‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 161 sur 412 · Poterie carienne.Winter, p · texte numérisé non relu

Poterie carienne.Winter, p

— Poterie caricnDe. Winter, p.

assez bien tenu pour que la forme en soit, aujourd'hui, très distincte; mais on la devine sur l'original. La seconde pièce est bien curieuse. C'était un vase à ventre très renflé, surmonté d'un col long et étroit (fig. 232) ; celui-ci a été brisé ; on voit encore l'arrachement de l'anse qui le rattachait à la panse. Au milieu de celle-ci, un décor linéaire plus compliqué que sur les autres monuments de la même fabrique (fig. 233). Ce sont des méandres, des lignes obliques qui, en se coupant à angle aigu, dessinent plusieurs triangles, que remplissent des points ou une espèce de treillis très serré; enfin il y a aussi le damier, que nous avons déjà rencontré à Cypre et que nous retrouvons si souvent sur les vases grecs archaïques. Mais ce qui fait surtout l'intérêt du monument, c'est

l. WiïiTER, Vnsen ans Karien, p. 226-227; 232-234.

LA LYDIE ET LA CAIlIi:.

la figure peinte dans le champ qui, sur le devant de la cruche, fait pendant à l'anse. Elle est exécutée très gauchement ; à la puissante denture des deux mâchoires, on y reconnaît pourtant une bête de proie, un animal féroce; mais quel est-il? On ne saurait songer au lion, dont la silhouette était trop familière à tous les artistes orientaux pour qu'aucun d'eux ait pu le défigurer de la sorte.

Remarquez, dit-on, cette bosse sur le dos; une pareille saillie de l'épine dorsale ne se rencontre que chez le taureau ou l'ours ; mais le taureau n'a point la gueule ainsi armée de crocs; ce serait donc l'ours qu'il faudrait voir ici, l'ours qui, aujourd'hui encore, se rencontre dans

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