‹ Histoire de l'antiquité [microform]Chapitre 94 sur 172 · LE DÉVELOPPEMENT DE LA FÉODALITÉ · texte numérisé non relu

LE DÉVELOPPEMENT DE LA FÉODALITÉ

croyait avoir retrouvé réellement le tombeau d'Osiris dans celui de l'antique roi ('Jienl, successeur de Menés (5i 2tl). Le moyen le plus sur de s'assurer une existence heureuse après la mort, c'est d'être enterré dans le voisinajre d'Osiris, ou du moins de se recommander au souverain du royaume de l'Occident par une stèle commémorative ou un cénotaphe déposés à Abydos. D'autre part, les nomarques de la Haute-Egypte— nousne savons malheureusement rien sur ce qui se passe dans h^ Delta — font creuser leur tombe, leur hypogée, dans les falaises rocheuses voisines de « leur ville »; ces hy[)0gées se voient dans tous les nomes, jusqu'à Éléphantine. Les titres anciens : r//?e£ et s^sem/o sont devenus désuets, mais on les emploie encore à l'occasion, ainsi que d'autres titres maintenant vides de sens, pai- respect poui* la tradition antique. Le véritable titre qui s'attache à la fonction de nomarque est maintenant « gouverneur de la ville » {hqa hal, 5^ 242); à côté de ce titre commence à apparaître une autre désignation : « celui qui est à la tête du nome » {hri zazn),ei, à partir de Pepi II, par l'addition de l'épithète « ^rand », on crée le titre ofticiel ; Jivi zazao, qui signifie à peu près « le grand Chef ». En outre, les nomarques portent constamment, à côté d'anciens titres de cour, celui de « chancelier »; c'est donc qu'ils sont dépositaires pour leur nome du sceau royal; depuis Merenrê' b', un autre titre, conféré par le roi, vient s'ajouter aux précédents : celui de « comte » helio), et enfin nous rencontrons aussi celui de « prince », rpaii, %, 222 n. 243 n.). De plus, la coutume se généralise de donner l'investiture au fils aîné, après la mort ou même du vivant de son père; par là se forment des nomarchies héréditaires, et l'ancien état de fonctionnaires, tel qu'il existait sous l'Ancien Empire, se transforme en un état féodal. Certes, les princes des nomes se vantent encore de leur loyauté envers le souverain et de la faveur qu'il leur témoigne; souvent ils exercent encore un sacerdoce en relation avec la pyramide royale, et lorsqu'ils viennent à passer

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