‹ Histoire de l'art (volume 4)Chapitre 63 sur 119 · I. — TCHÉCOSLOVAQUIE · texte numérisé non relu

I. — TCHÉCOSLOVAQUIE

Le trait saillant de l'art tchèque après 1848 est sa libération progressive de l’influence allemande ou autrichienne et la formation d’un art national qui se détourne de plus en plus, malgré la sujétion politique et la proximité géographique, de Vienne comme de Munich, et n’accepte d’autre guide que l'Ecole française.

L’érection du Théâtre National de Prague est la première affirmation de cette volonté d’affranchissement. Mais on y sent encore l imitation de la néo-Renaissance viennoise. C’est aux artistes qui ont succédé à la génération du Théâtre National qu’il était réservé de faire aboutir ce laborieux effort d’un peuple encerclé par le germanisme et passionnément résolu à être lui-même. Groupés dans la Société Mânes, fondée en 1887 sous le vocable du grand initiateur de l’art national, les artistes tchèques contemporains, formés pour la plupart à Paris, constituent une école homogène, qui ne se laisse plus confondre avec aucune autre.

ARCHITECTURE

Comme dans tous les autres pays de l’Europe centrale et occidentale, c'est le poncif de la néo-Renaissance qui se substitue, à Prague,

Page 1