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3iS. — Suse. La frise des archers, ensemble du panneau. Dessin de Barclay. J. Dieulafoy, A Suse, p. 295.
grilïes (pi. IX) ^; ailleurs, dans le comble des palais, ce sont des files de lions passants, semblables à celles qui remplissent les bandes concentriques des coupes de bronze (fig. 350)-; enfin, dans le couronnement des escaliers, d'autres lions, assis sur leur train de derrière, se font pendant aux deux côtés d'un motif central tel que le globe ailé (fig. 345) ^ Quant au taureau, il tient encore plus de place en Perse que le lion. Si, dans la partie basse de l'édifice, il ne paraît que comme le vaincu d'une lutte inégale, en revanche c'est lui dont la puissante encolure et la tête majestueuse se profilent au sommet de toutes les colonnes, et c'est encore lui qui veille, immobile et colossal gardien, au seuil des palais.
Lorsqu'il remplit cette fonction, le taureau rentre déjà dans la catégorie de ces animaux imaginaires et complexes qui sont chers au goût oriental; il a visage d'homme et ailes d'aigle; c'est, à quelques légères différences près, le type créé par le sculpteur chaldéen. Un autre type du même genre, la licorne, a même origine ; c'est en Mésopotamie que Ton a imaginé d'ajouter une corne unique, plantée dans le milieu du front, à une tête qui, par le plissement des muscles de la face et la forme de la gueule, rappelle la tête du lion ; nous avons eu l'occasion de reproduire un étendard assyrien que décore une image qui offre la réunion de ces traits (fig. 321)*;
i. Histoire de VAH. t. II, fig. 443; t. III, Hg. 47:i, 476, :i44, 624, 630.