‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 126 sur 412 · Tumulus de Bélévi · texte numérisé non relu

Tumulus de Bélévi

Entaille dans le roc. ricurcs à la défaite de Crésus; les plus récentes

Wcbpr, pi. I, fig. 2. seraient de la première moitié du sixième siècle,

hypothèse que rien ne dément dans le style des

moulures et dans tout l'aspect des différents débris qui ont été recueillis

au cours des fouilles faites dans ce champ des morts.

Les tumulus voisins du lac Coloé n'étaient pas les seuls que possédât cette contrée; un fragment d'IIipponax, dont le texte est par malheur très corrompu, signale plusieurs monuments de ce genre, que rencontrait sur sa route le voyageur qui allait à Smyrne en traversant le territoire lydien'. Si l'on suppose que l'itinéraire ici décrit est celui d'Éphèse à Smyrne (Hipponax était d'Ëphèse), on pourrait reconnaître un des tumulus auxquels le poète fait allusion dans celui sur lequel l'attention a été appelée par un des explorateurs qui connaissent le mieux toute cette région, M.Weber*. Il se trouve à deux lieues environ vers le nord-est d'Éphèse, dans la vallée du Caystre, près d'une éminence où un sanctuaire primitif taillé dans le roc paraît avoir été remplacé, à l'époque romaine, par un petit temple ionique, dont les débris gisent sur le sol. A cent mètres environ de ces débris,

L Hipponax, fr. V6 (Bergk, Pœtœ lyrici Grwci, t. II).

2. G. Weber, Tumulus et hiéron de Béldvi, sur VaufAenne roule (VÊphè^e à Sardes, 8", H) pages et 2 planches. Le village est marqué sur la carie de Kiepert sous le nom de Bélédi.

L'AHGHITECTURE.

vers l'ouest, se dresse une colline qui domine toute la vallée ; c'est le sommet même de celte colline qui a été transformé en tumulus. Il a

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!8i. — Vue d'ensemble du tumulus. Welier, pi. I, fig. 1.

suffi, pour obtenir ce résultat, de construire un mur de soutènement qui suit le pied de la côte; cette ceinture résistante empêchait les terres de glisser sur le talus et prévenait ainsi toute déformation du

tertre. Ce mur est d'un

appareil plus régulier que celui des tombes voisines de Sardes. Formé de couches alternativement hautes et basses, il rappelle ce que Ton nomme l'appareil hellénique. Les blocs sont à joints vifs et à bossage d'une exécution soignée; on y remarque une disposition ingénieuse qui a pour objet d'empêcher le glissement des pierres par suite d'une poussée latérale (fig. 180); à 0'",25du bord extérieur des blocs, on a taillé une rainure profonde de 0"',H. Le bloc supérieur était muni d'un bourrelet saillant de même dimension qui, venant ainsi butter contre cette espèce de rebord, offrait une résistance parfaite à toute pression qui agissait du sommet du lumulus vers sa circonférence.

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