‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 127 sur 412 · Coupe longitudinale. Weber, pi. I, fig · texte numérisé non relu

Coupe longitudinale. Weber, pi. I, fig

la meilleure vue d'ensemble (fig. 181) et que se trouvait l'entrée du

monument (182,0); rien d'ailleurs, dans Tordonnance du mur, ne permet de supposer que cette entrée fût indiquée par des motifs d'architecture. Sur le sommet du tertre, qui est légèrement arrondi, on aperçoit quelques blocs de calcaire informes; peut-être sont-ce les débris d'un couronnement dont il est impossible de se faire une idée.

Les eaux de pluie ont accumulé de la terre à Tentrée du couloir; on n'y pénètre qu'en rampant (fig. 183). Jusqu'à 8 mètres environ du seuil, ce passage reste très bas; puis il présente tout à coup une montée très prononéée, et le plafond s'élève bien plus que le sol, en sorte que le corridor, au bout de cette pente, a près de 2 mètres de haut; ensuite la toiture, formée de larges dalles de calcaire, s'abaisse de nouveau. On arrive ainsi à une série de chambres (fig. 184), dont le sol est à 1 mètre en contre-bas. La première n'est guère qu'un

'^** web^c^plt'fig'^*™*''''' élargissement de la galerie. Les murs,

comme ceux des deux autres pièces, sont faits de blocs d'un fort échantillon et bien ravalés. La seconde chambre

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L'ARCHITECTURE

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185. - Vue perspective de la seconde chambre (F). Weber, pi. I, fig. 5.

est longue de 2°',50 sur 2", 72 de large. L'architecte, trouvant que ce vide était trop grand pour les matériaux dont il disposait, a placé aux quatre coins de la chambre des blocs triangulaires, et il a ainsi formé un nouveau rectangle, plus petit que le premier, qu'il n'a pas eu de peine à couvrir. Tout autour du caveau, sous le plafond, règne une petite corniche, un simple quart de rond; c'est la seule trace de décoration que l'on distingue sur la surface unie des parois (fig. 185).

Plus petite que la précédente, la troisième chambre (1",82> sur 2", 33) était sans doute l'asile du mort. Les parois est et ouest sont droites, comme dans le tombeau de Tantale à Smyrne (fig. 186). Sur les deux autres parois, h 1",55 de haut, commence une voûte en encorbellement, faite de deux assises; il y a quatre blocs en tout (fig. 187). Craignant que ce système ne cédât sous le poids des terres accumulées, le constructeur a placé au-dessus de cette toiture une chambre de décharge où Ton pénètre par une ouverture ménagée dans la voûte. Là, les matériaux

n'ont pas été dressés avec le même soin que dans les autres parties de cet ensemble; le résultat voulu a cependant été obtenu, au moyen d'assises qui débordent Tune sur l'autre et qui rétrécissent ainsi, par degrés, un vide qui a plus de 2 mètres d'élévation.

Ouvert depuis des siècles, ce tombeau n'a conservé ni lit funéraire ni aucun débris qui permette de le dater, même par approximation. L'explorateur qui le .décrit insiste sur la régularité de l'appareil, et croit pouvoir en induire que cette sépulture est d'un temps où, sous l'influence

de l'art grec, on avait contracté le goût d'une perfection à laquelle n'aspiraient pas les contemporains d'Alyatte et de Crésus. Les dessins

186. — Troisième chambre, S, coupe sur ad. Weber, pi. I, fig. 6.

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