‹ Histoire de l'arsenicChapitre 5 sur 18 · INTESTIN GRÊLE · texte numérisé non relu

INTESTIN GRÊLE

L’intestin grêle présente dans sa structure une conformation à peu près semblable à celle de l’estomac; il possède, en outre, de petits replis dont la forme se rapproche plus ou moins de celle d’un croissant, et de petits appendices fins et délicats qui existent sur eux et dans leurs intervalles. Ces deux corps, qu’on désigne sous le nom de valvules eonniventes et de villosités, sont pourvus de plusieurs ordres de vaisseaux et remplissent pour l’économie le même rôle que les racines pour les végétaux ; aussi l’absorption se fait-elle dans cet organe d’une manière prompte et rapide.

Si on injecte dans l’intestin grêle d’un jeune chien, tenu à jeun pendant 48 heures, une solution contenant 0,10 acide arsé-

nieux et 20 grammes d’eau distillée, et si au bout de 25 minutes on lui ouvre la veine, il n’est pas difficile de constater dans le sang la présence de l’arsenic. Si on répète ces expériences sur divers animaux, chats, lapins, on arrive à un résultat presque identique. Chez le lapin, toutefois, l’arsenic n’a pu être découvert qu’après 30 et 40 minutes. Si au bout de 40 minutes d’expérimentation on sacrifie l’animal, et si on soumet à l’analyse le contenu de l’intestin et le liquide qui a servi à le laver, on constate que ces corps ne contiennent que des traces de poison très-minimes et manquant très-souvent lorsqu’on a injecté une petite quantité de solution arsenicale (par exemple 10 gr. contenant 0,05 acide arsénieux). Tout a passé dans le torrent de la circulation. 11 n’en est pas de même pour des quantités plus grandes.

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