‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 32 sur 412 · Weber, Trois tombeaux archaïques de Phoc&f p · texte numérisé non relu

Weber, Trois tombeaux archaïques de Phoc&f p

2. Voir le plan, les coupes et l'élévation donnés par M. Weber.

3. Ce tombeau avait été décrit et figuré, comme m'en avertit M. Salonu dans un petit volume in-18, très rare, qui a été publié en 1831, sous ce titre : F/i voyage en Italie, en Grèce et en Asie, pendant les années 1829-1830, par E. Gat consul de France. L'auteur était membre de la SociiHë royale des antiquaires; il d'ailleurs souvenu qu'en présence de ce petit monument; sa courte relation, dotique et pittoresque, ne contient pas d'autre dessin, ni aucun renseignemcr pique de quelque intérêt.

LE SIPYLE ET SES MONUMENTS

iO. — Tombeau voisin de Phocce. Plan. Weber, Trois tombeaux, fig. 7.

possible de répondre à cette question. Si le motif terminal manque, les dispositions intérieures sont très bien conservées (fig. 40 et 41). Dans la paroi du nord s'ouvre une porte qui conduit à une espèce d'antichambre (F) d'où Ton pénètre dans la chambre sépulcrale proprement dite (G). Les plafonds sont horizon taux; la tombe est une auge creusée dans le sol (H). Ici,

comme à Saint-Chara/ambe^ l'extérieur du monument est ce qu'il y a de plus soigné ; tout autour de la base le rocher a été aplani et, sur les côtés nord et sud, on a pratiqué de petites rigoles pour l'écoulement de leau (I, J); il y a

même, dans un des angles, un petit réservoir circulaire (K). Les trois façades nord, ouest et sud sont tout unies; la façade orientale, par contre, est très ornée; une niche allongée, en forme de fenêtre, en occupe le centre; elle est partagée en quatre compartiments. Le cadre de celte fausse baie est

4i. — Tombeau voisin de Phocce. Coupe longitudinale. Weber, Trois tombeaux, fig. 8.

surmonté d'une corniche avec motifs d'angles qui fait une très faible saillie sur la surface du rocher; de ce côté, point d'emmarchemenlàla base pyramidale du dé. Malgré ces irrégularités, le tombeau, quand il était intact, ne devait pas manquer d'effet et d'originalité.

Dans la liste que nous avons dressée des plus anciens mo de la région du Sipyle, ou tout au moins des principaux de ce menls, il n'a pas été question de la sculpture. Ce n'est pour que cet art n'y soit représenté pour cette période, et ne le soit ouvrages d'un haut intérêt, tels que les prétendus bas-re Sésostris, décrits par Hérodote, et que la Cybèle de la roche vue par Pausanias ; mais des inscriptions ciselées près de ces attestaient qu'elles avaient été exécutées alors qu'on se servait. Mineure, de ces signes dont l'emploi a précédé celui des ca dérivés de l'alphabet phénicien, et nous avons dû rattacher ces à la série des monuments que nous avons appelés, faute d'u terme, les monuments hétéens. A ces deux bas-reliefs et à cett< colossale nous ne trouvons à ajouter qu'un seul monunment, c a été découvert par M. Spiegelthal, auprès du village de Bond je mont TachtaUy à l'est de Smyrne *. Nous empruntons à cet expl la description qu'il en donnait avant qu'il eût été mutilé, avani consul anglais, M. Dennis, eût enlevé nuitamment, pour l'envc Musée Britannique, la tête, qui en était la pièce principale.

Sur la colline que l'on gravit pour arriver à ce village, tout { chemin, on rencontre une dépression de 8 à 10 mètres de prof et d'une centaine de mètres de longueur, qui est entourée d'une muraille composée de blocs de pierre entassés les uns au-des« autres sans mortier. A l'un des bouts de ce pli de terrain, on devant une espèce d'arcade, taillée dans la roche calcaire, arca donne entrée dans une grotte où il y a, de deux côtés, des banc travail soigné. A l'extérieur, à droite et à gauche de la porte, une sorte de galerie, large d'un peu plus d'un mètre, qui semb]( été faite pour faciliter la surveillance à des gardiens qui aurai charge de la caverne. Celle-ci pénètre à une grande profondeui la montagne ; mais des éboulements ont obstrué le passage. Un ei de plusieurs marches conduisait jadis jusqu'au seuil du soulerrai degrés inférieurs sont aujourd'hui cachés sous les terres qui s( accumulées, jusqu'à une assez grande hauteur, au fond de cet e On pourrait peut-être faire de curieuses trouvailles en déblayant l'c compris dans cette enceinte ; la grotte était autrefois un sanci Tout l'indique, ce mur qui, planté dans un creux, n'est cerLiin( pas un mur de défense, ces travaux qui ont été exécutés dans 1

1. A. Mahtin, Trois monuments des environs de Smyrne, lettre à M. G. Pennt archikdogique. Nouvelle sMe, t. XXXT, p. 322-330).

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au dedans comme en dehors de la grotte et surtout le buste qui surmonte ou plutôt qui surmontait il y a peu de temps encore, jusqu'en 1868, le haut de la baie (fig. 42). Ce buste, ciselé dans une forte saillie de la roche vive, a environ l'^jlO de long et de 50 à 60 centimètres de large. La tête se présente de face ; elle a des yeux allongés et relevés vers le bord externe, un nez écrasé, un front bas et fuyant, un menton rond et étroit. Les mains viennent se rejoindre sur le devant du cou, qui est entouré d'un collier, formé de grosses boules.

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