IV" DYNASTIE
Baksanti, Ann. du scrr., VU, 257 sq. ; Wkill, l.r., i83 sq.; ce nom de Xe^ ferkaserail, dans ce cas, ideidiciue avecXefei'Uerè' II, Icdeniierroi delà dynastie sur la liste d'Ahydos; toutefois rien n'est certain en ces matières. — Il faut rattacher ici THorus (^ha'ha, doid le nom se lit sur un sceau de llierakonpolis, pi. 70, I, sur une coupe du Musée de Hei'lin, sur un sceau de Pétrie (\Vi:ii,i,, /y*'et Ilh'dyn., p. 9"2) et sur une coupe en j)ieri'e dans le temple funéraire de Sahouiv', auprès de coupes de Snofrou {\UmciiKHDT, (iralMlrnhnuil <lc:< S(ihun',\, 14 i-). Par contre, \efersah(>r ( \f'f/. ChvonoL, p. I5'f)est identicpie avec Pepi i (J:^ :26'2). Le nom de llouni se trouve, avec son écriture la j)lus ancienne de " roi (^oulmi) H > à Klé- [diantine(Boucii\iu)T, .1., /., 46, 13) ; sa « mnison » est merdionnée dans le nome de I.eto|>olis /./>., Il, 3 Skthk, (//•/»•. dea. Mien lirirhs, p. "i. au tondjeau de Meten (où le nom'se lisaitautrefois Soul.den ou roi Ijeten:) son culte funéraire est mentionné aussi sur la piei-re de Palerme, verso, 1. 5. — Autres tombeaux de cette époque à l'ouest d'Ahydos, ap. (ivusTAx;, Tonibs of llie fhird dyn., 1904 ; ils ne coidiennent pas d'inscriptions, mais témoiiJ^nenl de l'évolution continue vers les maslahas de la IV'' dynastie. Les •' tond)eaux à escalier » que nous v<»yons à Elkab et ailleurs i-emontent parfois à cette période. — Les deux pyramides en pierre de Dahsour sont certaincnu'nt plus anciennes quv celles de ('heops; celle (pii est au nord appartient à Snolrou; donc la l)yramide à pans en retrait ne peut guère être attribuée à un autre roi que Houni (cf. Pktum:, l^yntinids and Temples o/G/rc/*,p. oOs.; A seasoii in tJyypt, p. 26 sq. ; Hoiu.iiaudt, \. Z., 32, 9i). — Ruines dune pyramide à degrés près de Sila dans le F'ayoum (derrière Meidoum) : Hoiu haudt, Ann. dnserr., I, 211 sq. Pour la liste des rois, voir le tableau, p. 189.
rents règnes, et c'est une exception quand nos sources signalent, [)ar hasard, un événement historique bien précis. La pierre de Païenne nous a conservé les annales de trois années (lu règne de Snofrou: elles relatent une expédition contre la Nubie et au cours de laquelle « le pays nègre to nehesi) l'ut haché (c'est-à-dire les champs saccagés), et des prisonniers emmenés, au nombre de 7.000 hommes et femmes et 20.000 bœufs et moutons .> — en fait de chilVres, Snofrou ne se montre pas moins hâbleur que ses piédécesseurs (§§208,214). La même année, on signale l'arrivée de 40 navires chargés de bois de cèdre, qui ne peut provenir que du Liban f§229). Le cèdre s'emploie ^concurremment avec le bois de Meri, dont nous ignorons l'essence propre et le lieu d'origine) pour construire les grands navires et les portes du palais royal, sans doute aussi pour les plafonnages et les lambris. Pendant ces trois ans, les annales nous parlent à plusieurs reprises des constructions édiliées par le roi. Près des mines du Sinai, une stèle comuiémorative célèbre une victoire sur les Bédouins. Enfin, le roi a élevé des forteresses en Lgypte même, probablement dans le voisinage de la grande « place d'armes » (chri\ihal, sur la rive droite du Nil au-dessous de Memphis, emplacement du ('.aire moderne, que les Grecs appelaient Babylone.
If !
/l' dynastie.
232. Le successeur de Houni, Snofrou, corres[)ond, dans Manéthon, à Soris, premier roi de la 1V« dynastie, originaire pareillement deMemphis. Avec lui commence Pépoque que nous appelons l'Ancien Empire: désormais, dans les nécropoles du nom de Memphis, les tombes des grands s'orneront de tableaux et d'inscriptions, et la vie égyptienne, la civilisation du pays deviendront sensibles à nos yeux. Cependant, nous n'apprenons encore que [)eu de détails sur Phistoireiutérieure et extérieure de l'Egypte sous ces difï'é-
Les documents connus antérieurement sur l'Ancien Empire (dynasties IV-VI) ont été étudiés par K. m: Uoi (iK dans son ouvraj^'e l'ondamental : Recherches sur les nionuinenls des six jn-eniières dynasties, Mém, de TAc. desiiisc, ^25, 2^ partie, ISClJ. Depuis lors, les matériaux se sont considérablement accrus, notamment grâce à Maiukttk, Les ninstalms de l'dncien empire, édité par Mksi'iuo en 1888. Pne nouvelle et brillante édition des textes les plus im[)ortantsa été donnée par Si:thk, Urlainden des altenHeiches, 1903. Snolrou a été le prédécesseur (probablement même le père) de Clieops: cela estélabli par les monuments, en particulier par l'inscription du tombeau de Meritatel'es (ul Rolgk, Pr. dyn. 36, ; Itiscr. hiérouL, 6-2) qui passe du harem de Snofrou dans celui de Cheoi)s et qui vivait encore sous Chephren. Snofrou inauiifure l'ère des monuments et des inscriptions ; son nom et son culte sont mentionnés
L ANCIEN EMPIRE
IV DYNASTIE — i; 'IX^
à plusieurs reprises sous les rois qui suiveut, tandis qiron fait i\ peine mention (le son [)réd('^cesseur l.louni : c est la preuve (piavec lui coiunience vérital)lenient la nouvelle «lynaslic. Donc, il ne peut correspondre (jnau Soris de Manéllion et ncui point à Sephouris (Dynastie 111, 8;, connue le croyait Ij:i»sn s. 1 11 y a un grattilo à Klkah, S\^(.K, PSn\, 21, 108: ^16, 98: (iiui \, ih. ^Jo, \\l\, (\u\ porte à cotédu Jioiii de (Iheops I?) un nom inconnu; Sayce rinlerprrie comme élant Sarou et croit y rec<Hm;»î(re le nom de Soris, ce qu'on ;i(lnn«ttra <litli(ilenicnt.)lA'S indications de lai)ierrede Palerme sui* les cèdres ont été reccumues par HuivvsTKo, \ni\ lice, I, 1 i(i. Monumeid (ir Wadi Ma^hara : LU., 11, J;à l'époque postérieure, le roi est ado r«'' ici conime dieu à côté de Ijalhùr et d'ilorus So[)fou : /./>., 11. 137 lt, 14i p (|.; «f. Wr.ii.i., ap. Sphinx Mil, ISM sq. ; Rrr. f/cx insr. ihi Siunh p. IMl. 1 tl, 117, t!IO. Sceau de SniJlVou ap. Ilicraliimpoli^, pl. 70, 2; Mtydox, H. |(»; à lîcqaqna : (i vksi w».. Toinhs nf llw niir<l ilyKdsIy, pl. 2ï). - f/inscripl ion dUuna, I. ^21. nu'idinnnc un «oiiarl de l'Horus Nehma'îd » (c'est-à-dire Snofroui, avec la • Porte d'indiolcp» (§ ti30j et M Tîlc du fiord -; c'est le lien de concentraticm de Tarméc pour les campaîjrnes contre l'Asie, l/liistoire de Sinouht;t nu'ntionne une <• île de SnolVou" près de llahylone, cf. \Vi;ii-i., N/>/h//.c, VIII, 185 sq.
2'.VA. Eli dehors de ce (jui |)rccè(l(\ nous ne connaissons de Snofrou (jue ses inominicnts fimcraires, el dans lenr voisinage, ceux de ses courtisans et descendants, ('-omiiu' la plupart do ses prédécesseurs, Snofion a eu deux loiii- ])eaux:ce sont deux pyramides, portant le nom de (^ha' Sno/'roii, « Snofrou hrille ». î/une, sitn('e à Medoum, dans le nome le j)his septentrional de la llaule-Mgypte, affecte encore la forme d'une pyramide à degrés, destinée, semble-t-il, à étrtî revêtue d'un parement incliné ol)li(juement. L'autre, située à Dalisour, au noid de la j)yramide aux pans en retrait ij 2iM, nous fournil le pro mier exemple de la [)yramide parfaite, (les édiiices colossaux s'élèvent sur le plateau désertique, au pied du(|uel étaient construites les villes royales, où le roi résidait avec sa cour et (jui recevaient leur nom des pyramides; on a trouvé sur le mur de la ville de la pyramide nord, près de Dalisour, un décret du roi Pepi i renouvelant les privi-
lètres accordés aux hahilanls des deux villes. Dès le commencement de son règne, le roi fixait reinplaceinenl et le nom de ses lomheaux et ceux des résidences royales qui s'v rattachaient. Les pierres qui servirent à construire les deux pyramides venaient des carrières de lîojou (Troja, auj. Toura dans les collines du Mokatlam, près de M(Mn|)his. On a su|)posé (jue Snofrou et ses successeurs employaient pour ces carrières et pour h^s |)yi-amides un nombre limité de tailleurs de j)ierre exercés, occup(»s pendant toute rannée, ({ui étaient au service du temple de Ptah à Memphis et sous les ordres du grand-prètre : pendant le temps de linondation, tous travaux cessant dans les champs, on convoquait en service de corvée les paysans de rtlgyple entière, et ils chargeaitMit les |)iei'res, les transportaient sui* le fleuve, les amenaient par des rampes giganles(|ues jusqu'au niveau du plateau deset tique. Les dimensions des édifices s'accroissaient d'ordinaire avec la durée du règne, et le noyau primitif allait s'augmentant par des couches de maçon nei'ie qui formai(Mit des revêtements successifs. .\ux pyramides se relient des temples extérieurs pour l(* culte funeraii-e du roi. Les j)roportions de ces édific(^s sont si colossales que sous Snofrou, par (exemple, ils ont dû absorber en grande partie la main-d'œuvre de l'Lgyple tout entière, pendant un règne (|ui duia 2^i ans ce chillVe est donne par le papyrus de Turin).
Pyramide el tombeaux de Medoum (notamment du prince Ra'hotep et de son épouse Nofiet)ap.: Mahiktti:. I/o//. (//?'.. 16-20 ;Pr.Tun-, Mcdnw, I8î)'2; d'après la planche -2îl.(), c'est ici que serait située une localité Tet-Snol'rou. mentionnée aussi au papyr. Westcar. Dahsour fip.: Masl'KUo, M(''in. ih' hi /n/.s.s/on (III Caire. 1, fasc. "2; Di: Mokc.an, Fouiller à Dnhrlinur. i> vol.; H\us\NTi, \////. du scrv.AW, 198 sq. Le tombeau de Meten à \l)ousir date aussi de l'époque de Snofrou, LD., 11.3 sq. Décret de IN'pi P': H(>u(MAHr)T,.i.Z., 4^2,1 sq. — La théorie de Lepsius surl'accroissèment des pyramides par couches successives a été combattue par Masi'kiu), Plhkot et Cinru:/., et par Pi;tuh:, The pyramids and fewides
L ANCIEN KMPIHE
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of Gizelt. mais elle a été reconmio comme juste en son ensemble i);u* lioKCHMiDT, \.Z.,30,31, 35; v. o\\ outre ses jnihiicalions sur les temples funéraires (les rois de la V'- dynastie (J:; :2ii)) et son ouvrage : l>ie Pynimiden, ihrr luilslclniny ii.inl EnLicickelnnif, 1911. Il existe aussi des pyramides i|ui sont inachevées (ceri va eoidrc 1 Opinion de Iji'sms) (*t il ai'rive souvent que les parties plus récentes sont exécutées avec heaucou[) moins de soin que les parlies amiennes. (Il", aussi v. l>issi\(;,/>/odovs Herirhl iihfr die l'vi'dnudcii, PlOi.
2o4. Le successeur de Snoliou, (Iheops, a laisse lui aussi un uionuineut dans la péninsule du Sinaï. Une petite statuette d'ivoire, trouvée i\ Ahydos. rend d'une façon vivante les traits énergiques de ce souverain. Au contraire de Snofrou, il a reculé sa résidence à environ 10 kilomètres au nord deMein[)liis à (iizeh, en face du (laire et il y a construit une pyramid»', c[uiestl(î plus forinidahle édifice (|ui soit sur terre. Ou y discerne nelt(Muent le piooi'ès cjui s'est accompli dans le développement de la |)yramide et (jui explique les trois chambres linu'raircs ([u'( Ile contient. La chambre supérieure renferme le cercueil du souverain; (die est revêtu*' de granit, et plafoinu'e de dalles de granit ('normes. En avant de la pyramide, nous voyons, comme toujours, le temple funéraire, auj(uir(rhui en ruines, et trois petites pyranndes construites pour la famille du souverain, routefois, (]heo[)s et ses successeurs ont icuoncé à ranti(jue coutume de se faire l^Atir deux tombeaux. CJieops régna 23 ans. Son successeur, 'retefré', a reculé sa résidence encore plus au nord, vers Abou Roàs ; la pyramide ([u'il y a commenc(''e ne fut jamais aclu^vée. Il nerégna d'ailleurs que S ans. Qu(d li(»n y avait-il entre lui et (Jheops, nous ne le savons pas; en revanche, son successeur Cln'phreri ^C^ha'oufré') était lils de (^Jieo[)S. (die[)hren est revenu s'installer à Gizeh et y a construit la seconde pyramide : son fils Mykerinos \[enkeourè) a construit la troisième pyramide, beaucouj) plus petite. Les pr()[)orti()ns de la pyramide de Cdieops n'ont été reprises par aucun de ses successeurs, mais Tetefrè' a
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(Mnployé pour le revêtement extérieur de sa pyiamide le granit, (|ui est plus coûteux et plus difficile à travailler; (Uiephren a employé le granit pcuir les deux assises inférieures, et Mykerinos pour le revêtement des côtés à mihauteur. Nous connaissions déjà, |)ar des fouilles antérieures, le portique de granit bâti [)ar (]hej)hren dans sa résidence royale delaj)laine; il est soutenu par de gigantes- <pies piliers monolith(^s, et un couloir couvert le relie avec le temple funéraire proprement dit, bâti par-devant la pyramide. On avait trouve dans ce porti([ue neuf statues du roi plus ou moins complète s, et sculptées soit dans le diorite ciair ou sombre, soit dans le schiste vert. Aujourd'hui, on a déblaye tout l'ensemble du porti(|ue : il est construit uniquement en granit, mais le pavement est en dalles d'albâtre ; les fonilh^s ont ramené au jour beaucoup d'autres fragments de statues. Non loin de ce portique s'avance en éperon un énorjne rochei*: les Egyptiens y ont taillé une figure gigantesque, le fameux Sphinx, qui repr(''sente le roi Chephren lui-même dans toute sa gloire. Enfin, l'on vient d'exhumer le temple funéiaire de Mykerinos avec le portique qui s'y rattache, et on ,y a trouvé de superbes morceaux de sculpture; l'édifice était fort loin d'être termine lorsque survint la mort du loi. Son successeur fit achever le monunient à la hâte, sur des proportions réduites, et en bri(|ues crues.
I.e nom complet de (IJieops est Clinoum-clia'oufou (dans Manéthon lou^tç, c'est-à-dire Soufou avec le passage régulier du ch à Vs). Pour le Wadi Maghara : /./>., U,2 c; Statuette dWbydos : I^i:TuiK,.l/>jr/os, H, 18, 18 ; (lu'vuT, p.i>61; à Kuhastis (de m(*me pour (Ihepliren) : Navim.k. Ituhdxlis, pi. 8,8^i. Kn outre, les noms de Cheops et de ses successeurs se rencontrent i)arfois sur des sceaux, etc., notamment à \bydos. Il y a une localité dans la Moyi'nne-Kgyplc qui s'appelle : Me'nat-CIioufou, " nourrice de (Ilieops > ; cette derni('r(; y possédait peut-être un domaine. — La i>yramide de TelelVe à Abou Roas a été fouillée par Chxssinat (cf. Galtiukh, Bull, de V Institut fran(;(ns du Caire, IV, ti5() sq.).
«^MuavnHHttAMWRa
L ANCIKN EMPIRE
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Tète de TetelVè' : von Hissi>(;-Hiii (.KM\^^, Denkni. nc(f.S>Uul[tturen. p1. 10. Son nom se trouve sur une palette de scliiste à Zaouiet-el-Aryan : \nn. duserr., Vil, 261. Son culte funéraire et les localités dont il a fait don, sont mentionnés à plusieurs reprises dans des inscriptions de l'ancien emi)ire. Pour les noms de CJiephren et de Mykerinos, Diodore, I, 64, donne de bonnes variantes : Xaocjr,? et Mcy/toivo; — Chcpliren, tils de Cheops : i)apyr. Wkstcar. — Sceau de Mykerinos : \nii. (Inserv., III, 134; Ni:wm:uuY, Scnrnbs, pi. W Les dates pour Cliepliren et Mykerinos ne sont pas conservées dans le papyrus de Turin ; absurdes sont les chiffres (U; Manétlion: Cheops, 63 ans; Chephrcn, 66 ; cf. les indications analoi^ues dans llérod., II, 127 sq. et Diod.. 1,63s.). Sur les pyranddes de (ii/eh: \\s\:J\Yniinids of'Gizeh, 'A vol.. 18iO, complété par les recherches de pKmn><; sur les autres pyramides; Pi nui:, Pyrnmifh nnd fcniples of Gizeh, 1888; Iîohciiahdt, \.Z., 80,85, 36, cf. J:; 288 n,, BouciivuDT a reconnu que le monument ap|)elé autrefois temple du Sphinx est le portique de Chephrcn. Les résultats des louilles dans le temple funéraire de ('hephren ont été excellemment j)ubliés par Hoi.sciiKii, Grnbdrnkinni de^ Ko/j/V/s Chcplm'ii (publications de la P^' campagne de E. V. SiKi.LiN,) I, 1912. I{kism;u a déblayé le temple de Mykerinos, mais nous n'en possédons de compte rendu que par Hohchaiuh, /\//o,IX, 488 sq.,X 1, 424 s. Les neuf premières statues de Che|)hren,ap. HoiicuAUDT, S/fj//(^'/» l'on Ao/mV//'//... (catalogue du Caire) n"^ îl-17; une autre i)lus petite en albatie, n" M. \ coté des irrandes pyiamides, il y en a de petites pour les femmes, rombeau d'une reine, peutêtre lanière de Chephren, au sud du Sphinx : D\iu.ss^,\////. //// srrr., IX, 41 sq. Les dégradations à l'intérieur des pyramides sont Pceuvre de voleurs des temps anciens qui dévalisaient les tombeaux tel n'est pas l'avis de Pktivm;, que j'ai suivi dans ma (icsthichlr \('(iYi)h'ns). Les légendes grecques sur lecaractère de Cheops et de Chephren oppresseurs de l'Egypte, sur la pitié de Mykerinos, etc., sont des fables inventées par les guides qui conduisaient les étrangers; elles ont ])énétré aussi dans l'Épitomé tiré de Manéthon ; l'Africain roconl»' en outre (pi'il s'est i)rocuré (( le livre sacré » de (>heops. — Hoiiciivum vient de retirer les doutes «pi'il avait exprimés sur la date ancienne des statues de Chephren et du Sphinx \./., 86, 1 s(j.; />V'/-. /*'•//. W., t8!l7,7.">2s(|.); (piaiit à Mykerinos, son sarcophage de pierre, dont la décoration reproduit le plan du palais, est d'une ancienneté certaine ; par contre, l'inscription sur son cercueil en bois ne rennuite (|uà la XXVL dynastie (Sk.tiii; et Hour.u\iu)T, \. /., 80, !)4 sq.). Sur l'ancienneté du Sphinx, vW aussi Daukssv /»"//. del'inst. rfjyftlirn, 111,85 s. Sur les légendes postérieures, cf. >^ L^)7 n. : le sphinx |)asse pour être l'image du dieu du
soleil, Ilarmachis; en fait, il en est ainsi dans une inscription, au nom de Cheops, rédigée sous la XXVl« dynastie environ, qui mentionne la (ille de Cheops et la pyramide qu'elle lit bAtir. Mviinixi:, Uo/j. f//î)., 58 ; Daukssy, Hec. 30, 1.)
235. A Mykerinos succèdent encore quatre rois de la dynastie, mais seul, le troisième, Sepseskaf, est reconnu comme roi légitime par ses contemporains et |)ar la postérité. Les trois autres ne sont nommés sur aucun monument de leur époque; il faut donc admettre que leurs monuments et tombeaux ont été détruits de façon systématique et ils sont passés sous silence dans les biographies contemporaines, ([ue nous rencontrons dans les tombeaux; la chronique de la pierre de Palerme a tenu compte de leurs années de rèo-ne, mais n'a consigné ni leurs actes, ni leurs fondations et a laissé ici un espace vide. Nous devinons que le royaume vient de traverser encore une fois une crise grave (pu n'a pris fin qu'avec l'avènement d'une nouvelle dynastie, deux ans après la mort de Sepseskaf. NatureUement, il n'est pas possible pour nous de c()ml)ler cet intervalle, lise peut (pie Se|)seskafsoit un fils de Mykerinos et (ju'il ait été l'héritier légitime du trône; si la durée de son règne sur l'Egypte entière n'a guère surpassé quatre ans, il a pu être reconnu, beaucoup plus tôt, comme le souverain d'une partie du |>ays. Peut-être est-ce à lui ([ue nous devons attribuer une pyramide, située au sud de la rampe de Chephren, mais qui n'a jamais re(;u cju'un commencement d'exécution; en tout cas nous savons par la chronique de la pierre de IVderme (jue, dès la première année de son règne, il avait fixé l'emplacement de sa pyramide. A la différence de ce qui se passe pour ses puissants prédécesseurs qui vont de Snofrou a Mykerinos, son nom et son culte sont à peine mentionnés par la suite. — Au total, la IV" dynastie est restée sur le trône environ m) ans, de 2840 à 2(380 avant Jésus-Christ.
Les trois roisillégitimes ont été cités par Manéthon, et ils existaient,
L ANCIEN EMPH^E
aussi sur la table de Sakkara où, malheureusement leurs noms ont été détruits. Kratosthène a conservé deux noms 'Paûtoaiç et Btûpr,;. La (>ierre de Paletme, qui nous a conservé la jireinière année du règne de Sepses kaf, fournit une autre preuve que son règne a été de courte durée et qu'il appartient à latin delà dynastie, comme dans Manétlion(ï:£6cp-/ipr,ç). i:ï. \e(f. Chronoloii'u'^ Ii0s(i.,d9:; (iratl. p. \\H). Sceau de Sepseskatdans V/>.vJo.s-, 1, rio ; et au Musée de Berlin. On a supposé (|ue le Tliamplitis de Manéthon était identique à un certain roi Indiotep mentionné au Wadi Ihunmàniàt, L/J., 11, H:i h. ; mais un lait écarte tout de suite cette hy[>othèse, c'est (jue ces carrières n'ont pas été exploitées avant la lin de la V'^ dyruistie. — Sur \efersahor, que j'avais voulu tout d'ahord insérer à cette place, v. 5:^ tiOl^ n.
Le^ lomheaux de r Ancien Empii-e.
2:î(). Los pyrainîdos di' Moiiiphis ne sont pas souleniont le symbole extérieur de l'Aucien l^nipire ; elles en expriment le caractère le plus intime. L'l']tat tout entier se concentre dans la personne du « dieu^iand » — ^ c'est ainsi (ju'on appelle le pliaraon sur les bas-reliefs de victoire du Sinaï, sous rAnci<'n Empile, tandis (|ue j)lus tard on dira constamment a le dieu bon » {^ 2^1} — et la tàcli(> suj)rème de Tlltat se réduit à ceci : assurer au souverain, après sa mort, la eontiiuialion de sa puissance [)our rétrrnité. La ndi^ion, avec son fatras magi(|ue, en montre le chemin ; le progrès de la civilisation permet la réalisation par des moyens techniques^et matériels de plus en plus |)erfectionnés. Tout de suite après son avènement au tiùne, le nouveau dieu choisit le site où il établira sa résidence terrestre comme sa résidence éterncdle, et il lui donne un nom ; pendant toute la durée de son règne, le royaume entiei' travaille à Tédilice gigantesque; par des donations im|)orlautes, le roi |)ourvoit à son entretien, et ses serviteurs les plus dévoués, ses courtisans les plus élevés en dignités, assument le service journalier des ollViudes et la récitation des formules magiques