L’ART EN SUISSE AU XIV SIÈCLE ET JUSOI ’A NOS JOURS
L’ARCHITECTURE
Jusque vers le milieu du siècle, l’architecture joue un rôle effacé. Ce n'est que dans quelques rares édifices publics que I on perçoit les traces d’un style voulu. Le classicisme prévaut dans le Musée Rath à Genève (1825), dans le « Neumünster » de Zurich (1859) et dans la Banque de commerce de Bâle (1842). A partir de 1850, le romantisme remet le style gothique en honneur. C’est à l’esprit de la Benaissance que Gottfried Semper emprunte les éléments qu'il emploie dans la construction de l'École polytechnique fédérale (1865) et de 1 Hôtel municipal de Winterlhur (1869). Cet architecte , originaire d’Allemagne, lit des études à Paris, séjourna en Angleterre et fut nommé en 1855 professeur à l’Ecole polytechnique. Il enseigna l’architecture dans cet institut jusqu’en 1871, et forma une génération de techniciens capables d’interpréter les lois du style antique rajeunies dans les bâtisses de la Renaissance italienne. Semper termina sa carrière à Vienne, où l’empereur le chargea de construire, avec le concours de Ilasenauer, les musées des Beaux-Arts de la résidence, ainsi que d’autres monuments.
Un des bâtiments les plus importants qui aient été élevés vers le milieu du siècle, est l’ancien Palais fédéral à Berne, édifié de 1851 à 1857 par Frédéric Studer, avec la collaboration d’Edouard Davinet. Ces architectes s'inspirèrent de la Renaissance florentine admirée à travers l’architecture bâtarde de Louis de Bavière. Le charme de cet édifice