Vase d'Idrias. Winter, p
leTaurusel qui habitait peut-être aussi, quand ils étaient mieux boisés, les ravins du Tmolos et du Latmos. La conjecture n'a rien d'invraisemblable, el pourtant ni la disposition de la denture, ni la longueur de la queue, ni l'allongement de tout le corps ne conviennent très bien à l'ours. N'est-ce pas plutôt une hyène que le naïf artiste aurait voulu représenter? Certains traits, qui conviennent mal à l'ours, s'expliqueraient mieux dans cette hypothèse. L'hyène fait le gros dos en marchant, ce qui justifierait le parti qu'a pris le dessinateur; on a seulement quelque peine à comprendre comment, si c'est l'hyène qui lui a servi de modèle, il n'a pas indiqué une des particularités qui caractérisent cet animal, la longueur démesurée de ses pattes de devant, qui fait que, dans la station, il a presque l'air d'être debout sur les pattes de derrière.
Dans tous ces vases, les couleurs ont cette teinte mate et terne qui, en Grèce aussi, distingue les vases de très ancien style. Ici, sur le fond clair de l'argile, il y a alternance débandes blanches et noires; là.