorus ot le style des monuments, il appartiendrait à la fin de la IP dynastie. Jusqu'ici nulle autre trace de lui ne s'est trouvée ailleurs en llgypte.
Monuments: niernhonjfolis, pi. 30-41 ; 18; sur eette stèle, les ennemis sont représentés, comme chez Narmer, au moyen du signe du pays d'où surgit une tète, et le signe slj indique qu'ils sont des Nubiens ; mais on ne saurait affirmer si co sont des nègres ou des Hamites (v. § iCh\ n. . Cxi'Mn. ]>. 2.i8 et d'autres, attiibuent à tort ces statues à ('.ha'sechemoni. La déesse- vautour est représeidée sur les vasqs, tenant un anneau à sceller qui enferme les lettres bs ; est-ce là le nom propre du roi? Cela est douteux. Pour le reste, le nom d'Horus Cha'sechem ne peut être séparé des noms de même type : llotepsechemoui, Sechemjeb, Cha'sechemoui,c'est-à-dir<' des autres rois delà 11^ dynastie.
VA
l/ÉGYPTE SOUS LUS THIMTES
21."). Le papvrns dr 1 uiin nous a consorvé les cliillVos des aimées de lègrie et dr vie des (Hialre derniers rois de la dyiiaslie; à Teii croire, aucun d\'ux ne serait arrivé à un âge bien avance». Pas un nionunienl de ces rois ne nous est parvenu ; pai- conlre, nous connaissons un ceilain llorus Cha'seclienioui dont le nom |)ersonnel ne [)eul encore se lire avec cc^rlilude. La [)ierre de Païenne mentionne, parmi les noms d^uiuees, Tannée de sa naissance, (|ui se place sous nn des derniers rois de la dynastie; il s'agissait donc (Fun héritier légitime du trône. C\'St le seulpliaraon (|ui porte toujours le doul)le titre u Horus et Sêtli » ; il réunit donc en sa personne la puissance de Sèth-Perjehsen ^ 213 et celle des adorateurs (rilorus. Il a un autre point de commun avec Perjebsen : c'est que, avec ce derniei-, il est le seul roi de cette dynastie (|ui se soit t'ait construire un tombeau à Abvdos : situé par delà les tombes royale*s plus anciennes, ce tombeau oH're, i)oui* la premièi'e lois, uiu' cluunbre funéraire l)àtie en pierre et entourée de cellules de brique, qui appartiennent aux fonctionnaires de sa cour. Le roi se construisit également une forteresse à Abydos, et on a trouvé à lli('rakon[)olis des fiagments importants d'un inontaLit de poite en granit, (|ui porte son nom, ainsi (ju Une liste illisible de peuples vaincus. Son épouse Nema'athapi est la mère du roi Zoser ; c'est avec ce roi ([ue le papyrus de Turin, faisant pour la première fois une coupure, commence une dynastie nouvcdle, ([ui correspond à la IIL' dynastie mempliite de Manéthon. Comment expli([uer que ce papyrus, de même ((ue la table d'Abydos, donne comme dernier roi de l'ancienne lignée un roi Nebka (avec une durée de règne de 19 ans et sans indication d'âge) ? Cela reste toutà fait obscur. Manéthon ne nojume pas Nebka, mais à sa plac(\ met en tète de la troisième dynastie, comme premi(^r roi et [>rédécess(nir de /oser, un roi N('cheio[)hes. Ce dernier correspondrait- il à Cha'sechemoui (d Nebka serait-il le derni(u- représentant d'une lignée plus ancienne? H serait facile de faire des hypothèses à tort et à travers, mais