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350. — Firouz-Abad. Façade principale restaurée. Flandin et Coste, Perse ancienne, pi. XL.
de long sur 33",80 de large (fig. 358). L'entrée principale est à l'ouest; elle est formée de trois grandes ouvertures voûtées, ornées sur la façade de colonnes engagées (fig. 359). Le porche du centre précède une grande
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357. — Firouz-Abad. Coupe sur la largeur. Flandin et Coste, Perse ancienne^ pi. XL.
salle de 10°',80 en carré, couverte par une coupole très élevée. Derrière cette salle est une cour, et, à gauche, un autre porche sur la façade du nord, donnant entrée à une salle ornée de petites colonnes très couries et accouplées, et à une autre salle plus petite que la précédente. Du côté du sud, se trouve une grande salle avec les mêmes colonnes tra-
1. Cette description sommaire et celle du palais de Sarvistan sont empruntées, presque mot pour mot, aux notes manuscrites de Gosle.
pues, accouplées deux à deux, qui précède une deuxième salle à coupole, de plus faible dimension. Sur la façade à Test, il n'y a qu'une seule porte, à droite et à gauche de laquelle se trouvent deux petites chambres de portier. Pas d'escalier pour monter aux terrasses (fig. 360). Même emploi de Tare en plein-cintre et de Tare ovoïde, même procédé de construction qu'à Firouz-Abad, h cela près que les
358. — Palais de Sarvigtan. Plan. Flandin et Coste, Perse ancienne^ pi. XXVIII.
coupoles et les voûtes sont bâties en fortes briques cuites de 0'',28 de long sur 0™,25 de large et 0",08 d'épaisseur, posées sur une couche de mortier de 0",02. Ces briques sont rouges et bien cuites. Tous les parements intérieurs étaient enduits d'un mortier de pierre et de chaux. Les petites colonnes sont en maçonnerie revêtue d'un enduit.
Ce monument paraît avoir été, à l'intérieur, moins orné que celui de Firouz-Abad et il est moins bien conservé; mais le plan et les éléments de la construction y sont les mêmes, ce qui permet d'affirmer
qu'il relève de la même école, qu'il appartient à la même période du développement de l'art oriental. Lorsqu'il s'agira de donner un nom à
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359. — Sarvistan. Façade principale restaurée. Flandin et Coste, Perse ancienne, pi. XXIX.
cette école, de déterminer cette période, nous serons donc fondé à faire porter nos observations tantôt sur l'un, tantôt sur l'autre des deux édi-
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360. — Sarvistan. Coupe longitudinale sur l'aile droite du bâtiment. Flandin et Coste, Perse ancienne, pi. XXIX.
fices. Avec quelques différences, Sarvistan et Firouz-Abad ofl'rent assez de caractères communs pour qu'il y ait lieu, comme on dit au barreau, de joindre les deux causes. On en rapprochera encore, sans qu'il y art
lieu de s'y arrêter longirement, un petit monument à coupole qui se trouve dans la vallée de Férach-Abad, à trois étapes à Touest du palais de Firouz-Abad. Comme ce dernier édifice, il est construit en moellons bruts. Ses dimensions restreintes et Tétat de ruine dans lequel il se trouve en font un monument d'importance secondaire : il ne reste debout qu un dôme, mais ce dôme, et c'est à ce point de vue seulement qu'il est intéressant, est porté sur quatre piliers réunis par des arceaux évidés (fig. 361 et 362)*. Le passage de la forme
carrée à la forme circulaire a été obtenu là par une de ces combinaisons transitoires qui préludèrent aux dispositions que l'on finit par adopter pour l'établissement de la coupole sur pendentifs.
Si l'on jette les yeux sur la carte du canton de Firouz-Abad, on ne saurait manquer d'être frappé de la manière dont y sont distribués les monuments du passé". Le palais que nous avons décrit est à 5 kilomètres d'un groupe de ruines, situé au centre de la plaine, où se trouve au moins une construction en grand appareil qu'il est difficile de ne pas attribuer à l'époque des Achéménides ; mais il est tout proche de bas-reliefs sassanides ciselés dans les flancs de la gorge dont il ferme l'entrée. Sans doute cette proximité ne suffit pas à prouver que l'édifice et les bas-reliefs soient contemporains. A Béhistoun et à Nakch-i- Roustem, les successeurs d'Ardéchir ont tenu à placer leurs images auprès de celles des antiques souverains dont ils avaient repris les traditions et dont ils se prétendaient les héritiers directs ; mais ici , en l'absence de toute sculpture qui remontât au temps de Xerxès ou de Darius, ils n'avaient pas les mêmes raisons de choisir ce défilé pour y tailler leurs effigies dans le roc. Le parti qu'ils ont pris s'expliquerait au contraire
1. DiEULAFOY, VArt antUjuey IV, p. TT-'/S et pi. xviii. •2. Flandin et Coste, l^erse ancienne, pi. 34.