Une des bornes terminales. Von Olfers, pi. III
lexlérieur du monument, avec ce qui se rapportait aux bornes du plateau supérieur.
En revanche, les mesures que donne l'historien sont sensiblement d'accord avec celles qui ont été prises sur la ruine même; elles ont bien trait au même monument. Il y a seulement à corriger une erreur de calcul d'Hérodote; il s'est trompé sur le rapport du cercle au
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diamètre. Un cercle de H 72 mètres donnerait un diamètre de 373 mètres et non de 403 mètres. Or il n'y a que 18 mètres d'écart entre la vraie cote d'Hérodote, 373 mètres, et celle que Spiegelthal a obtenue pour le diamètre mesuré au pied du mur, 355 mètres. Le contour, d'après ce chiffre, aurait un développement de 1115 mètres.
Si l'on compare ces dimensions à celles de la pymmide de Chéops, on comprend que le monument lydien ail pu faire songer Hérodote à ce qu'il avait vu en Egypte et en Chaldée. Le contour de la grande pyramide est de 935", 96; il est donc inférieur à celui du tombeau d'Alyatte; mais celui-ci était moins élevé. D'ailleurs, quand le mur n'était pas enseveli sous les éboulements, quand les flancs du tertre n'étaient pas déformés par de profondes ravines, l'effet devait être bien plus grand. Le plus marqué, le plus creux de ces sillons est celui qui regarde Sardes (fig. 158). On se demande s'il n'y avait pas là autrefois une construction, un porche en avant du couloir, une façade monumentale tournée vers la cité. Dans la plaine, on a relevé maintes traces d'une chaussée qui se dirigeait vers l'Hermos et vers la capitale, en correspondant soit à un pont, soit à un gué du fleuve (lig. 157); elle conduisait à la nécropole, et de là au temple voisin d'Artémis Goloéné.
L'ensemble du monument avait donc sa grandeur et témoignait tout au moins d'un puissant effort. La tombe du monarque belliqueux, par qui les frontières de la Lydie avaient été poussées jusqu'à l'Halys, était l'ornement principal de la nécropole. Celle-ci ne renfermait pas seulement les sépultures royales ; on y a compté une centaine de tertres encore très distincts*, et nombre d'autres, ici comme partout où était en usage la forme du tumulus, ont été détruits soit par Taclion des eaux, soit par les travaux des champs.
L'étude des tumulus voisins avait été commencée par Spiegelthal; mais cet explorateur n'a jamais fait connaître les résultats de ses recherches, et c'est un voyageur français qui, dans un travail récent, a donné à ce sujet de curieux détails. En 1875, M. A. Choisy a visite la nécropole lydienne. On venait d'y faire des fouilles; il n'a pu savoir qui les avait exécutées ; mais il a trouvé plusieurs tombes ouvertes et déblayées, ce qui lui a permis d'étudier la disposition des tumulus secondaires, d'en analyser la structure et d'en apprécier le caractère ^
\. C est Icchiiïre qu'indique Spiegelthal. Hamilton ot M. Choisy disent environ soixante. 2. Auguste Choisy, Note sur les tombeaux lydiens de Sardes, avec une planche et plusieurs fif<ures dans le texte {Bévue archéologique , N. S. t. XXXfl, pp. 73-81).
L'ARCHITECTURE
Ces tombeaux, malgré quelques variantes qu'il est inutile de signaler, peuvent être ramenés à un type uniforme. La chambre sépulcrale , située sous la butte conique, est une petite salle basse , construite à fleur de