Persépolis
Palais n» 8. Coupe de la corniche des portes latérales.
Flandin et Coste, Perse ancienne, pi. CLVII.
nent des rubans, est remplacé ici par une baguette formée d'une suite de grosses perles et de disques vus de champ, ornement où l'on sent plutôt le goût grec. Au lieu de monter, d'une seule venue, depuis le tore jusqu'au bandeau supérieur, les canaux ciselés sur la concavité de la gorge sont partagés en trois registres, ce qui leur donne l'aspect d'un triple étage d'arcades élancées.
Grâce à la qualité de la pierre dont elles sont faites, les portes que surmonte cette corniche sont en général bien conservées (fig. 337). La baie y affecte la forme d'un parallélogramme rectangle; elle est
I. Voir, pour la ^or^jp <^^yptienno, Histoire de F Art, I. I, fi^. 07, aHO-tO.*^.
ce
encadrée par deux listels en légère saillie l'un sur Tautre. Dans les tombes de ISakch-i-RomterHy il y a trois listels * ; dans la tombe qui est
au nord-est de la terrasse, à Persépolis, le chambranle est divisé en trois plates-bandes, toutes trois remplies d'anthémions (fig. 338)*. Construite en blocs de calcaire ou taillée dans le roc, la porte monumentale de Persépolis présente une certaine analogie avec la porte lycienne et avec la porte grecque ; mais ici, comme à Pasargade, cette analogie s'explique sans qu'il soit nécessaire de recourir à l'hypothèse d'un emprunt; il suffit, pour s'en rendre compte, de se rappeler les dispositions de ces assemblages du bois qui, dans tous ces pays, ont servi de modèle aux dispositions du chambranle lapidaire. On insiste ; on rapproche la porte de TErechthéion de celle d'une tombe perse^ Or, l'idée que l'on a eue de mettre face à face ces deux types tourne contre le désir de celui qui a provoqué la comparaison ; les différences frappent bien plus que les ressemblances. Dans la porte attique, il y a une heureuse opposition entre les fins listels qui se serrent en se dépassant Tun l'autre tout autour du vide de la baie et le large bandeau où sont discrètement semées d'élégantes