‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 186 sur 412 · Benndorf. Hrisrn. 1. î, p · texte numérisé non relu

Benndorf. Hrisrn. 1. î, p

cédée d'un vestibule (fig. 263), comme dans cette tombe de Pinara dont nous avons déjà donné une vue perspective (fig. 261). Ce vestibule était

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ouvert à tout venant, mais coupé au milieu, sur le devant, par un pilier où Ton reconnaît la copie du poteau sur lequel, dans une maison de bois, porterait le toit de l'auvent. Au fond de cette sorte de porche, l'entrée

LA LYGIE.

de Thypogée funéraire était close par une dalle. Cette entrée n'est point dans Taxe du vestibule, et cet axe n'est pas celui de la chambre. Cette dernière irrégularité s'explique peut-être par la forme du rocher où a été ménagée cette sépulture ; quant à la porte, si on Ta mise en face de Tune des baies de la pièce antérieure, sans se préoccuper de la symétrie, c'est que cette disposition facilitait l'introduction des cadavres.

On ne rencontre nulle part ici ces suites de chambres que nous avons signalées dans le centre de la péninsule; alors même que l'encadrement ménagé autour de l'entrée du caveau a pris le plus d'importance, celui-ci ne vise jamais à l'effet architectonique. Par ce caractère,

la tombe lycienne, même la plus ornée, ne laisse pas de rappeler ce qu'elle a été à l'origine, un simple trou, juste assez grand pour contenir le cadavre.

Entre cette tombe primitive et celle qui simule la façade d'une maison de bois à toit pla^ point de transition; il semble que, du jour où Ton a eu l'idée de prendre ce parti, l'imitation de la charpente ait été partout fidèle et complète. Il n'y a qu'une variante notable à signaler : c'est celle qui superpose à la terrasse supportée par des rondins une seconde couverture, un toit à double versant, lequel donne, en façade, un pignon curviligne, en forme d'ogive (fig. 264) ^ A ce propos, on a rappelé les constructions légères que les peuples dont la demeure se termine par une terrasse y élèvent parfois, pour s'y mettre à l'abri du soleil ou de la rosée, quand ils y passent une partie du jour, et, pendant l'été, toutes leurs nuits; mais ces constructions ne sont guère que des tentes, soutenues par des piquets*; or, dans les tombeaux lyciens, le comble ogival paraît être, aussi bien que le reste de la façade, la copie d'une charpente faite de fortes pièces de bois (fîg. 264). On y distingue les pannes, dont les bouts ressortent sous les arbalétriers que maintient une ferme semblable à celle qui est représentée dans les tombes phry-

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