‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 118 sur 412 · Le couloir. Von Olfers, pi. IV · texte numérisé non relu

Le couloir. Von Olfers, pi. IV

terres rapportées Tout été par couches régulières; à une couche d*argile rouge succède une couche de limon jaune, puis une couche de chaux mêlée à du sable. A 26 mètres au-dessus du niveau de la plaine, posé sur le plateau que soutenait ce soubassement circulaire, commençait le tertre proprement dit; celui-ci était revêtu de briques (fig. 164), au moins dans le voisinage du sommet, et se terminait par une aire sur laquelle gisait encore, au moment des fouilles, renversée, mais en place, une des bornes dont parle Hérodote; elle mesure à sa base 2", 85 de diamètre (fig. 165) ; on y reconnaît ce type du phallus que nous

1. Le tumulus a 61 mètres de haut depuis le pied du mur, et 43 depuis lacrète de ce même mur.

L'ARCHITECTURE

163. — Coupe du turoulus, sur la ligne sud-nord, état actuel. V^on Olfers, pi. II.

avons déjà rencontré dans la nécropole dite de Tantale. Cette borne est quatre fois plus grande qu'une autre, de mêDDie forme, qui se voit dans la plaine, vers la base du tertre. La place qu'occupent aujourd'hui ces deux blocs de pierre, leurs dimensions différentes, tout conduit à croire que le premier de ces termes se dressait jadis au centre de la plate-forme; le second était Tun des quatre qui étaient rangés sur le pourtour du champ; tout voisin du bord, il a roulé sur le talus. Les trois autres bornes sont sans doute aussi là, cachées sous les terres éboulées. Sur aucun de ces blocs il n'y a la moindre trace d'inscription. Hérodote n'a pas escaladé le tombeau d'Alyatte ; c'est de Sardes qu'on le lui a montré; on lui a fait un de ces contes qui, toujours et partout,

ont été dans les habitudes des cicérone auxquels est obligé de recourir le voyageur qui ne sait pas la langue du pays, ou bien sa mémoire aura confondu ce qu'on lui avait dit d'une stèle placée quelque part, à

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