‹ Histoire de l'art (volume 4)Chapitre 2 sur 119 · A NOS JOURS · texte numérisé non relu

A NOS JOURS

On a beaucoup construit de 1850 à 1914. L Empire fut une époque de prospérité économique. Napoléon 111 aima la bâtisse : quel moyen plus efficace de prouver que « l’Empire » était « la paix », de supprimer le chômage sans ouvrir d’ateliers nationaux, de satisfaire une cour éprise de luxe et qu’il appelait lui-même une cour de « parvenus »? A peine installé sur le trône, il établit un programme de travaux; la construction du Palais de l’Industrie et tles Halles et l’achèvement du Louvre suivant « le grand dessein » des Rois furent scs premières pensées. Il rêva bientôt de transformer tout Paris et trouva un homme qui sut imposera tous une volonté que Napoléon 111 lui-même croyait être l’impériale.

Par souci de l'hygiène, par imitation des grandes avenues anglaises cl des voies romaines, par désir de supprimer des réduits à mutins et de faciliter la circulation des voitures, des troupes et du soleil, bref par l’effet d'une singulière combinaison d'humanitarisme et d’autoritarisme, llaussmann, à travers tout Paris, traça des rues larges et droites, ouvrit des voies de pénétration, qui allaient de la périphérie vers le centre, ou des voies de communication qui unissaient les carrefours. Une nouvelle croisée doubla l’ancienne : ce furent les boulevards Saint-Michel, Sébastopol, de Strasbourg d'une part, et de l’autre la rue de Rivoli prolongée, la rue de Lyon et l’avenue Daumesnil. Le quartier de la Cité fut jeté bas, celui de b Hôtel de Ville aéré. La caserne du Château d’Eau fut liée à celle de Vincennes par l’avenue du Prince Eugène (boulevard Voltaire), à l’Opéra et aux Halles par la rue de Réaumur pro-

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