I- k(;ypte sous lks thimtes
LE ROI MENES ET FA PREMIÈRE DYNASTIE — s< 2(M)
NariiuT se rattacha flirectfriioFif au scor[»if>n v\ il est («Insiuiricn qiio lliorus 'Al.iai e( les .siicccsseurs de celui-ci; Iccai-actèrc de ses uionunients nous le prouvcilc façon indubilahle; [uaisriiypothèseavancée en ruènieteuipsparSiTUFoet par (1 vustvnc;, savoir : que \armerserait le nom d'Floi-usdeMeiu'sel (prilauiaitpoursuccesseur 'Ahai est peut-efi'ejusle. — Monumeids de \arni<'i- : Hu'r(iknnf)(>li.<;, pi. Il] i^ |»i7 n., «('. |)1. f I). — 2() I). (massue, Capvkt, p. ^289 s.) — 1>9 (palette à lard, Cvivvht, j». 'IM s ; V. RrssiNO-Bui (:^\IA^^, />r'///t/«/i/f'/- (irf/rptisrhrr !<kul/tlun'ii, jd. 2) dans Ahydos, Hoynt Tomh.<, I, 4, 2; M2,:{, ; (=z 10, I), G; .ri, 85ÎI. Amiunkau, .\um\ foiilll,:<, 1, p. ^2. Il me seudile à i)eine douteux (pie ^^^^ :t sur
le sceptre et la palette à lard soit l'aiicieune écriture pour ^fe^ crr/t(( vizir », et cela, en dépit du costuuu" qui dilTère un peu de celui que le vizir porte plus lard. — SktiikH 'nft'rs(irfiumi<'n) quej ai suivi dans ma CkronithKjir /'(lypliciuii', a l'ait de Xarmer le successeur de Menés parce quil règne déjà sur les deux royaumes. A cette opinicui opi)Osous ces faits : le princi|)al monument de Xarrïier est une palette à fani et celle-ci n'est plus en usatre à l'éjjoque suivante; les monuments de Narmer se lient étroitemeid à ceux du Scorpion les tessons parsem<''S à Abydos et à Negade témoignent (pfil est plus ancien que les rois «pii y sont enterrés. — Il yann troisième jHnnmeau de sceptre à Ilierakonpolis, pi. 26 a, malheureusement très mutilé; il otirail i)i(d3al>!emeid des scènes analogues: le roi assis snr nu trône, sons un dais, portant la courcuuu' de Hasse-Kgypte el entouré de Libyens (pii lui apporterd des |)résents, ou exécuterd des dat^ses. Le nom du roi a disparu, et, comme il ne porte |>as de barbe, il doit être pins récent que Narmer et (jue Menés. Il y a enfin nne autre tète «le massue au Britlsh Muséum, décorée de serpents enlacés parmi les(iuels volent des ois(>aux, v. HeixiK, ffisl., I, 75. — Si-rrm; a montré [beUrdiie :ur (illrrslcn iU'srk., \\Q sip) que Pi;tiuk en plaçant d'autres rois (Zoser, Sma, Ho) avant l'époque de Menés, s'est appuyé sur des hypothèses erronées; sur le roi Ka, v. § 2il n.
Le roi Menés et la première dynastie.
209. Les entreprises coiiiniencëes par Narmer, son successeur immédiat, qui est probablement Menés (voir cependant § 208 n.), a pu les achever et peut-être a-t-il opéré la
ré'union dérmitive des deux royaumes » en un seul état; celte raison amena phis taid les l^gy[)tiensà faire commencer avec lui une époque nouvelle. D'après Manéthon, Menés et sa (lvnasti(.' étaient originaires de Tliinis Ihis, la capitale du VHP nome de la liaute-KLîrvpte. La villeelle-mème était située dans les terres cultivées et n'a pas encore été retrouvée; (Tautanl plus connue est la nécropole du nome, au bord du désert, Abydos Abotouetson sanctuaire de C.honti-amenliou. C'est ici que les autres rois de la dynastie sont ensc^velis avec leur cour. lies tombes d'Abvdos sont classées sur le terrain par séries qui se font suite, et hnir architecture témoigne aussi d'un progrès. En avant, on trouve une file de tombes très simples, (jui apj)artenaient peut-être à une génération plus ancienne de dynastes locaux, ancêtres de la maison royale. C'est parmi celles-ci qu'on aimerait à chercher la tombe de Menés, d'autant plus (|u'on a trouvé ici, en assez grand nombre, des tablettes portant l'indication d'événements (jui se passèrent dans les années de son règne, des cruches dont le bouchon porte son sceau, etc. Or il existe a Negade, localitc' piéhistorique connue, un tombeau bien plus vaste et i)lus beau ^ '217; ; d'après son style, on serait tenté de le ranger dans une é[)oquc beaucoup plus récente (pie les tombes d'Abydos ; pourtant on y a trouvé» aussi des objets Jiombreux, entre autres une table-annales, au nom de Menés, et d'autres, au nom de Neithotep, probablement son épouse. Il est bien invraisemblable de supposer que la reine est enterrée ici, et le souverain, son époux, enterré à Abydos, dans une des tombes tout à fait simples ; à moins (ju'il n'ait eu deux tombeaux ^comme ce fut le cas parla suite, pour d'auties pharaons), celui d'Abydos contient probablement les restes d'un de ses parents ou familiers. Mais (pielle raison lui a fait choisir pour son tombeau le site com plètement isolé de Negade ? cela demeure un point encore obscur. D'après une coutume qui fut constante chez les anciens pharaons, nous devrions chercher sa résidence dans
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l'kgypte sous li:s tiiinitks
T.i: ROI MKNKS KT f. \ !>!{ KMIKMK DYNASTIE
le voisinage de la tombe ; est-ce que sous son règm mais rien ne nous confirme cette hypothèse — le véritable siège du gouvernement était situé dans le nome de Koptos peiilètre dans la ville d'Korus, Qùs, Apollinopolis paiva, en face de Negade s et cette capitale fût transférée, seulement sous ses successeurs, dans la ville des ancêtres?
'Sur la tomhi' de Negade, v.i<i< ^20(; u. et ^217. Xeill.iolei) y est tlésii^niée à plusieurs leprises comnu' étant nue reine. (l)i Mnr.i. \\Jirrh.,U, Kx ) et de même aussi à Abydos [Hoyal Innih.^, Il, 2, II. il ; peut-iMre en outre dans Abydos I, i,>)). Niwhkkio, rsi:\, ;U, ^29>», croit qu'il s'ai^nl «lune princesse fie Sais, et qu'elle a pour titre le signe de Neil, cpii correspondrait à l'Horus «lu roi de la llaule-Kgypte ; cf. ^ 19î) n.) —
Ht;, -ÔMi Atyu-xou TzXr.a^ov 'AÔuooj'o roXdr.: r-),v.;ir.;- 'AXsÇavo^^o; ANur.f.a/fov Tzooi'y (Mention de Menés), Stepli. liy/ ; vo;x6: Hivitt,; Plol., IV, 5, 66.
Sur les monuments aussi, c'est touj«uu's le nom «l«' Tliinis (Kgypt. : Zini) qui désigne le nome et le prince du nome ; mais la ville «les morts, Abydos, est tellement passée au premier plan à cause de s(m inq)ortance religieuse et de ses nondu'eux nuunnuents, (jne nous sommes toujours en«-lins à lui nllribuer un rôle poliliqu(^ «lu'elle n'a jamais eu. La désignation «le Menés «omme Tliinite clie/ Krastotln'Mie est aussi une inlerpolalion tirée «le Manéthon
210. Le rè<>iie de Menés et la fondation du royauiue uni tombent vers 3315 av. J.-C, en tout cas entre 3400 et 3200. Comme tous ses successeurs. Menés porte le double titre de sonteni ri ^y/7/, seigneur des couronnes de Nedd)et et dcOua- /it,et, comme Narmepravait l'ail avanllui,un nom particulier ((ui désigne en bii Tincarnation d'Horus S l'-^-^ '■ ^'esl « .\baï le tmerricr », nom ([ui s'encadre dans la porle du palais, surmontée de réj)(M-vier, et (|ui généraleiient est employé seul sur l(^s sceaux el dans les tables-annales. Celles-ci mentionnent, aulanl (jue nous pouvons en saisir le sens, (( la [)rise de possession ou la réception) du Sud el du y^orà »— Il s\igit, probablement, moins d'un événement historique que d'une cérémonie (ju'on renouv<dait à des intervalles délerminés ; — elles menlionnenl également une (( victoire sur les Nubiens .Seli) ». D'autres plaqtu'ttes en
ivoire nous montr«Mit des files de pris«>nniers, d«)nt les uns soni certain<'ment (l«'s Jigvpliens, el les autr«'s des Libyens; puis voici des Lgyptiens el Lybiens apporlant le tribut, ils s'a|)prochenl courbani la h'Ie, et tenanl a la main le rameau des suppliants ; les Libyens ont la ehev<dnre li*ess«M\ la barbe courte, et s'env«d«qq)«Mit dans un grand manteau de laine bigarrée (^ 107 . Menés a donc r«'gne, non seulement surFEgypte tout enlière, mais (Micor(^ au delà de ses fronlières du sud et du nord-ouest. D'autres tabb'Ites mentionnent la conslruction d'un tem()le d«' Neil la grande déesse
«le nasse-Kgypt«' d'après la((uelle se nomme l'épouse de Menés, puis on cite les leles des dieux, b's barques des di«mx, les baiMjues <lu Xil, les domaines et la forteresse royale (jifil a eoiislniile : la |)liipart de ces détails nous restent (;ncor«' incompr«diensil)les. D'après la tradition d'Hérodotii, c'est M«'nes cjui a rendu la région de Mempliis liabitable, en construisant, au-dessous du Kavoum, la irrande digue (|ui protège encore les terres cultivées contre l'iinuidaliondu bras «)ccid«Milal du Nil babr.Iusuf , et il bàlit la vilb» de Mempliis(*t son temple de Ptah. A vrai dire, b^ nom de .Mem|)liis «'sl d'origine Ix'aueoup plus lardive ; mais la vieille enceinte fortifiée, appelée le c mur blanc o, au sud de lac|uelle s'appuyait le tcMiiple d'un dieu local, Ptah, et(|ui a (bmn«' son nom au nome, peut avoir été réellem<'nt fondée par Menés, car nous lisons |)lus tard dans une inscription: le « Llali «le Menés », à c<)lé du Llab de Hamses IL Dès r«'poque de Menés et ses successeurs, el maigre^ les lombes et forteresses royales d'Abydos, cette forteresse, située près du temple de Ptali, dnnslenome le plus méridional du rovaiune du n«U(l, à la frontière des i\v\\\ pays, aura été la vraie capitale de 1 empire. ()ii s'e\j)li(|ueainsi le rcMe imporlanl ({ue jouent sous les Thinites, dans les fêtes officielles, la pr«)cession de la I)ar(|ue de Sokar, le dieu d(* Sakkara près de Memphis, et la considération dont a joui de bonne lieure le taureau Apis fHa[)i) adoré à Mempbis , Tunite de l'i^mpire et l'auto-
l'ÉGYPïE sols les THIMTES