‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 216 sur 412 · Portique n · texte numérisé non relu

Portique n

:i. Au portique a*» 1 et dans le palais n^ 3, 1 diamètre. Au palais n" 8 et à Istakhr, i diamètre -|.

6. A la tombe sud-est du plateau, Tordre est 3 fois plus haut que le couronnement ; il Test 3 fois -J, et 4 fois dans les tombes de Nakr,h-i-Rountem : dans une seule, le n° 4, il y a une légère différence.

7. Au palais n« 3, Tentablement est contenu 3 fois dans la hauteur de l'ordre, et 3 fois \ au palais n» 6.

8. « La colonne est fort élancée. Sa hauteur totale dépasse II mètres; son diamètre a la base est de 1",05. » {Dieulafoy, VArt antique de la Perar, partie I, p. 20.)

ceux de Persépolis, voîci les conclusions que l'on pourrait tirer des différences que nous avons signalées dans le mode des proportions. D'une part, il serait vraisemblable que les constructions d'istakhr ont précédé celles de la terrasse persépolitaine ; d'autre part, il y aurait lieu de penser que les colonnes sont d'autant plus minces en Perse qu'elles datent de plus loin. Ce serait l'inverse de ce qui s'est passé en Grèce, où, si l'on peut ainsi parler, à mesure que la colonne vieillit, elle s'allège et s'allonge.

Si la colonne, considérée dans sa composition, dans ses proportions et dans son développement organique, diffère ainsi très fort de la colonne égyptienne et de la grecque, certaines ressemblances naissent pourtant du fait même qu'ici comme ailleurs elle sert à constituer des portiques, soit à l'extérieur, sur la face principale et sur les faces latérales de l'édifice, pour y établir une circulation couverte, soit dans l'intérieur du bâtiment, où elle intervient pour porter le plafond. Sur la façade, on retrouve ici cette disposition que présentent toutes les architectures qui emploient ce genre de supports, un rang de colonnes compris entre deux antes, c'est-à-dire entre ces saillies qui renforcent les extrémités des murs et qui en font des espèces de piliers quadrangulaires (fig.293r.

L'ordonnance en quinconce, que l'on rencontre dans les grandes pièces des palais, nous est connue par les temples de l'Egypte ; mais il y a cette différence importante à signaler entre la salle hypostyle égyptienne et la perse. Cette dernière n'a pas cette nef centrale, composée de colonnes plus écartées et plus hautes, qui forme au milieu du quinconce comme une allée grandiose*; toutes les nefs y ont même largeur, et toutes les colonnes y sont pareilles (fig, 293, pi. V et VHI). On s'explique cette dissemblance du plan par celle de l'usage auquel étaient affectées, de part et d'autre, ces pièces colossales. La salle hypostyle de Karnak n'était, en quelque sorte, qu'une préface, qu'une introduction au naos; c'était un vestibule magnifique, mais ce n'était qu'un vestibule ; la nef centrale y était l'avenue par laquelle le pharaon passait pour se rendre au sanctuaire. Au contraire, la salle hypostyle de Persépolis n'était pas un appendice, une annexe; le prince ne la traversait pas; il y siégeait, il y trônait. L'architecte n'avait donc pas eu les mêmes raisons d'y ménager, dans le grand axe de

1. Sur le rùle de l'arite clans les ordonnances égyptiennes, voii* Histoire *f*' IWrt, t. I, pp. o93-»97.

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