Nakch-i-Roustem
Coupe de l'autel. Flandin et Coste, Perse ancienne^ pi. CLXXX.
\. nisloiieile VArt, l. II, fig. 79.
conservés, parce qu'ils font corps avec le roc qui leur sert de piédestal, ailleurs il ne reste plus que les socles sur lesquels ils étaient montés. Ces socles ont été préservés par leur poids; les autels ont disparu. Tel est le cas pour les petits monuments que Ton appelle, à Méched-i'Mourgab^ Takht-i-taoKSy « Testrade du paon » (fig. 400). Ce sont deux monolithes de forme cubique, évidés à Tintérieur. L'un d'eux a 2", 25 de côté à sa base et 2", 12 de haut; il est orné d'une plinthe à sa partie inférieure, et il se termine par une table qui a i"^,^^ en
400. — Pasarçade. Vue des autels du feu. Flandin et Coste, Perse ancienne, pi. CCIII.
tous sens. L'escalier, de sept marches, a été taillé dans un autre bloc monolithe, qui s'appuie contre le premier (fig. 401, 402). L'autre estrade, un peu plus large et moins haute (2", 60 de côté, 1"',87 d'élévation), devait avoir aussi ses degrés par lesquels on y montait; mais ceux-ci ont disparu (fig. 403).
Ici, comme k Nackh-i-Ronstem, les atech-gah sont réunis par paire. On s'est demandé si l'un des autels, le plus grand, n'aurait pas été consacré au bon, et l'autre au mauvais principe* ; mais aucun texte n'autorise cette conjecture. La pure lumière, symbole du bien, ne pouvait briller en l'honneur du dieu des ténèbres. L'Iran n'est jamais allé jusqu'à cette dernière conséquence du dualisme qu'il convient d'offrir aussi