‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 185 sur 412 · Tombeau d'Hoiran. Benndort, Reisen, t. I", fig · texte numérisé non relu

Tombeau d'Hoiran. Benndort, Reisen, t. I", fig

pas dû changer beaucoup d'aspect depuis les jours fabuleux de Glaucos et de Sarpédon ; seulement, lorsque toute cette contrée était plus prospère et plus peuplée, l'habitation du paysan devait être bâtie avec plus de soin et plus spacieuse.

La plupart de ces tombes rupestres ne reproduisent que la façade de la maison qui leur a servi de modèle ; cette façade fait sur le champ de la falaise une saillie de quelques décimètres ; l'imitation de la réalité est poussée plus loin quand à ce frontispice s'ajoute une des faces latérales; on a alors comme une vue d'angle de l'habitation lycienne. Le dessin ci-contre représente un coin de la nécropole d'une ville dont le nom ancien n'a pas encore été découvert, près du village A'Hoiran^

LA LYCIE

(fig. 260); il donne un exemple de chacun de ces deux modes d'interprétation. Quelquefois Teffort du copiste a été plus loin : les deux longs côtés du bâtiment simulé ont été dégagés de la masse, et celui-ci ne tient plus à la montagne que par derrière (fig. 261). 11 est arrivé enfin, mais plus rarement, que la tombe, complètement isolée, ait ses quatre faces libres (fig. 262). La construction simulée est alors une fidèle image du type de demeure ou de magasin que l'architecture domestique avait créé dans des temps reculés et que Tarchitecture funéraire n'a pas cessé de répéter pendant plusieurs siècles.

Il est aisé de comprendre sous l'empire de quelles idées et de quels sentiments les Lyciens ont ainsi donné à la tombe, vue du dehors, l'aspect d'une maison. Pour eux comme pour les autres ËJH^ M'^r' > j H^J EIÎ'K3K\ peuples du monde ancien,

Vi n^/^^lLanr^^ fv ^ mI-Bf^i ^^ ^^^ posthume n'était que

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sous le soleil. Il était donc naturel de placer l'homme dans une demeure qui lui rappelât l'habitation où il avait vécu ce que la destinée lui avait donné de jours à passer sur la terre. Ce qui est particulier ici, c'est que l'intérieur de la tombe n'est pas en rapport avec sa partie externe *. Celle-ci a coûté un long et patient effort; il a fallu bien des journées d'ouvrier pour imiter ainsi, dans la roche vive, un à un, tous les membres de la charpente; or, derrière ces façades d'un si curieux travail, on ne trouve qu'un chambre unique, que ne décore aucune moulure, et qui est parfois si basse que l'on ne peut s'y tenir debout. Souvent elle renferme trois banquettes, taillées l'une dans la paroi du fond, les deux autres dans les parois de droite et de gauche. Il est très rare que ces lits soient doublés par superposition, comme le sont les fours à cercueil des caveaux phéniciens. C'est aussi par exception que la chambre est pré-

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