TOME V
forme bombée qui le fait saillir légèrement sur le champ du mur. Pour rompre la monotonie des grandes surfaces nues, à Firou/- Abad, on a posé sur les façades latérales toute une longue suite d'arcatures aveugles que séparent des demi-pilastres qui montent jusqu'à la corniche (fîg. 373); ces pilastres, mais sans les arcs, se retrouvent à Sarvistan (fig. 359)*. Le principe de cette décoration est le même que celui de ces rudentures, de ces tores verticaux dont s'étaient servis, h même lin, les architectes de la Chaldée et ceux de l'Assyrie, à Warka comme à Khorsabad. Il y a ici, en plus, la suite continue des arcatures; or ce motif, c'est celui qui a fourni à l'architecte du Takht-i-Khosrou, au sixième siècle, les éléments du décor de sa façade (fig. 372), et la même
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373. — Firouz-AI»ad. Faradc liitérale. Flaniliii et Coste, Perse ancienne, pi. XLl.
ornementation a été appliquée, d'une manière systématique, sur les murailles des églises d'Ani, en Arménie, qui ont été bâties sous la dynastie des Pagratides, entre le neuvième et le onzième siècle-. On trouve même, dans le porche d'une de ces églises, de grosses et courtes colonnes qui, par leur galbe et leurs proportions, font songer à celles qui, à Sarvistan, supportent la retombée des arceaux (fig. 365).
Enfin on remarquera, parmi les procédés qu'emploie cette architecture, une pratique qui concourt aussi à donner l'impression d'une époque assez basse. C'est en plâtre qu'est exécuté, à Firouz-Abad, ce placage qui reproduit l'ornement persépolitain ; or l'usage constant, on pourrait môme dire l'abus de l'enduit de plâtre, est un des traits qui distinguent l'architecture arabe. L'emploi de cette pâte trop docile lui permet d'obtenir ces ruches curieusement fouillées, ces gaufrures et