‹ Histoire de l'antiquité [microform]Chapitre 80 sur 172 · HAPPORTS DES ÉGYPTIENS AVEC LEURS VOISINS · texte numérisé non relu

HAPPORTS DES ÉGYPTIENS AVEC LEURS VOISINS

pu faire beaucoup d'emprunts à Tétranger, aux temps anciens comme aux temps plus récents; mais dire que toute la culture égyptienne vienne de Babylone, c'est là une chimère créée par (juelques cerveaux fantaisistes de notre temps. Au contraire, s'il est un |)oint sur lequel on puisse se prononcer catégoriquement, et qui soit bien établi historiquement, c'est qu'à tous leurs moments décisifs, ces deux civilisations se sont développées en une parfaite indépendance Tune de l'autre.

Sur Byl)los (qu'on retrouve aussi maintenant dans riiisloire «te Sinouliet : (Vau.>im:h, Ber. Berl. Ak,. 1907, UH et Rec, 32, 21 S, cf. ^2^^^) cf. EuMAN, A. Z., i2, 109, qui souligne avec raison que la traduction tout à tait archaïque du nom indigène r;oui.al par KpnJ prouve l'origine très ancienne de ces rapports (ils sont mentionnés aussi, comme on sait, dans le papyrus Ebers). SKnn,, i./., C 7, interprète aussi le vieux mot kbnt (sous le Nouvel Emiûre, h-pnt) -. bateau de mer o dans le sens de (( bateau de Bvblos » et il admet eonune la forme la plus ancienne du mot égyptien /x7>// le mol Konbl : sénûi. Gonbl : comme preuve il cite des cercueils de la Xll« dynastie; « Hatbôr (maîtresse de Kbn (Byblos) qui tient le gouvernail de ces navires(les barques desinortsi; cf. aussi §§ 'iSH, 265. Sur la bière et l'amidonnier (1;, v. l'étude très suggestive de HnozNY, Uberdas Bierim alten Babylonien und Aegyplen.Anzo'xger \Vien. Ak. pliil. CL, Dez, 1910 ; nous avons déjà parlé de cet ouvrage par anticipation (au § t>00 n.).

(1) D'après A. de Candolle Hmmer - amidonnier. Donc au 'i 2()u n. (p. 126) corrigez la traduction « èpeaiitre » on « amidonnier. »

L ANCIEN EMPIRE

La troisième di/nastie,

230. La Iruisiôiïie dyiiaslie (lui arrive au Irùne avec le le foi Zozer (§ 215) est (lési<^iiée pai- MaïK'llion sous le uuiu de nieuipliile ; par conséquent, le ceuti'<' de gravité de l'empire est définitivement transféré à la rronlière sud du Delta. En corrélation avec ce fait, uous voyous disj)araîlre des annales de Tempire la lèle de Tadoralion (rilorus, cpie les Thinites avaient liérilée de leurs prédécesseurs. Nous constatons aussi, dans d'autres domaines, le progrès (jui s'est accompli sous les Tliinites et qui nous saute aux yeux sous Zoser ; nous appiochons de Tapogée de la vieille civilisation égyptienne. Il est certain que Zoser a régné sur la totalité de ri>n [)le. Il existe de lui un bas-relief, commémoratif d'une victoire, près des mines du Sinaï, et une tradition, qui vient d(^ la basse époque, mais conlienl un fond de vérité, raconte ceci : le Nil n'ayant pas inondé les terres pendant sept ans, il y eut en lOgypte une giande famine; alors Zoser, pour rentrer dans les faveurs du Nil, qui s'éciia{)pe de<> cataractes, lit présent au diini (Ibnoumou d'iUépliautine du <■ pays des douze lieues » Dodécaschène), qui s'étend sur les deux rives du Nil, en amont de la pre-

LA TROISIKME DYNASTIt: — ^ ^'^^

mière cataracte. Le dieu propriétaire de ce domaine était libre derim[)ôt sur les champs, et avait le droit au contraire de prélever la dimesur la chasse et la pèche, sur les produits des carrières et toutes les importations de la Nubie. D'après cette tradition, Zoser aurait incorporé à son empire le pays frontière de Nubie jusqu'à llierasykaminos. Nous pouvons supposer (juil existe (juehjue relation entre ces événements, les expéditions précédentes de Cha'sechem J^214\ celles qu'entreprendront plus tard Snofrou S^ 2:i2) et ses successeurs, et le fait que les Nègres commencent à pénétrer dans la Basse-Nubie ^^ lii5nV Le nom de Zoser, celui de sa mère î^ 215) et des fonctionnaires de sa cour sont inscrits sur un grand nombre de bouchons, fermant des cruches d'argile, qu'on a trouvés dans un grnnd tombeau au-dessous d'Abydos près de Bet-Challàf; ; cette construction marque un progrès considérable sur les tombeaux de la II' dynastie (cf;^2l7. Le cadavre a été enfoui profondément dans le sol rocheux ou on a ménagé une chambre funéraire ; sur cette chambre onaélevé un grand édillce massif, en bri(|ues, dont les cotés ont une inclinaison oblicjue (c'est la lorme primitive du masiaha de l'époque postérieure ; on a creusé en outre plusieurs puits par lesquels, le cadavre une fois déposé dans sa tombe, on faisait descendre de grands bh)cs de pierre, alin d'obstruer l'escalier souterrain, qui donnait accès à la chambre funéraire. Il semble que ce tombeau ait été construit pour le roi lui-fuéme ; mais il se fit édifier un autre tombeau d'un genre tout différent, sur le plateau désertique de Sakkara, près du sanctuaire de Sokar de Memphis. D'après son asjiect extérieur, il se compose de six mastabas pareils à celui que nous venons de décrire, mais superposés et en retrait l'un sur l'autre à mesure qu'il o-ao-ne vers le haut; seulement , au lieu d'être bâti eu briques, il (»st en blocs de calcaire. A l'intérieur, on trouve une chambre funéraire creusée sous la terre ; le nom du roi décore^ une porte recouverte de briques en faïence, de couleurs

L ANCIEN EMPIHE

variées. C'est là ce que nous appelons la pyramide à degrés qui annonce les véritables pyramides construites plus lard. Zoser inaugure donc brillamment une époque nouvelle. Sans doute, nous avons vu précédemment des essais isolés d'édifices en pierres (§ 217) ; pourtant ce n'est pas à tort (jue les égyptiens oui allribué plus tard l'invention des édifices en pierre à /oser et à son architecte, qui était en même temps le prêtre de son culte- funéraire, Imhotep, qui fut adoré avec ferveur, aux derniers siècles de Thistoire écrvptienne, comme un lliaumaturge doué de grands i)Ouvoirs magi(|ues : il passait aussi pour avoir été fils de Ptah et l'auteur d'ouvrages sur la médecine et la magie. Il y a dans le delta une forteresse (jui porte le nom de « Porte d'imhotep « ; sans doute elle est aussi son œuvre.

t^our lensenible de la II' et la 111*^ dynasties, voir W livre de Wi.im. déjà metitionnéau 8^213 n. — Monuinentsde Zozer(dontle nomd Horus est Neterchet) : bas-relief du Wndi Macrliara, FÎKNKniTK, H^r. XVI, lOi; étude plus complète dans Wiiu-, lier, anh., i« série IL ^235 ^ Wkm.l, Rer. des iusc. du Sinaï, p. 100, et \Vi.n.i,, 11^ et lll^ r/y/j.,p. P2H s. ; Sceaux ap. [{ierakonponlls., 70,3 ; ostraka d'Abydos, /?. T., 1, i, 3 ; d'aulres empreintes de sceaux, § 21.') n. Tombeau de Bet-Khallaf : (i vi\stan(;, Mahasna and Bel hhnllnf, 1903 (dans le voisinage se trouvent encore plusieurs tombeaux plus petits appartenant aux fonctionnaires de cette époque). Pyramide h decfrés : L. />., 11,2 ;Ae(jyplische Inselirif tendes HerlinerMase(ims,I,i;cf. Biu<;sGiietSTKiNDouFF,À.Z.,28, 110;Fioiu:ii\uiyr,A.Z., 30, 83, 87 sq. ; les doutes qu On pouvait avoir sur l'ancienneté de l'inscription sont désormais sans fondement. Zoser apparaît avec le nom de Zoser-noub, formé évidenmienl avec le suffixe Rê' noub (Jéquier conteste ceci à tort, Hec, 30, 45;, qui s'ajoute à son nom d'Horus,dans une inscription, sur un bloc de pierre de Sakkara, citée par Gaiîtiiikh, nuU. de rinst. français du Caire, Y, 41 s. ; après, viennent les noms de Teti (sans doute Zoser II) et d'Ouserkaf (V« dynastie). L'adjonction Hè'noub (Ré* d'or, ou bien « Ré' et Noid)ti-Sôth » '!) semble bien (Mre un prototype du titre Hornoub qui apparaît i)our la première fois avec Cha'ba, et régulièrement à partir de Snofrou. Ce titre, qui est traduit dans l'inscription de Rosette par 'avrt7:aXo>v ùrJpxipo;, est d'ordinaire expliqué :« Horus qui est victorieux de Noubti-Sèth » ; est-ce exact ? cela est très douteux : cL Moukt, lioyantr pharaonique, p. ^3 S(f. et ap.

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