Carte du Sipyle. Curtius, Beitrûge, pi. IV
murs verticaux et ces gorges resserrées; mais de sa crête al surmontent plusieurs sommets inégaux, se détachent des nombreux et assez doucement inclinés, qui se développent ( dans la direction du sud, de l'ouest et du nord (fig. 8). S aflleure partout, sur la saillie de ces éperons et dans le v( la cime, les pentes inférieures se prêtent h la culture de la ^ Tolivier ; il y a de la terre végétale dans le creux des ravins ( d'entre eux ont même de Teau pendant Tannée.
Moins élevée et plus accessible que le massif oriental, cett la montagne était la seule qui fût apte à recevoir et à nourrir lalion d'une certaine importance, que devait d'ailleurs alti
LE SIPYLE ET SES MONUMENTS
poinl la proximité d'une mer abritée et tranquille. C'est donc là, et là
seulement, que l'on peut
s'attendre à trouver, sur
la hauteur même, les
traces du séjour prolongé
d*un groupe sédentaire.
Ailleurs, dans les étroits ravins et parmi les précipices du Manissa-dagh, il n'y avait place que pour des figures et des tombes (aillées dans le roc ainsi que pour des refuges temporaires. Quand Thomme n'était pas sous le coup d'un danger immédiat, c'était la plaine qu'il devait habiter, la plaine où Ses vestiges ont été effacés par les générations qui se sont succédé dans ces campagnes fécondes ; Manissa, l'ancienne Magnésie, est aujourd'hui encore une des villes les plus prospères de l'Asie Mineure.
Dans l'antiqu ité même , l'attention s'était portée sur les restes du passé que renfermait ce district. Voici en quels termes Pausanias, qui doit étreoriginairedeSmyrne ou de Magnésie, parle des plus connus de ces monuments : « 11 y a dans notre pays plusieurs preuves du séjour de Tantale et de Pélops, qui se sont conservées jusqu'à notre temps,
TOMK V. 0
Ai LA PHRYGIE.
le lac de Tantale, qui a reçu le nom de ce roi, et son fc est remarquable, le trône de Pélops, dans le Sipylos, sur de la montagne, au-dessus du Hiéron de la Mère Plasténé^. il parle de cette statue de la mère des dieux, la plus ancien tes, que possèdent chez eux les Magnésiens qui habitent i mont Sipylos »* et de ce rocher « qui avait l'apparence d'un pleurs )) et où Ton croyait reconnaître Niobé^
Il faut distinguer ici deux groupes de monuments, qui dent aux deux régions, très nettement délimitées, entre h partage le Sipyle. Ce sont probablement ceux du lamanlar-dc la phrase de Pausainas citée ci-dessus ; c'est au massif c l'écrivain a songé là où il parle soit de celte statue de Cybî montrait sur la roche Codine, soit de ce jeu de la nature qi rait aux curieux la belle et pathétique légende de Niobé. mencerons par étudier le premier groupe, à l'aide de la cari dressée tout exprès par M. Hirschfeld (fig.9).
La situation des monuments qui composent ce groupe ci la mention du Tombeau de Tantale; mais le canton où l'on r monument qui devait porter ce nom au temps de Pausani{ encore d'autres vestiges d'une antiquité reculée. On n'a pas i à deviner le site du port primitif; c'est une anse, aujourdli et comprise dans la plaine alluviale qui s'étend au nord de à laquelle le village de Bournabat donne son nom. C'est à l'a ouest de cette plaine, près d'Hadji-moudjoryqne se trouvai lage ; l'étroil bassin où venaient se réfugier les barques é défendu contre la houle par une petite île, qui aujourd'hui, de ce terrain uni, présente l'aspect d'une colline isolée (fig. 9J les pentes, assez douces, qui dominent au nord l'emplaceme crique, on y rencontre partout les marques de la main de On traverse d'abord une nécropole, où toutes les tombes se mulus, puis on arrive à une acropole, dans le voisinage d vers l'ouest, on remarque encore d'autres travaux, exécut roche vive. Il est difficile de dire quelle a été la destinât derniers ouvrages, de ces plates-formes qui ont été ménagées
i. Pausanias, V, 13. Weber traduit TavxaXow XifxvT] par le port de Tantale; pas le môme sens que Xi(xt|v, et, à moins de supposer une faute dans les faut admettre qu'il s'agit ici de Tun des deux petits lacs, le Kiz-gheul, ou p blableraent le Kara-gheul, que renferme le lamanlar-dagh (voir flg. 8).